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Le Sénégal renforce le processus de candidature du Grand Magal de Touba au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO à travers une réunion stratégique tenue à Diourbel.


Inscription du Grand Magal de Touba à l’UNESCO : une étape clé franchie dans la préparation du dossier

 

Le Sénégal vient d’enregistrer une avancée significative dans la démarche visant l’inscription du Grand Magal de Touba sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Une réunion stratégique du Comité régional de développement (CRD) s’est tenue mardi à la Gouvernance de Diourbel, marquant l’engagement officiel des autorités étatiques et des différents acteurs concernés par ce dossier d’envergure nationale.

Présidée par le Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’élaboration formelle du dossier de candidature. Les travaux ont été coordonnés par Turaas, structure dédiée à la recherche et à la sauvegarde du patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba, agissant sur mandat du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Afin d’assurer la cohérence et la crédibilité du dossier, un large éventail de parties prenantes a été mobilisé. Les autorités religieuses mourides ont pris part aux échanges, avec notamment la présence du représentant du khalife général, Serigne Moustapha Lakram Mbacké, ainsi que de membres de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba.

Le milieu académique et scientifique était également représenté, à travers la participation du Recteur du Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim et de spécialistes du patrimoine culturel, dont le professeur Massamba Gueye. Les autorités administratives locales, incluant préfets, sous-préfets et maires des départements de Mbacké et de Diourbel, ainsi que le maire de Touba-Mosquée, ont réaffirmé leur appui à cette initiative.

La portée internationale du Grand Magal a été soulignée par la présence de représentants des fédérations mourides de la diaspora, notamment issus de pays comme la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, les États-Unis, le Maroc et le Japon, témoignant de l’implantation mondiale de cet événement religieux.

Selon les organisateurs, cette rencontre visait principalement à renforcer la concertation entre les services de l’État, en particulier les ministères de l’Intérieur et de la Culture, et les organisations communautaires impliquées dans l’organisation du Magal. Parmi celles-ci figurent le Comité d’organisation du Grand Magal, Touba Ca Kanam, ainsi que les dahiras Hizbou Tarqiyya, Rawdou Rayahine et Moukhaddamatul Xidma.

Le dossier en cours d’élaboration met l’accent sur les dimensions spirituelles, sociales et culturelles du Grand Magal, présenté comme un vecteur de solidarité, de mobilisation pacifique et de transmission du patrimoine immatériel entre générations.

Événement religieux et culturel majeur au Sénégal, le Grand Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il rassemble chaque année des millions de fidèles venus du pays et de la diaspora, constituant un phénomène spirituel, social et économique de portée internationale.

À travers cette avancée, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur de la préservation de ses traditions vivantes et de la reconnaissance du Grand Magal de Touba comme patrimoine universel.



Mercredi 31 Décembre 2025 |

L’Agence de régulation des marchés prévoit de proposer un arrêté fixant des prix plancher et plafond pour la commercialisation des produits horticoles, afin de limiter les spéculations et sécuriser le marché.


Produits horticoles : l’ARM prépare un encadrement des prix pour protéger producteurs et consommateurs

 

L’Agence de régulation des marchés (ARM) travaille, en collaboration avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, sur un projet d’arrêté visant à mieux encadrer la commercialisation des produits horticoles. L’annonce a été faite mardi à Thiès par le directeur général de l’ARM, Babacar Sembène.

Selon lui, l’objectif est d’introduire un mécanisme de régulation des prix à travers l’instauration d’un prix plancher pour garantir une meilleure protection des producteurs, ainsi qu’un prix plafond destiné à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, notamment lors des périodes de forte demande marquées par des risques de spéculation.

Babacar Sembène s’exprimait lors d’un Comité régional de développement (CRD) consacré au bilan de la campagne horticole 2024-2025 et à la préparation de la prochaine campagne de commercialisation prévue pour 2025-2026. Il a précisé qu’une proposition officielle sera soumise au gouvernement par l’intermédiaire du ministre de l’Industrie et du Commerce afin d’aboutir à cet arrêté réglementaire.

Abordant la problématique du stockage, le directeur général de l’ARM a indiqué que des initiatives sont en cours, aussi bien au niveau du ministère de l’Agriculture que de celui du Commerce. Il a notamment fait savoir qu’une capacité de stockage de 10.000 tonnes en chambres froides a déjà été sécurisée pour la zone des Niayes, exclusivement pour la pomme de terre. D’autres infrastructures de stockage devraient être réceptionnées entre mars et avril 2026.

De son côté, le gouverneur adjoint chargé des affaires économiques, Ababacar Sadikh Niang, a salué les efforts déployés par l’État du Sénégal durant la campagne 2024-2025, notamment en matière d’accompagnement des producteurs, de régulation du marché et de sensibilisation des différents acteurs au respect des textes réglementaires.

Il a toutefois rappelé que, malgré des niveaux de production jugés exceptionnels, certains défis persistent chaque année. Selon lui, une attention particulière devra être portée aux questions liées au stockage des produits et au respect effectif des prix fixés sur le marché.



Mercredi 31 Décembre 2025 |

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé à l’installation du comité de pilotage dédié aux réformes de la décentralisation et des pôles territoires, placé sous son autorité directe.


Réformes territoriales : Ousmane Sonko installe le comité de pilotage chargé de finaliser le processus

 

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a officiellement procédé, ce mardi 30 décembre 2025, à la mise en place du Comité de pilotage chargé d’achever les projets de réforme portant sur la décentralisation et les pôles territoires, selon une information communiquée par la Primature.

Placée sous l’autorité directe du chef du gouvernement, cette instance illustre, d’après la même source, le caractère transversal des questions liées à l’organisation territoriale. Elle traduit également la volonté des autorités de faire des pôles territoires un instrument central de transformation globale.

Le comité a pour rôle principal d’assurer l’orientation stratégique générale du processus de réforme. À ce titre, il est chargé de valider les grandes lignes, les plans d’action ainsi que les documents de politique publique relatifs à ces chantiers.

Il lui revient également d’arbitrer les dossiers impliquant plusieurs départements ministériels, de contribuer à la résolution des blocages structurels identifiés et d’examiner, puis d’approuver, les propositions finales issues des travaux menés par le comité technique.



Mercredi 31 Décembre 2025 |

S’appuyant sur les constats du rapport ITIE 2024, le mouvement Gueum Sa Bopp prévoit de saisir le Pôle judiciaire financier concernant la gestion des revenus pétroliers au Sénégal.


COMMUNIQUÉ OFFICIEL : Gueum Sa Bopp annonce une saisine du Pôle judiciaire

 

Le mouvement Gueum Sa Bopp, connu sous l’appellation « Les Jambaars », a annoncé sa décision de déposer une plainte devant le Pôle judiciaire financier (PJF). Cette démarche, prévue ce mardi à 11 heures, repose sur les conclusions jugées graves et officiellement validées du rapport ITIE 2024, un document public endossé par l’État du Sénégal.

Selon le mouvement, ce rapport, dont la vocation est d’assurer la transparence dans la gestion des ressources extractives, met en évidence des dysfonctionnements profonds engageant la responsabilité politique, administrative et institutionnelle de l’État, y compris au sommet de l’exécutif.

La plainte vise, en fonction de leurs responsabilités respectives, le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre des Mines et de l’Énergie Biram Souley Diop, ainsi que le directeur général de PETROSEN, Talla Guèye. Gueum Sa Bopp précise qu’il ne s’agit ni d’une démarche politique ni d’un acharnement personnel, mais de l’exercice d’un droit citoyen face à des faits documentés, dont seule la justice peut apprécier la qualification.

Des écarts financiers relevés dans le rapport ITIE

Le rapport ITIE 2024 indique que le rapprochement des revenus extractifs pour l’année 2024 n’a couvert que 91,89 % des flux financiers, laissant apparaître un écart non réconcilié de 2,48 milliards de francs CFA. Bien que qualifié de « non significatif » au regard des normes ITIE, cet écart est jugé significatif sur les plans politique, financier et juridique.

Le document relève également que près de 7 % des paiements déclarés proviennent de formulaires non certifiés, en contradiction avec les exigences minimales de fiabilité, soulevant des interrogations sur le contrôle exercé par l’État.

Le cas du champ pétrolier de Sangomar

Le rapport met en avant des insuffisances majeures concernant le champ pétrolier de Sangomar. Bien que la production ait officiellement débuté en juin 2024, la part de production revenant à l’État sénégalais n’a été retracée dans aucune déclaration pour l’année concernée.

Des incohérences sont également relevées entre les données transmises par PETROSEN et celles de l’opérateur Woodside Energy, notamment sur les volumes de « Profit Oil ». Les recettes issues de cette production n’apparaissent qu’en 2025, alors que la commercialisation est intervenue en 2024, ce qui est présenté comme une défaillance sérieuse de gouvernance.

Questions de sincérité budgétaire

Le rapport confirme par ailleurs une pratique déjà signalée par la Cour des comptes : des paiements effectués et encaissés en 2024 ont été comptabilisés dans l’exercice 2023. Cette situation est décrite comme une atteinte au principe de sincérité des comptes publics.

Opacité du cadastre minier et des bénéficiaires effectifs

Le cadastre minier arrêté au 31 décembre 2024 est jugé incomplet, ne permettant pas d’identifier clairement l’ensemble des titres, renouvellements et transferts. Cette situation est présentée comme une source de fragilisation de la sécurité juridique et un facteur de tensions foncières.

Concernant les bénéficiaires effectifs, le rapport ITIE souligne l’absence d’informations essentielles, notamment sur les pourcentages de détention, les modalités de contrôle et l’identification des personnes politiquement exposées, limitant ainsi l’efficacité des mécanismes de prévention des conflits d’intérêts.

Des recommandations sans suite

Le document rappelle que les mêmes recommandations reviennent d’année en année : fiabilisation des déclarations, traçabilité des revenus pétroliers, complétude du cadastre et transparence sur les bénéficiaires effectifs. Selon Gueum Sa Bopp, ces constats répétés traduisent moins un manque de capacité qu’un défaut persistant de volonté politique.

Recours à la justice

Face à la gravité et à la récurrence des manquements relevés, le mouvement annonce la saisine du Pôle judiciaire financier, le rapport ITIE 2024 étant présenté comme pièce centrale du dossier. Gueum Sa Bopp estime que la transparence doit se démontrer par des comptes clairs et vérifiables, et que les corrections nécessaires doivent désormais s’opérer sous le contrôle de la justice.



Lundi 29 Décembre 2025 |

Une affaire liée à une cargaison de tabac à chicha officiellement saisie intrigue à Keur Massar, après la découverte de sa commercialisation dans plusieurs quartiers de Dakar.


Keur Massar : une cargaison de chicha saisie réapparaît sur le marché dakarois

 

Une affaire pour le moins surprenante suscite de nombreuses interrogations à Keur Massar. Selon des informations rapportées par L’Observateur, une importante quantité de tabac à chicha, estimée à 36 millions de francs CFA et présentée comme ayant été saisie par les services des Douanes, se serait retrouvée écoulée à bas prix dans certains milieux huppés de Dakar. Cette situation a conduit la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar à interpeller un premier suspect.

L’affaire trouve son origine dans une proposition commerciale reçue par un commerçant étranger installé au Sénégal depuis plusieurs années. Il aurait été contacté par téléphone par un individu se trouvant à l’étranger, lui proposant une opération d’importation de tabac à chicha présentée comme très rentable. Pour le convaincre, son interlocuteur lui aurait assuré disposer de relais au sein des Douanes, capables de faciliter l’entrée de la marchandise sur le territoire.

Dans la continuité, le commerçant aurait été mis en relation avec d’autres personnes se présentant comme des agents des Douanes, dont l’un prétendait occuper un poste élevé, renforçant ainsi la crédibilité du projet. Convaincu, il se rend en Mauritanie avec une somme de 36 millions de francs CFA pour acquérir la marchandise.

Le retour tourne toutefois court. À Ourossogui, il est interpellé par les services douaniers, sa cargaison est saisie et une amende de 7 millions de francs CFA lui est réclamée. Il s’en acquitte avant de regagner Keur Massar, estimant avoir tout perdu dans cette opération.

Quelque temps plus tard, alors qu’il tente de se relever d’une perte financière totale de 43 millions de francs CFA, le commerçant apprend que la marchandise censée avoir été saisie circule librement sur le marché dakarois. Intrigué, il mène des démarches personnelles et découvre que les personnes avec lesquelles il avait été en contact n’étaient pas celles qu’elles prétendaient être.

Il décide alors de saisir la justice. La plainte déposée conduit à l’ouverture d’une enquête confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar. À l’issue des investigations, un premier suspect est interpellé le vendredi 26 décembre et placé en garde à vue. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur un montant de 43 millions de francs CFA, ainsi que pour usurpation d’identité et de fonction.

Au-delà de cette arrestation, une interrogation majeure demeure : comment une marchandise officiellement saisie a-t-elle pu être détournée et se retrouver sur le marché, laissant planer le doute sur les circuits de gestion des produits confisqués.



Lundi 29 Décembre 2025 |

À Pathé Badjo, dans la commune de Mbane, des populations de plusieurs villages ont exprimé leur désaccord face à un projet d’attribution de terres à une société agro-industrielle.


Mbane : des villages s’opposent à un projet d’attribution foncière de 1 000 hectares

 

Réunies dimanche à Pathé Badjo, une localité située dans la commune de Mbane, au nord du pays, des populations issues de plusieurs villages ont exprimé leur opposition à un projet prévoyant l’attribution de 1 000 hectares de terres à une entreprise opérant dans le secteur agro-industriel.

Lors d’un rassemblement suivi d’un point de presse, le porte-parole du collectif, Amadou Djiby Sow, a dénoncé ce qu’il considère comme une répartition déséquilibrée. Selon lui, attribuer 1 000 hectares à une société privée, contre seulement 200 hectares destinés aux populations locales, ne repose sur aucun fondement légitime.

Il a souligné que ces terres concernent plusieurs villages et hameaux environnants et représentent, selon les populations, un risque permanent pour leurs activités quotidiennes. Il a notamment évoqué les conséquences directes sur l’agriculture et l’élevage, principaux moyens de subsistance des communautés locales. Au nom des habitants concernés, il a interpellé les autorités étatiques afin qu’elles interviennent pour préserver les terres communautaires.

Les manifestants ont cependant tenu à préciser qu’ils n’entretiennent aucun différend avec les agriculteurs ni avec l’entreprise bénéficiaire. Ils réclament principalement un meilleur partage de l’information, davantage de concertation et le respect de leur droit de rester sur leurs terres.

Contacté par téléphone, le président de la commission domaniale de la commune de Mbane, Madiakhaté Niang, a indiqué que l’attribution des terres avait été validée avec l’accord des chefs de villages concernés. Il a également précisé que le maire de la commune avait dans un premier temps rejeté le projet, avant de donner son aval à la suite de démarches menées par ces autorités locales.



Lundi 29 Décembre 2025 |

La commune de Tocky, dans le département de Diourbel, a été le théâtre d’un dramatique accident de la circulation ce vendredi après-midi. Le bilan s’est malheureusement alourdi, passant à neuf (9) morts, après le décès de deux des blessés admis à l’hôpital régional Heinrich Lubke de Diourbel.


Drame sur les routes de Diourbel : 9 morts à Tocky après un violent choc

Selon les premières informations, l’accident est survenu à la suite d’une collision d’une rare violence entre deux véhicules. Les circonstances exactes restent encore floues, mais plusieurs témoins sur place évoquent une vitesse excessive et un dépassement risqué. Les deux véhicules impliqués ont été gravement endommagés, rendant l’intervention des secours particulièrement difficile.
 

Les victimes, dont certaines ont été projetées hors des véhicules, ont été transportées d’urgence vers l’hôpital régional. Malgré les efforts du personnel médical, deux personnes gravement blessées ont succombé, portant le bilan à neuf morts. Les autres blessés reçoivent actuellement des soins intensifs.
 

La population locale est sous le choc, et les autorités appellent à la prudence sur les routes, surtout dans cette période où la circulation s’intensifie. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer les causes exactes de l’accident et identifier d’éventuelles responsabilités.
 

Ce drame rappelle, une fois de plus, la nécessité du respect des règles de sécurité routière pour éviter que des familles ne soient plongées dans le deuil.



Samedi 27 Décembre 2025 | Lat Soukabé Fall

La gendarmerie de Bignona a interpellé deux individus soupçonnés d’être impliqués dans un réseau de falsification d’actes de naissance attribués à la mairie locale.


Deux personnes interpellées à Bignona pour une affaire de faux actes de naissance

 

La brigade de gendarmerie de Bignona a procédé à l’interpellation de deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de falsification d’actes de naissance attribués à la mairie de Bignona, dans la région de Ziguinchor, selon une source sécuritaire citée vendredi par l’APS.

D’après les informations recueillies, les personnes arrêtées sont un agent du tribunal d’instance de Bignona ainsi qu’un individu présenté comme un intermédiaire. Les deux suspects ont été interpellés puis déférés devant le parquet le même jour, a précisé la même source.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions menées par les forces de sécurité pour lutter contre l’utilisation de documents administratifs non conformes.

 
 


Vendredi 26 Décembre 2025 |
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