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Dans le département de Tivaouane, l’arachide est vendue en dessous du prix plancher fixé par l’État, suscitant inquiétudes chez les producteurs et acteurs de la filière.


Arachide : le prix officiel de 305 FCFA ignoré sur plusieurs marchés de Tivaouane

 

Le prix plancher de l’arachide, fixé par les autorités à 305 francs CFA le kilogramme, n’est pas respecté sur plusieurs marchés hebdomadaires du département de Tivaouane, selon des acteurs de la filière arachidière.

Sur ces lieux d’échanges, l’arachide en coque est cédée à des tarifs compris entre 250 et 300 FCFA le kilogramme. Quant à l’arachide décortiquée, elle se vend entre 600 et 700 FCFA le kilogramme, d’après des commerçants locaux communément appelés « bana-bana ».

Ces derniers expliquent que les volumes mis sur le marché proviennent en majorité du Saloum. Les récoltes locales sont, en effet, jugées insuffisantes cette année dans le département de Tivaouane, une situation attribuée au déficit pluviométrique enregistré durant l’hivernage.

Cette conjoncture suscite de vives inquiétudes chez les producteurs, notamment dans les arrondissements de Mérina Dakhar et de Niakhène. Le maire de la commune de Niakhène, Serigne Maï Dieng, alerte sur les risques de fragilisation des ménages ruraux, soulignant que de nombreux producteurs ont été contraints de vendre l’ensemble de leurs graines ainsi que leur fourrage.

Le démarrage tardif de la campagne de commercialisation, conjugué aux difficultés financières rencontrées par les opérateurs économiques, pousse certains paysans à écouler leurs productions sur les marchés hebdomadaires afin de faire face à des besoins urgents.

De son côté, le président de la Fédération nationale des organismes privés de stockage et de transport (FNOPS/T), Modou Fall, estime que la commercialisation est fortement impactée par les arriérés financiers de l’État liés à la fourniture de semences.

Selon lui, seule une partie des engagements financiers de l’État a été réglée pour la campagne agricole de 2024, tandis qu’aucun paiement n’a encore été effectué pour celle de 2025. Ce manque de liquidités au niveau des points de collecte, ajoute-t-il, pousse les acteurs à se tourner vers les « loumas » — marchés hebdomadaires tels que Pékesse, Pire ou Ndoukoura — devenus des circuits alternatifs d’écoulement de l’arachide.



Mercredi 14 Janvier 2026 |

Le procès de la pouponnière Keur Yeurmandé entre dans une nouvelle phase avec la comparution de Ndella Madior Diouf et de quinze autres prévenus devant la Chambre criminelle de Dakar.


Affaire Keur Yeurmandé : reprise du procès de Ndella Madior Diouf et de ses co-prévenus à Dakar

 

La procédure judiciaire relative à la pouponnière Keur Yeurmandé franchit une nouvelle étape. Ndella Madior Diouf, directrice de la structure, ainsi que quinze autres personnes mises en cause, sont convoquées ce mardi 13 janvier devant la Chambre criminelle du tribunal de Dakar, pour leur deuxième comparution depuis le lancement du procès.

Lors de la première audience, tenue le 9 décembre 2025, l’examen du dossier avait été suspendu à la suite d’une requête introduite par la défense de Mme Diouf, sollicitant une liberté provisoire. Placée sous mandat de dépôt depuis décembre 2023, la directrice de la pouponnière totalise désormais plus de deux années de détention provisoire.

Au total, seize prévenus sont poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation, parmi lesquels figurent la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger, l’obtention irrégulière de certificats d’inhumation, des infractions à la réglementation sur les inhumations, l’homicide involontaire, la non-déclaration de naissance ainsi que la complicité.

Cette affaire, qui a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique, met en lumière de graves manquements dans la gestion de la pouponnière. La structure est accusée d’avoir exposé des nourrissons à des conditions de prise en charge susceptibles de compromettre leur survie.



Mardi 13 Janvier 2026 |

À l’approche de la demi-finale Sénégal–Égypte à Tanger, la Fédération sénégalaise de football exhorte les supporters à respecter les règles de sécurité et de bonne conduite.


CAN 2025 : la FSF appelle les supporters sénégalais à la responsabilité avant Sénégal–Égypte

 

À l’approche de la demi-finale très attendue de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 entre le Sénégal et l’Égypte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a publié un communiqué invitant les supporters à adopter un comportement exemplaire. La rencontre est programmée pour le 14 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger et représente un enjeu majeur pour les Lions de la Téranga, déterminés à décrocher une nouvelle qualification en finale.

Prenant en compte à la fois l’importance sportive de cette confrontation et sa dimension symbolique, la FSF insiste sur le respect strict des consignes de sécurité et des règles encadrant la présence du public dans et autour du stade. Elle rappelle que l’introduction et l’usage de fumigènes, de pointeurs lasers ou de tout objet dangereux sont formellement interdits, aussi bien à l’intérieur de l’enceinte sportive qu’à ses abords.

Dans son message, l’instance dirigeante du football sénégalais met en avant les dangers que représentent ces comportements, soulignant qu’ils constituent une menace sérieuse pour la sécurité des joueurs, des officiels et des spectateurs. Elle attire également l’attention sur les répercussions disciplinaires possibles et sur l’impact négatif que de tels incidents peuvent avoir sur l’image du football sénégalais à l’échelle internationale.

La Fédération rappelle à ce titre que des incidents survenus lors de précédentes rencontres, notamment face au Bénin et au Mali, ont déjà valu à l’équipe nationale des sanctions infligées par la Confédération africaine de football. Une nouvelle infraction pourrait entraîner des mesures encore plus lourdes, susceptibles de pénaliser durablement la sélection.

Face à ces risques, la FSF en appelle au sens des responsabilités et au patriotisme des supporters. Elle les invite à faire de cette demi-finale un moment de célébration du football africain, fondé sur le fair-play, le respect et la sécurité.

La Fédération exhorte enfin le public à soutenir les Lions de la Téranga avec passion, tout en faisant preuve d’une discipline irréprochable tout au long de la rencontre.



Mardi 13 Janvier 2026 |

Un individu soupçonné d’escroquer des patients vulnérables à l’hôpital Dalal Jam a été interpellé le 11 janvier 2026 alors qu’il tentait une nouvelle arnaque.


Guédiawaye : un faux intermédiaire démasqué à l’hôpital Dalal Jam

 

Pendant plusieurs semaines, un individu a profité de la fragilité de personnes en quête de soins, ciblant principalement des patients et leurs accompagnants les plus vulnérables à l’hôpital Dalal Jam de Guédiawaye. Cette série d’agissements a pris fin le 11 janvier 2026, selon le quotidien L’Observateur, lorsqu’il a été surpris en pleine tentative d’escroquerie visant une femme âgée et analphabète venue pour une hospitalisation.

L’homme opérait discrètement dans les couloirs de l’établissement hospitalier, se présentant comme une personne serviable prête à orienter les malades. Une fois la confiance installée, il s’informait sur la nature du problème médical ainsi que sur les moyens financiers de ses victimes, avant de simuler de prétendues démarches de paiement auprès des services de l’hôpital. Les personnes piégées se retrouvaient alors dépouillées de sommes importantes, sans aucune assistance.

D’après L’Observateur, c’est une tentative de trop qui a conduit à son arrestation. Ce jour-là, il accompagne une patiente jusqu’à la caisse en se faisant passer pour un intermédiaire chargé de faciliter les formalités. Pour renforcer sa crédibilité, il présente une carte se réclamant d’une autorité militaire, censée justifier son intervention.

Cependant, l’agent de caisse remarque une anomalie sur le document présenté. Elle alerte discrètement le service de sécurité et, se rappelant un individu déjà signalé dans des affaires similaires, consulte des images issues de la vidéosurveillance. La concordance est immédiate.

Les agents de sécurité interviennent alors et procèdent à l’interpellation de l’individu, qui est ensuite remis à la police de Golf Sud. La fouille permet de découvrir plusieurs pièces d’identité établies à des noms différents, ainsi qu’une substance assimilée à du chanvre indien, que le suspect aurait tenté de se débarrasser au moment de son arrestation.

Lors de son audition, l’intéressé affirme avoir trouvé l’un des documents utilisés. Toutefois, l’enquête révèle qu’il ne s’agirait pas de son premier acte. Un fait similaire aurait déjà été commis en novembre 2025, avec le vol d’un téléphone de grande valeur, ensuite revendu sur le marché.

Placée en garde à vue, la personne interpellée est poursuivie pour plusieurs chefs, notamment pour usurpation de fonction, escroquerie, vol et détention de substance interdite.



Mardi 13 Janvier 2026 |

À Sédhiou, les conducteurs de moto-taxis Jakarta ont lancé une grève de 24 heures pour protester contre des contrôles fréquents et des exigences administratives jugées inadaptées.


Sédhiou : les conducteurs de moto-taxis Jakarta observent une grève de 24 heures

 

Les conducteurs de moto-taxis appelés « Jakarta » dans la commune de Sédhiou, au sud du pays, ont entamé lundi un arrêt de travail de 24 heures renouvelables. Cette mobilisation vise à dénoncer des conditions d’exercice qu’ils jugent difficiles, marquées notamment par des contrôles policiers répétés et des obligations administratives qu’ils estiment peu adaptées à leur situation.

Selon Pape Kélountang Djignaly, président de l’association locale des conducteurs de moto-taxis et vice-président de l’Union nationale des conducteurs de Jakarta du Sénégal, cette grève fait suite à des problèmes qui perdurent depuis plusieurs mois.

Il explique que les démarches nécessaires pour l’obtention des cartes grises et des plaques d’immatriculation ont été effectuées, mais que les documents tardent toujours à être délivrés. Malgré cela, ces pièces sont exigées lors de chaque contrôle. Il affirme également que les conducteurs sont contraints de payer une somme de 3 000 francs CFA à chaque interpellation, sans recevoir de justificatif de paiement.

Les conducteurs dénoncent par ailleurs l’obligation de disposer de deux casques, dont un destiné au passager. Ils considèrent cette mesure difficilement applicable dans un contexte de précarité et soulignent les risques sanitaires liés au partage de casques, notamment lors du transport de personnes malades.

D’après leur responsable, la fréquence des contrôles, pouvant atteindre deux à trois fois par semaine, entraîne une fatigue importante chez les jeunes conducteurs.

Le mouvement de grève a perturbé une partie du transport urbain à Sédhiou, rendant les déplacements plus compliqués pour de nombreux usagers. Si certains habitants disent comprendre la colère des conducteurs et leur apportent leur soutien, ils appellent toutefois à une issue rapide afin d’éviter une prolongation du mouvement.

Les conducteurs de moto-taxis en grève demandent enfin davantage de compréhension de la part des autorités, ainsi qu’une meilleure coordination entre les forces de sécurité et les services chargés de la délivrance des documents administratifs.



Mardi 13 Janvier 2026 |

À Diourbel, des responsables de daaras appellent l’État et les collectivités à attribuer des terres agricoles aux écoles coraniques afin de renforcer leur autonomie et soutenir la formation des apprenants.


Diourbel : un appel pour doter les écoles coraniques de terres agricoles

 

À Diourbel, le vice-président de l’association des anciens apprenants du daara Roukhou Koki, Serigne Mbacké Touré, a exhorté les pouvoirs publics et les collectivités locales à octroyer des terres agricoles aux écoles coraniques. Selon lui, cette initiative permettrait aux daaras de renforcer leur autonomie, tant sur le plan alimentaire qu’économique.

S’exprimant lors d’une conférence tenue au sein du daara Roukhou Koki, il a expliqué que ces parcelles offriraient aux apprenants l’opportunité de mener des activités agricoles et d’élevage. Les revenus générés pourraient ainsi contribuer au fonctionnement des écoles coraniques.

Serigne Mbacké Touré a également souligné que ces terrains pourraient être utilisés pour l’implantation d’infrastructures indispensables au bon fonctionnement des daaras. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’intégrer la formation professionnelle dans l’enseignement coranique, afin de permettre aux apprenants d’exercer un métier à l’issue de leur parcours.

Le daara Roukhou Koki accueille actuellement 1 100 apprenants encadrés par 80 enseignants. Présent à la rencontre, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, a rappelé que les plus hautes autorités du pays ont placé la souveraineté au centre du développement national.

Selon lui, cette vision repose notamment sur une éducation civique soutenue par l’enseignement religieux. Il a aussi indiqué qu’une boulangerie a été mise en place au sein du daara dans le cadre du projet « Mburu Daara Yi ». Cette initiative vise à assurer l’alimentation des talibés tout en leur permettant d’apprendre un métier et de vendre le pain dans les quartiers voisins.

Le ministre a enfin réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les foyers religieux et a appelé les municipalités à renforcer leur soutien aux écoles coraniques, en collaboration avec les autorités nationales.



Lundi 12 Janvier 2026 |

Un panel initié par l’Alliance pour le Sénégal a réuni à Thiès des acteurs autour des enjeux de l’industrialisation et du développement local et régional.


Thiès : un panel met en lumière l’industrialisation comme levier du développement local et régional

 

Un panel départemental et régional consacré à l’industrialisation et au développement local de Thiès s’est tenu hier dans la cité du rail, à l’initiative de l’Alliance pour le Sénégal / Andando Ngir Senegaal. La rencontre était dirigée par l’ancien ministre et maire de Notto Diobasse, Alioune Sarr.

Dès l’ouverture des échanges, Alioune Sarr a mis en avant l’importance de cette rencontre, axée sur les enjeux du développement à l’échelle locale, départementale et nationale. Selon lui, les discussions sont parties des potentialités économiques, industrielles, minières, agricoles et halieutiques de la région et du département de Thiès, afin de poser les bases d’un développement capable de franchir un cap qualitatif.

Au cours du panel, le maire de Notto Diobasse a indiqué que des projets agro-industriels ont été identifiés grâce à une alliance entre le secteur privé national, les collectivités territoriales et l’État du Sénégal. Ce partenariat vise, selon lui, à permettre à Thiès de mieux exploiter ses potentialités au bénéfice de la région et du pays. Il a également évoqué la perspective d’un pôle pétrochimique à Thiès, qui pourrait rayonner à l’échelle africaine et sous-régionale, en s’appuyant notamment sur les réserves de gaz et de pétrole découvertes à Cayar et à Saint-Louis.

Lors de son échange avec la presse, Alioune Sarr est revenu sur le domaine industriel lancé à Notto Diobasse. Il a précisé que ce projet, mis en œuvre en partenariat avec l’État et l’Aprosi, est destiné à créer des dizaines de milliers d’emplois, répondant ainsi aux besoins de la jeunesse.



Dimanche 11 Janvier 2026 |

La baisse annoncée du prix du riz brisé ordinaire importé est désormais une réalité au Sénégal. Un arrêté du ministère de l’Industrie et du Commerce, rendu public le 6 janvier 2026, fixe de nouveaux plafonds tarifaires applicables sur l’ensemble du territoire national. À Dakar, le kilogramme ne devra plus dépasser 300 FCFA, une mesure destinée à soulager les ménages face au coût de la vie.


Riz brisé : l’État impose la baisse des prix

Un arrêté pour encadrer les prix sur tout le territoire

Par l’arrêté n°000685, les autorités sénégalaises ont instauré un cadre tarifaire harmonisé pour le riz brisé ordinaire importé, l’une des principales denrées de consommation des ménages. Cette décision concrétise une annonce faite en décembre dernier par le gouvernement, dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la cherté de la vie.

Le texte concerne le riz brisé importé, notamment en provenance de pays producteurs comme l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande, le Pakistan ou encore le Myanmar.

Des prix plafonnés à chaque niveau de la chaîne

Dans la région de Dakar, les nouveaux plafonds sont clairement définis :

  • 270 000 FCFA la tonne au niveau des importateurs ;

  • 274 000 FCFA la tonne pour le demi-gros ;

  • 280 000 FCFA la tonne pour le gros ;

  • 300 FCFA le kilogramme pour le consommateur final.

Ces tarifs constituent désormais la référence officielle et devront être respectés par l’ensemble des acteurs de la filière.

Un ajustement prévu pour les régions de l’intérieur

Hors de la capitale, les mêmes niveaux de prix s’appliquent, avec toutefois un ajustement tenant compte des frais de transport. Ce correctif sera déterminé par les Conseils régionaux de la Consommation, afin d’intégrer les réalités logistiques propres à chaque zone et éviter des écarts injustifiés.

Protéger le pouvoir d’achat des ménages

Issue de concertations avec le Conseil national de la Consommation, cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de contenir la hausse des prix des produits de première nécessité et de préserver le pouvoir d’achat des populations.

L’arrêté insiste également sur la transparence commerciale, en rendant obligatoire l’affichage clair et visible des prix dans tous les points de vente, afin de mieux informer les consommateurs.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévient que tout opérateur qui ne respecterait pas ces dispositions s’exposera à des sanctions prévues par la législation en vigueur. Sont notamment visés :

  • l’application de prix supérieurs aux plafonds autorisés ;

  • le refus de vente ;

  • l’absence d’affichage des prix.

Les services de contrôle seront mobilisés pour veiller à l’effectivité de cette mesure sur le terrain.



Samedi 10 Janvier 2026 | Lat Soukabé Fall
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