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La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a tranché. Lundi 26 janvier 2026, au terme d’un procès intense et chargé d’émotion, M. Demba a été reconnu coupable du meurtre de son jeune frère, J. Demba. Il écope de 15 ans de réclusion criminelle.


Meurtre à Sapco : 15 ans de réclusion criminelle pour M. Demba malgré un réquisitoire en faveur de l’acquittement
Un drame aux circonstances troublantes
Les faits remontent à avril 2022, dans le quartier résidentiel de Sapco. Ce jour-là, J. Demba est retrouvé pendu à une fenêtre de la cour arrière de la maison familiale. Très vite, la thèse du suicide est évoquée.
Mais certains détails dérangent.
 
Selon les témoignages, les pieds de la victime touchaient le sol. Une position jugée incompatible avec une pendaison classique. Pour la famille, il ne pouvait s’agir que d’une mise en scène.
 
L’émotion gagne rapidement le quartier. Les soupçons se concentrent sur le frère aîné, seul présent dans la maison au moment du drame.
 
  À la barre, des dénégations constantes
Devant la cour, M. Demba est resté ferme : il nie toute implication.
 
Il affirme avoir dormi profondément au moment des faits et assure n’avoir rien entendu. Une version qu’il maintient malgré les questions insistantes des juges.
« Je n’ai rien fait à mon frère », répète-t-il.
Mais face à lui, les parents de la victime livrent des témoignages accablants.
 
Le père évoque même des rites traditionnels effectués en Casamance qui auraient désigné l’accusé comme responsable de la mort. Une déclaration forte, symbolique, mais juridiquement contestée.
 
La mère, elle, insiste sur les incohérences :
« Mon fils ne pouvait pas se pendre ainsi. La position du corps ne correspond pas à un suicide. »
 
  Un dossier fragile, un réquisitoire surprenant
L’autopsie confirme une mort par asphyxie mécanique consécutive à une pendaison.
 
Cependant, aucun élément scientifique irréfutable — ni empreintes déterminantes, ni témoin direct — ne vient établir formellement l’intervention de l’accusé.
 
Conscient de cette fragilité, le procureur de la République requiert l’acquittement, invoquant le principe fondamental du doute profitant à l’accusé.
Un moment fort du procès.
 
  La décision de la cour
Après délibéré, la chambre criminelle estime toutefois que les charges, bien que reposant principalement sur un faisceau de présomptions, sont suffisantes pour caractériser un homicide volontaire.
 
La juridiction entre en voie de condamnation et prononce 15 ans de réclusion criminelle.
Un verdict qui divise.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 février, une affaire concernant le jeune B. Fall, poursuivi pour des faits à caractère sexuel sur sa cousine Ndèye Mour, âgée de 13 ans. Les faits présumés remonteraient à avril 2023 au quartier Fahu, à Thiès.


Thiès : B. Fall jugé pour viol sur mineure, le parquet requiert l’acquittement au bénéfice du doute
Les déclarations de la mineure
Devant la juridiction, la jeune fille a affirmé avoir subi à deux reprises des actes dans la chambre de leur grand-mère, en l’absence de sa mère. Elle a expliqué avoir gardé le silence au départ en raison de pressions qu’elle dit avoir subies.
 
La position du prévenu
À la barre, B. Fall a rejeté les accusations. Il soutient qu’aucune relation de cette nature n’a existé entre lui et sa cousine. Selon lui, cette affaire trouverait son origine dans un différend familial.
 
Les éléments médicaux et les incertitudes
La mère de l’adolescente a déclaré avoir constaté un changement de comportement chez sa fille avant de l’emmener consulter. L’examen médical a fait état d’une rupture ancienne de l’hymen.
 
Cependant, au cours de la procédure, la jeune fille aurait d’abord cité une autre personne avant de mentionner le nom du prévenu. À l’audience, la mère a reconnu ne pas être en mesure d’identifier avec certitude l’auteur des faits allégués.
 
Les réquisitions du parquet
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que le seul élément établi par le dossier est la constatation médicale. Il a souligné l’absence de preuve formelle permettant d’attribuer les faits à l’accusé.
En conséquence, le parquet a requis l’acquittement au bénéfice du doute.
 
Décision attendue
La défense, assurée par Me Mbodj et Me Sène, a sollicité une liberté provisoire pour leur client. La chambre criminelle a rejeté cette demande et fixé le délibéré au 23 mars 2026.
 
Le verdict est donc attendu à cette date.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 février, le dossier impliquant A. Ndiaye, conducteur de moto-taxi domicilié au quartier Nguinth.


8Thiès : un conducteur de moto Jakarta jugé pour viol et détournement de mineure
Il est poursuivi pour des faits d’atteinte à l’intégrité d’une mineure et détournement de mineure. Les faits remontent à l’année 2023 et concernent la jeune S. Niang, âgée de moins de 16 ans au moment des événements.
Les éléments du dossier
Selon l’enquête, la jeune fille avait quitté le domicile familial situé à Nguinth pour se rendre au quartier Nasrou, où elle devait passer la nuit chez une connaissance.
 
Inquiète de ne pas la voir revenir, sa famille a lancé des recherches avant de la retrouver à l’arrêt Mame Bamba, en compagnie du mis en cause.
La mineure aurait alors affirmé avoir subi des faits graves après avoir sollicité une course auprès du conducteur de moto-taxi.
 
La version du prévenu
À la barre, A. Ndiaye a contesté l’ensemble des accusations. Il soutient avoir simplement assuré une course ordinaire.
 
« Elle m’a demandé de la conduire dans un quartier précis. Je l’ai déposée devant la maison indiquée et je suis reparti. Je n’ai eu aucun comportement déplacé », a-t-il déclaré devant la Cour.
 
La partie civile était absente lors de l’audience.
 
Les réquisitions du parquet
Le procureur de la République a estimé que les éléments versés au dossier ne permettent pas d’établir certaines accusations initiales.
 
En revanche, le ministère public considère que l’infraction de détournement de mineure pourrait être retenue. Il a ainsi requis :
La relaxe pour une partie des chefs d’accusation ;
La déclaration de culpabilité pour détournement de mineure ;
 
Une peine de 3 ans de prison ferme.
Décision attendue
Le délibéré a été fixé au 9 mars 2026.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Le samedi 21 février 2026, vers 19 h 30, la brigade de recherches du commissariat de Golf-Sud a procédé à l’arrestation de D. C., âgé de 50 ans et employé dans une société locale, pour tentative de viol sur une déficiente mentale domiciliée à la cité SHS.


Tentative de viol sur une déficiente mentale

Un témoin a alerté la police, signalant que l’individu entraînait la victime dans un bâtiment isolé. L’homme a été surpris par les forces de l’ordre avant de commettre l’acte.

 

Lors de son audition, D. C. a reconnu les faits qui lui sont reprochés. La victime n’était pas présente sur les lieux au moment de l’intervention et fait l’objet de recherches actives.
 

Le procureur Saliou Dicko a été informé et une enquête a été ouverte pour recueillir le témoignage de la victime et établir les responsabilités. Les autorités rappellent l’importance de la vigilance des citoyens et de la signalisation de tout acte suspect pour prévenir des crimes graves.



Dimanche 22 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La gendarmerie sénégalaise poursuit son enquête sur un réseau présumé d’homosexuels à Pikine-Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, après plusieurs arrestations spectaculaires ces dernières semaines.


Pikine-Guédiawaye : La traque du réseau présumé d’homosexuels se poursuit

Le dossier avait d’abord éclaté avec l’interpellation de Zale Mbaye, connu sous le pseudonyme « Gueweul bou Gatt », impliqué dans des actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Les investigations ont révélé que Zale Mbaye était séropositif et bénéficiait déjà d’un traitement antirétroviral avant que l’information ne soit rendue publique, suscitant une attention médiatique importante et relançant la traque des autres membres du réseau.
 

Dans la continuité de cette affaire, les forces de l’ordre ont arrêté Dabakh, employé de Mame Ndiaye Savon, ainsi que Zo Baldé, un tailleur, lors d’une opération menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar sur avis du procureur Saliou Dicko. Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une délégation judiciaire ordonnée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.
 

Depuis le démantèlement du réseau, 24 personnes ont déjà été arrêtées, et d’autres interpellations sont envisagées pour cerner l’ampleur réelle de l’organisation. Les suspects sont actuellement détenus dans les locaux de la brigade, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
 

 

La révélation de cette enquête a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux et dans les quartiers concernés, où de nombreuses rumeurs ont circulé, entraînant parfois des tensions. Une intervention à la Cité Fadia, déclenchée par de fausses informations, a montré à quel point la désinformation pouvait provoquer des réactions incontrôlées : une foule s’était rassemblée dans un domicile, croyant y trouver un présumé homosexuel. Les forces de l’ordre ont dû disperser les individus, et aucune arrestation ni saisie n’a été effectuée. L’incident illustre la nécessité de vérifier les informations avant toute action.

 

Selon les enquêteurs, le réseau présumé ne se limite pas à Pikine-Guédiawaye et pourrait s’étendre à d’autres communes de la banlieue dakaroise. La justice cherche à identifier tous les membres et à comprendre les ramifications sociales et financières de l’organisation. L’implication de personnalités connues dans le dossier a également attiré l’attention des médias, renforçant la pression sur les forces de l’ordre pour mener une enquête rapide et complète.

 

Les autorités ont rappelé que la traque ne visait pas l’orientation sexuelle des individus mais les infractions pénales présumées, et qu’elles s’inscrivaient dans le cadre strict de la loi sénégalaise. Le procureur Saliou Dicko a insisté sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence et de laisser la justice faire son travail.



Dimanche 22 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un projet d’études à l’étranger a viré au scandale judiciaire. M. Diouf, élève dans un établissement privé de la place, et son professeur d’éducation physique et sportive ont été arrêtés pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux et usurpation de fonction. Ils sont actuellement placés en garde à vue au commissariat de Grand-Yoff.


Faux bulletin pour la France : un élève et son professeur d’EPS arrêtés à Grand-Yoff

Une plainte à l’origine de l’enquête

L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée le 19 février par le directeur de l’établissement « Les Pédagogues », après un signalement des services de l’Ambassade de France au Sénégal.

En cause : un bulletin scolaire présenté par l’élève dans le cadre d’une demande de préinscription en France. Malgré la présence d’un cachet et d’une signature apparemment authentiques, des incohérences relevées lors des vérifications ont éveillé les soupçons.
 

Un faux acheté à 15 000 FCFA

Interpellé par les enquêteurs, M. Diouf a reconnu avoir acquis le document falsifié pour la somme de 15 000 FCFA auprès de son professeur d’EPS, Bachir Koita. L’objectif était, selon ses aveux, de renforcer son dossier académique afin d’optimiser ses chances d’admission à l’étranger.

Les policiers ont alors monté une opération de souricière qui a permis d’interpeller l’enseignant au moment où il procédait à la remise de nouveaux faux bulletins.
 

Un système bien rodé

Lors de son audition, le professeur aurait reconnu avoir confectionné plusieurs faux documents scolaires. Ces pièces servaient, d’après les premiers éléments de l’enquête, à faciliter des transferts d’élèves ou à compléter des dossiers administratifs destinés à des représentations diplomatiques.

Les perquisitions ont permis la saisie de cachets d’établissements, de bulletins falsifiés, de supports numériques contenant des documents modifiés, ainsi que du matériel informatique et d’impression utilisé pour leur production.
 

Présentation au procureur

Les deux mis en cause devraient être déférés devant le procureur de la République ce lundi. Ils encourent des poursuites pour faux et usage de faux, des infractions sévèrement réprimées par le Code pénal.

Cette affaire met en lumière les dérives liées à la course aux études à l’étranger et rappelle la vigilance accrue des services diplomatiques dans la vérification des dossiers académiques.

 


Samedi 21 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une violente attaque à mains armées a secoué le village de Niomré, dans le département de Louga, dans la nuit du 19 au 20 février 2026. Un grand commerçant de la localité, Ndiouga Mbathie, a été grièvement blessé à son domicile par des individus lourdement armés qui ont emporté une importante somme d’argent.


Louga : violente attaque armée au domicile d’un grand commerçant

Une attaque sur fond d’obscurité

Les faits se sont déroulés aux environs de 4 heures du matin, à Niomré, village situé à une douzaine de kilomètres à l’est de la commune de Louga. Au moment des faits, la localité était plongée dans le noir en raison d’une coupure d’électricité.

Selon les témoignages recueillis, des hommes enturbannés, vraisemblablement bien informés des lieux, ont réussi à pénétrer sans difficulté dans la concession du commerçant avant de frapper à la porte de sa chambre.

Pensant qu’un membre de sa famille lui apportait du café pour marquer l’entame de la deuxième journée du Ramadan, Ndiouga Mbathie a ouvert la porte. Il s’est alors retrouvé face à des assaillants armés qui lui ont immédiatement asséné un violent coup de machette à la mâchoire.
 

Des violences d’une rare brutalité

Son jeune frère, Fary Mbathie, témoin direct des faits, raconte que la victime a également reçu des coups au niveau de l’avant-bras, provoquant une fracture, avant d’être violemment projetée contre un mur.

Alerté par les cris, Fary Mbathie, qui habite dans la maison voisine, s’est précipité pour lui porter secours. Il a cependant été accueilli par deux tirs de sommation, l’obligeant à se mettre à l’abri.

Dans leur progression, les malfaiteurs avaient déjà accédé au premier étage de l’immeuble, où dormaient les trois épouses du commerçant. La première épouse, qui aurait tenté de s’interposer, a elle aussi été grièvement blessée.
 

Un important butin

Selon les informations fournies par la famille, les assaillants ont emporté 25 millions de francs CFA que le commerçant gardait à proximité, somme destinée au paiement d’un déchargement de fer prévu dans la matinée.

Ils se seraient également saisis de 30 000 euros conservés dans une autre pièce de la maison, portant le montant total du préjudice à près de 50 millions de francs CFA.
 

Fuite sous les tirs

Au moment de prendre la fuite, alors que des habitants commençaient à affluer sur les lieux, les malfaiteurs ont tiré deux nouveaux coups de feu en direction du balcon d’une maison voisine, avant de disparaître dans l’obscurité.

Les blessés, n’ayant pu joindre immédiatement la brigade de gendarmerie, ont été transportés d’urgence à l’Hôpital régional Ahmadou Sakhir Mbaye. Ndiouga Mbathie, grièvement atteint à la mâchoire et souffrant d’une fracture du bras, ainsi que sa première épouse, ont été admis aux urgences pour des soins intensifs.
 

Une enquête ouverte

Informée après les faits, la gendarmerie s’est rendue sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage et ouvrir une enquête.

Cette attaque spectaculaire, qui intervient en pleine période de Ramadan, a profondément choqué les habitants de Niomré et ravivé les inquiétudes liées à l’insécurité dans la zone. Les investigations se poursuivent pour identifier et interpeller les auteurs de ce braquage d’une rare violence.



Samedi 21 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

L’affaire impliquant le TikTokeur Saliou Mbaye, plus connu sous le pseudonyme « Zale », connaît un nouveau rebondissement. Le jeune homme de 28 ans a été interpellé par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar dans le cadre du dossier dit « Pape Cheikh Diallo et Cie ».


« Oubi », love story et audios explosifs : les révélations sur l’affaire Zale Mbaye

Selon des sources proches de l’enquête, l’arrestation est intervenue aux alentours de 21 h 50 au quartier Nouroulaye, dans la commune de Nioro. Les enquêteurs soupçonnent le mis en cause de se préparer à quitter le pays en direction de la Gambie.
 

Des éléments numériques au centre des investigations

D’après le quotidien Libération, les charges reposeraient principalement sur des preuves numériques. Des messages écrits ainsi que des enregistrements vocaux saisis par les enquêteurs feraient état d’échanges intimes avec un individu présenté comme porteur du VIH.

Ces éléments seraient considérés comme déterminants dans l’établissement des faits et dans la compréhension du rôle présumé de Saliou Mbaye au sein du réseau visé par l’enquête.
 

Le rôle évoqué de « Oubi »

Toujours selon la même source, le TikTokeur est soupçonné d’avoir occupé le rôle de « Oubi », un terme employé dans certains cercles pour désigner la partenaire dite féminine dans une relation homosexuelle.

L’enquête, qualifiée de sensible en raison de ses ramifications et de la notoriété des personnes citées, se poursuit afin de clarifier les responsabilités de chacun.
 

Une affaire qui enflamme les réseaux sociaux

Très suivi sur TikTok, « Zale » jouit d’une importante visibilité en ligne. Son arrestation a immédiatement suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, entre soutien, indignation et spéculations.

À ce stade, aucune déclaration officielle détaillée n’a été rendue publique sur les suites judiciaires. Les investigations de la Brigade de recherches de Keur Massar se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux contours encore flous.

 


Samedi 21 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
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