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C’est une histoire familiale pour le moins particulière qui a été examinée par le Tribunal de Pikine-Guédiawaye. À Yeumbeul Asecna, B. Diacko, surnommée « mère Soya », et son ancien mari M. Seck étaient divorcés depuis huit ans, mais continuaient à vivre dans la même concession familiale.


Yeumbeul Asecna : divorcés depuis huit ans, ils continuaient à vivre sous le même toit

Le couple avait partagé plus de trente années de vie conjugale avant de divorcer. Malgré la séparation, les deux anciens époux avaient choisi de rester dans la même maison, chacun occupant une chambre distincte.
 

La concession du quartier Coly Senghor accueillait également leurs huit enfants ainsi que leurs belles-filles. Selon les arguments avancés par la défense, plusieurs autres personnes fréquentaient régulièrement les lieux, ce qui rendait difficile, selon elle, d'attribuer automatiquement à l’un des anciens époux tout objet retrouvé dans la maison.
 

L’affaire a commencé à la suite d’un renseignement transmis à la police. Les enquêteurs avaient été informés de l’existence supposée d’un commerce de produits cellulosiques impliquant « mère Soya ». Elle aurait été soupçonnée de fournir du diluant à des mineurs.
 

Lorsque les policiers se sont rendus dans le secteur, ils ont rencontré quatre mineurs transportant des bouteilles de diluant. Les jeunes auraient orienté les enquêteurs vers la concession familiale.
 

À proximité de la maison, les policiers auraient également aperçu une personne en train de renifler un produit à l’aide d’un tissu imbibé.
 

L’intervention s’est ensuite tendue à l’entrée du domicile. M. Seck aurait tenté de s’opposer à l’accès des policiers à la concession.
 

La fouille des lieux a permis aux enquêteurs de découvrir, derrière du linge usagé, une caisse contenant treize bouteilles de diluant cellulosique. Une sacoche contenant de l’argent a également été retrouvée.
 

Devant les juges, B. Diacko a contesté toute implication dans la vente du produit. Elle a expliqué avoir autrefois travaillé dans le maraîchage avant de connaître des problèmes de santé. Elle a également évoqué une activité avec deux charrettes et deux chevaux confiés à un jeune homme prénommé Maguette.
 

Selon sa version, ce dernier aurait pris la fuite à l’arrivée des policiers en abandonnant la sacoche retrouvée dans la maison.
 

Les débats ont également fait apparaître des accusations croisées entre les deux anciens époux. B. Diacko aurait mis en cause son ex-mari, l’accusant notamment de consommer du « guinz ». De son côté, M. Seck aurait présenté son ancienne épouse comme la personne impliquée dans la vente.
 

La défense a insisté sur la configuration de la concession et sur le fait que les produits n’avaient pas été retrouvés directement entre les mains des deux prévenus.
 

Le tribunal n’a cependant pas retenu l’ensemble de ces arguments. M. Seck a été reconnu coupable de détention de drogue en vue d’usage et condamné à un mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 50 000 FCFA.
 

B. Diacko, elle, a écopé d’une peine plus lourde : deux ans de prison pour offre ou cession de drogue. 



Vendredi 14 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un drame sanglant a secoué la Médina mardi 11 août 2026. El Hadji Diallo, un jeune restaurateur âgé de 20 ans et domicilié à la rue 17x25, a perdu la vie après avoir été grièvement blessé lors d’une bagarre. Le décès, survenu à l’hôpital Abass Ndao, serait lié à une confrontation avec un autre restaurateur du quartier.


Médina : un règlement de compte tourne au meurtre entre deux restaurateurs

C’est l’oncle de la victime, A. Diallo, qui s’est présenté spontanément au commissariat d’arrondissement de la Médina. Il y a signalé la mort de son neveu, précisant que celui-ci avait été blessé au cours d’une bagarre.
 

D’après les premières informations communiquées aux enquêteurs, la victime aurait eu une altercation avec un jeune homme identifié sous les initiales S. Diallo. Celui-ci aurait utilisé un couteau au cours de la confrontation.
 

Les policiers se sont immédiatement rendus à la rue 17x25 afin de procéder aux constatations et de rechercher le suspect. Sur place, ils ont finalement interpellé un jeune homme de 17 ans, également restaurateur et domicilié dans le secteur.
 

Conduit au commissariat, le jeune suspect aurait reconnu avoir porté un coup de couteau à la victime. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, la blessure aurait provoqué une importante hémorragie avant le décès du jeune restaurateur à l’hôpital.
 

L’autopsie est venue apporter des précisions particulièrement graves sur la nature des blessures. Le rapport médical fait état d’un choc hémorragique consécutif à une plaie pénétrante provoquée par une arme blanche.
 

La blessure aurait notamment entraîné des lésions au niveau de la troisième côte gauche ainsi que des perforations du poumon, du péricarde et du ventricule gauche. Une importante accumulation de sang dans la cage thoracique a également été relevée.
 

Une autre plaie cutanéo-musculaire a été constatée sous l’oreille droite de la victime.
 

Le jeune mis en cause a été placé en garde à vue. Il devait être présenté au parquet dans le cadre de la procédure engagée contre lui.
 

Selon les premiers éléments de l’enquête, le drame serait lié à un règlement de compte. Les enquêteurs devront toutefois déterminer les circonstances précises de la confrontation, son origine et les responsabilités de chacun.
 

Ce nouveau drame rappelle surtout les conséquences parfois irréversibles des conflits qui dégénèrent en quelques instants. À la Médina, une altercation entre deux jeunes hommes a ainsi débouché sur la mort d’un restaurateur de seulement 20 ans. 



Vendredi 14 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Deux demi-frères ont recouvré la liberté après avoir passé trois années en détention provisoire. Poursuivis dans une affaire impliquant une adolescente de 15 ans, ils ont finalement été acquittés par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel, au bénéfice du doute. L’information est rapportée par L’Observateur dans son édition de ce jeudi.


Diourbel : la Chambre criminelle acquitte deux demi-frères après trois ans

Âgés de 33 et 41 ans, P. Guèye et C. Mbow avaient été interpellés à la suite d’une plainte déposée en 2023 par le frère de l’adolescente, présentée comme souffrant de troubles cognitifs. Selon les éléments de l’accusation, les deux hommes auraient attiré la jeune fille à leur domicile, où des faits graves se seraient produits.
 

Au cours de l’enquête, la jeune fille avait donné plusieurs indications aux enquêteurs sur les lieux où les faits auraient eu lieu. Un examen médical avait également relevé des éléments anciens, présentés dans le dossier judiciaire.
 

De leur côté, les deux mis en cause ont toujours contesté les faits qui leur étaient reprochés, aussi bien durant l’enquête que devant la juridiction.
 

Lors du procès, les déclarations de la plaignante ont toutefois été jugées difficiles à exploiter par la justice. Son récit aurait comporté plusieurs contradictions, notamment concernant le moment des faits et certaines circonstances matérielles.
 

Face à ces incohérences et en l’absence d’éléments jugés suffisamment solides pour établir leur responsabilité avec certitude, les magistrats ont décidé d’acquitter les deux prévenus.
 

Après trois années passées derrière les barreaux sans jugement définitif, les deux demi-frères ont ainsi retrouvé la liberté.
 
Cette affaire remet également en lumière la question de la durée des détentions provisoires au Sénégal ainsi que les difficultés rencontrées par la justice dans les dossiers impliquant des personnes vulnérables.



Jeudi 13 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Le prix de la viande de bœuf connaît une forte hausse dans plusieurs marchés du Sénégal. À Matam comme à Rufisque, le kilogramme se négocie désormais autour de 5 500 FCFA, alors que les ménages font déjà face à une conjoncture difficile, notamment en cette période de soudure.


De 3 500 à 5 500 FCFA : le prix du bœuf explose en pleine période de soudure

À Matam, la progression est particulièrement importante. Il y a un peu plus d’un an, le kilogramme de viande de bœuf était vendu autour de 3 500 FCFA. Il atteint aujourd’hui 5 500 FCFA, soit une hausse de 2 000 FCFA. Cette augmentation intervient dans une zone où plusieurs milliers de personnes sont confrontées à des difficultés alimentaires, rendant la viande de plus en plus inaccessible aux familles aux revenus modestes.
 

La situation est également préoccupante à Rufisque. Au marché de la Cité APIX, le kilogramme de bœuf est affiché à 5 500 FCFA, tandis que le prix du mouton atteint jusqu’à 7 000 FCFA le kilogramme. Des consommateurs dénoncent des tarifs devenus trop élevés et appellent les autorités à prendre des mesures pour contenir cette flambée.
 

Le coût de l’alimentation du bétail en cause

Les professionnels de la filière expliquent cette situation par plusieurs facteurs. Parmi eux figurent notamment l’augmentation du prix de l’aliment du bétail et les difficultés d’approvisionnement en animaux destinés à l’abattage.
 

Les perturbations aux frontières, particulièrement avec le Mali, compliquent également l'approvisionnement du marché sénégalais. Or, le pays reste fortement dépendant des importations de bétail en provenance de plusieurs pays voisins, notamment le Mali et la Mauritanie.
 

Cette dépendance fragilise la filière et peut rapidement se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.
 

Les abattages en forte baisse

La situation se ressent également au niveau des abattoirs. À la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS), les volumes d’animaux abattus auraient fortement diminué à certaines périodes, passant d’environ 300 têtes par jour à une centaine.
 

Une situation paradoxale pour les professionnels : malgré la hausse du prix de la viande, certains acteurs de la filière affirment continuer à enregistrer des pertes. Les pertes seraient estimées entre 40 000 et 50 000 FCFA par tête de bétail.
 

Les acteurs réclament une nouvelle politique d’élevage

Face à cette crise, Ismaël Sow, président du Conseil national de la Maison des élevages du Sénégal, appelle à une réflexion profonde sur la politique nationale de développement de l’élevage.
 

Selon lui, la forte dépendance du Sénégal vis-à-vis des pays voisins constitue une vulnérabilité pour le marché national. Il préconise ainsi une relance de la production locale afin de renforcer l’autosuffisance du pays en matière de viande.
 
La flambée actuelle pose donc une question majeure : jusqu’où les prix de la viande peuvent-ils encore grimper ? Pour les consommateurs, l'urgence est de retrouver des prix accessibles. Pour les professionnels, la solution passe par une meilleure organisation de la filière, un approvisionnement plus régulier et surtout un renforcement durable de la production nationale.



Jeudi 13 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Pendant près de huit ans, Fatoumata Cissé affirme avoir vécu un véritable calvaire en raison des sollicitations répétées de Mamoudou Bocoum. L’homme, âgé de 41 ans, aurait multiplié les tentatives pour entrer en contact avec elle, malgré ses refus, ses nombreux blocages et son remariage. L’affaire s’est finalement retrouvée devant le Tribunal d’instance de Dakar.


Fatoumata Cissé harcelée pendant 8 ans : son poursuivant condamné par le tribunal

Selon les éléments rapportés à l’audience, les faits remontent à 2018. Fatoumata Cissé aurait rencontré Mamoudou Bocoum dans un restaurant alors qu’elle était accompagnée d’une amie. L’homme lui aurait demandé son numéro de téléphone, mais elle aurait refusé de le lui communiquer.
 

Ce refus n’aurait cependant pas découragé le prévenu. Il aurait tenté de retrouver la plaignante sur les réseaux sociaux en utilisant plusieurs comptes. Face à la répétition des sollicitations, Fatoumata Cissé affirme avoir bloqué une vingtaine de numéros utilisés pour la contacter.
 

Selon son récit, Mamoudou Bocoum pouvait également multiplier les appels, parfois cinq à six fois au cours d’une même soirée. Même l’ancien mari de la plaignante aurait fini par lui demander de cesser ses démarches.
 

Après plusieurs blocages, l’homme aurait encore trouvé d’autres moyens pour reprendre contact. Il aurait notamment envoyé des messages via Facebook et Telegram, avant de se rendre jusque dans les champs de la plaignante à Kayar.
 

Les démarches seraient même allées jusqu’à une proposition de voyage à Dubaï en 2020. Mamoudou Bocoum aurait proposé à Fatoumata Cissé de le rejoindre, en promettant de prendre en charge les dépenses du séjour.
 

L’homme se serait également présenté au domicile de la mère de la plaignante sans autorisation. Plus surprenant encore, il aurait continué à lui proposer le mariage alors que Fatoumata Cissé avait entre-temps refait sa vie conjugale.
 

Devant le tribunal, Mamoudou Bocoum a contesté une partie des accusations, tout en reconnaissant s’être rendu au domicile de la mère de la plaignante. Pour expliquer son comportement, il a invoqué les sentiments qu’il éprouvait pour Fatoumata Cissé.
 

Mais pour la justice, les sentiments amoureux ne sauraient justifier des démarches répétées malgré les refus de la personne concernée. Le tribunal a notamment relevé la persistance des tentatives de contact.
 

Un épisode survenu pendant la garde à vue a également retenu l’attention de la juridiction. Mamoudou Bocoum aurait profité d’un téléphone mis temporairement à sa disposition pour contacter son avocat afin d’envoyer encore un message à la plaignante.
 

Le ministère public a requis trois mois de prison ferme ainsi qu’une amende de 100 000 FCFA. De son côté, l’avocat de Fatoumata Cissé, Me Ibrahima Diagne, a insisté sur le préjudice psychologique subi par sa cliente et réclamé deux millions de FCFA de dommages et intérêts.
 

La défense a, quant à elle, plaidé la relaxe, présentant son client comme un homme animé par des sentiments amoureux.
 

Au terme des débats, Mamoudou Bocoum a été déclaré coupable. Il a été condamné à deux ans de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA. Il devra également verser deux millions de FCFA de dommages et intérêts à Fatoumata Cissé.
 
Devant le tribunal, le condamné a promis de ne plus importuner la plaignante. La justice lui a toutefois rappelé que toute nouvelle violation de la décision pourrait entraîner l’application de la peine avec toute sa rigueur.



Jeudi 13 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Après une dizaine d’années passées à l’étranger, le retour au pays de M. S. Dior a viré au conflit familial. Rentré à Joal dans une situation financière difficile, l’ancien émigré reprochait à ses proches de ne pas reconnaître les sacrifices qu’il affirme avoir consentis pour sa famille.


Joal : un ancien émigré s’arme d’un couteau et s’en prend à sa famille

Selon les éléments rapportés dans cette affaire, les tensions se seraient progressivement installées au sein de la maison familiale. Les disputes et les injures se seraient multipliées, sur fond de frustrations liées notamment à sa situation après plusieurs années d’émigration.
 

Le 23 juillet, la situation aurait pris une tournure plus inquiétante. M. S. Dior se serait muni d’un couteau et aurait menacé des membres de sa famille. Face à la gravité de la situation, les proches ont alerté les forces de l’ordre.
 

L’intervention de la gendarmerie a permis de ramener le calme et d’interpeller le mis en cause. L’affaire a ensuite été portée devant la justice.
 

À la barre, le prévenu aurait expliqué son comportement par son profond ressentiment et le sentiment d’avoir beaucoup fait pour sa famille sans obtenir, selon lui, la reconnaissance espérée. Une situation qui aurait contribué à faire monter la tension jusqu’à l’épisode de la menace au couteau.
 

Jugé mardi dernier, M. S. Dior a finalement été reconnu coupable et condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis.
 

Dans le cadre de cette décision, il s’est également engagé à quitter la maison familiale avec sa femme et ses enfants. Une issue judiciaire qui met provisoirement fin à un conflit familial né dans un contexte de retour d’émigration particulièrement difficile.
 
Cette affaire illustre les tensions auxquelles peuvent être confrontées certaines familles lorsque le retour d’un émigré, après plusieurs années passées à l’étranger, ne correspond pas aux attentes financières ou sociales nourries pendant son absence.



Jeudi 13 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une tentative de cambriolage a dégénéré dans la nuit du 4 au 5 août 2026 au quartier Thiapong, à Thiès. Un policier a été grièvement blessé au poignet droit lors de l’intervention des forces de l’ordre, tandis qu’un des suspects a été interpellé.


Thiès : un policier blessé lors d’une tentative de cambriolage à Thiapong

Les faits se sont produits vers 3 heures du matin. Alertés de la présence de plusieurs individus qui tentaient de forcer la porte d’un conteneur servant à stocker des pièces détachées de motos Jakarta, les éléments de la Brigade de recherches du Poste de Police de Nguinth se sont rapidement rendus sur place.
 

À leur arrivée, l’un des individus aurait brandi un coupe-coupe pour empêcher les policiers d’intervenir. Dans la confusion, il aurait porté un violent coup à un agent, le blessant sérieusement au poignet droit. La victime s’est vu délivrer une incapacité temporaire de travail de 30 jours.
 

Une course-poursuite s’est ensuite engagée dans les rues du quartier. Malgré une forte résistance, le suspect a finalement été maîtrisé et interpellé. Ses deux présumés complices, qui étaient également armés de machettes, ont toutefois réussi à prendre la fuite.
 

Lors de son interrogatoire, le mis en cause, déjà connu des services de police et cité dans deux autres affaires de vol, a contesté les accusations portées contre lui. Il a soutenu qu’il se trouvait sur les lieux en tant que vigile et a affirmé avoir blessé le policier accidentellement.
 

Cette version n’a cependant pas convaincu les enquêteurs. Un riverain ayant assisté à la scène depuis son balcon aurait discrètement filmé les faits avec son téléphone portable. Les images auraient permis d’identifier formellement le suspect.
 

Les enquêteurs ont également placé sous scellés plusieurs éléments considérés comme importants pour la procédure, notamment un pied-de-biche qui aurait servi à forcer le conteneur, le coupe-coupe retrouvé sur le suspect au moment de son arrestation ainsi que le sweat à capuche blanc qu’il portait lors des faits.
 
Le suspect a finalement été conduit au Parquet du Tribunal de Grande Instance de Thiès. L’enquête se poursuit afin de retrouver ses deux présumés complices et de faire toute la lumière sur cette tentative de cambriolage.



Mercredi 12 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Le commissariat du Tourisme a procédé au démantèlement d’un réseau présumé de prostitution clandestine et de proxénétisme qui serait actif dans une auberge-bar située à Nord-Foire, à Dakar. L’opération policière a permis l’interpellation de sept personnes, dont le gérant de l’établissement, une réceptionniste et cinq femmes présentées comme des prostituées.


Prostitution clandestine à Nord-Foire : 7 personnes arrêtées dans une auberge

Selon les éléments de l’enquête rapportés par la presse, quatre des femmes interpellées sont de nationalité nigériane, tandis que la cinquième est sénégalaise. Les investigations auraient débuté à la suite d’un renseignement faisant état d’activités présumées de proxénétisme, de prostitution clandestine et de blanchiment de capitaux au sein de l’établissement.
 

Les policiers ont notamment constaté que les femmes concernées exerçaient leur activité sans être inscrites au fichier sanitaire et social. Lors de son audition, l’une des ressortissantes nigérianes aurait reconnu ne pas avoir effectué de dépistage du VIH depuis une longue période. Elle aurait également déclaré avoir conscience des risques sanitaires liés à l’absence de suivi médical.
 

L’enquête s’est également intéressée au fonctionnement financier de l’établissement. D’après les informations recueillies, les femmes auraient versé une somme de 5 000 FCFA pour l’utilisation d’une chambre destinée aux rencontres. Pour les séjours plus longs, les tarifs auraient été fixés à 10 000 FCFA par jour pour certaines chambres et à 15 000 FCFA pour celles disposant d’un climatiseur.
 

La réceptionniste, employée depuis plusieurs années, aurait reconnu avoir notamment pour tâches de mettre les chambres à disposition, de renseigner les registres et de récupérer les sommes liées à leur utilisation. Le gérant, pour sa part, aurait expliqué être principalement chargé de la gestion du bar et des opérations financières de l’établissement.
 

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le niveau exact d’implication de chaque personne dans le fonctionnement de ce système présumé. Le propriétaire de l’auberge résiderait actuellement en Belgique.
 

Les personnes interpellées font l’objet de poursuites pour des faits présumés de proxénétisme, de mise en danger de la vie d’autrui et de non-inscription au fichier sanitaire et social. Une démarche aurait également été engagée auprès de la banque afin de procéder à la fermeture du compte de l’établissement.
 
L’affaire devrait désormais connaître des développements judiciaires, à l’issue desquels les responsabilités individuelles des personnes mises en cause pourront être établies.



Mercredi 12 Août 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
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