Cette arrestation s’inscrit dans la dynamique de fermeté impulsée par le ministre de l’Intérieur face à la recrudescence des agressions en bande, communément appelées « Simol », qui sèment la peur dans plusieurs quartiers urbains.
Selon les informations du journal, le lutteur a été formellement identifié à partir de plusieurs vidéos massivement relayées sur les réseaux sociaux, montrant des scènes de violence collective. Confronté aux enquêteurs, Abdou Lô Sène a tenté de justifier sa présence sur les lieux en affirmant qu’il devait disputer un combat de lutte contre un adversaire connu sous le nom de « Thiatou Pathé » le 4 janvier.
Une version qui n’a pas résisté aux vérifications. Auditionné par les forces de l’ordre, le promoteur du combat présumé a catégoriquement démenti l’existence d’un tel affrontement à la date indiquée.
Déjà connu des services de police et répertorié comme repris de justice, le lutteur a également reconnu se déplacer régulièrement avec un groupe de onze personnes. Les enquêteurs s’emploient désormais à identifier et localiser l’ensemble des membres de ce convoi, soupçonnés d’avoir participé aux agressions.
Les investigations se poursuivent et d’autres interpellations pourraient intervenir dans les prochains jours, à mesure que l’étau se resserre autour des réseaux impliqués dans ces violences collectives.

