Menu
Navigation
Société

Société sur Thies info

La salle d’audience de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour était sous haute tension ce lundi. Le ministère public a requis 15 ans de réclusion criminelle contre la ressortissante sud-africaine F. Mankonkwama et son présumé complice sénégalais F. Dione, poursuivis pour trafic international de drogue.


Trafic international de drogue : 15 ans requis contre une Sud-Africaine et son présumé complice à Mbour
Une affaire aux ramifications transfrontalières
Selon l’accusation, les deux mis en cause seraient impliqués dans un réseau structuré opérant entre le Sénégal et l’étranger.

L’enquête, déclenchée à la suite d’un renseignement jugé fiable, aurait permis la saisie d’une importante quantité de drogue destinée à être convoyée hors du territoire national.

À la barre, le procureur a décrit un trafic « organisé et méthodique », insistant sur la position stratégique du Sénégal, devenu ces dernières années un point de transit convoité par les réseaux criminels internationaux.
Pour le parquet, la gravité des faits et le caractère international du dossier justifient une peine exemplaire.

Le parquet réclame une sanction dissuasive
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a martelé que « la lutte contre le trafic de stupéfiants exige fermeté et exemplarité ». Il a estimé que les éléments du dossier démontrent l’implication active des accusés dans l’opération incriminée.

Les 15 années de réclusion criminelle requises visent, selon lui, à envoyer un signal fort aux trafiquants qui utilisent le territoire sénégalais comme plateforme logistique.

La défense contre-attaque
Face à ces accusations, les conseils de F. Mankonkwama et F. Dione ont plaidé l’innocence. Ils ont évoqué des incohérences dans l’enquête et dénoncé une interprétation « hâtive » des faits.
La prévenue sud-africaine a soutenu qu’elle ignorait totalement la nature illicite de la marchandise en cause.

Son coaccusé sénégalais a, pour sa part, nié toute participation à un réseau criminel, affirmant avoir été entraîné malgré lui dans cette affaire.
Verdict attendu le 20 mars
Après plusieurs heures de débats et de plaidoiries, la cour a mis l’affaire en délibéré.

Le verdict est attendu le 20 mars prochain.
Cette décision sera particulièrement scrutée dans un contexte marqué par la multiplication des affaires de trafic international de drogue au Sénégal, où les autorités judiciaires affichent une volonté ferme de sévir contre les réseaux organisés.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La quiétude de Tivaouane a été brutalement rompue dans la nuit du 22 au 23 février. À quelques mètres seulement de la célèbre zawiya, en plein centre-ville, une bijouterie bien connue des habitants a été la cible d’un braquage spectaculaire.


TIVAOUANE : un braquage minutieusement préparé en plein cœur religieux
Selon les premiers éléments de l’enquête, les malfaiteurs – au nombre de cinq – seraient arrivés discrètement à bord d’un véhicule 4x4 noir.

Tous encagoulés et lourdement armés, ils auraient neutralisé les accès en quelques minutes.
 
Le coffre principal, contenant des bijoux en or et en argent destinés à la revente et aux cérémonies religieuses, a été vidé. Le préjudice est estimé à plus de 100 millions de FCFA.
 
Mais ce qui intrigue les enquêteurs, c’est la précision de l’opération :
Les assaillants semblaient connaître l’emplacement exact des coffres.
 
Aucun coup de feu n’a été tiré
L’intervention aurait duré moins de 20 minutes
Un témoin du daara voisin affirme avoir aperçu un véhicule suspect stationné plusieurs heures avant les faits.
La police privilégie la piste d’un repérage préalable.
 
À Tivaouane, ville religieuse par excellence, ce braquage soulève des inquiétudes sur la sécurité nocturne et la circulation d’armes.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a tranché. Lundi 26 janvier 2026, au terme d’un procès intense et chargé d’émotion, M. Demba a été reconnu coupable du meurtre de son jeune frère, J. Demba. Il écope de 15 ans de réclusion criminelle.


Meurtre à Sapco : 15 ans de réclusion criminelle pour M. Demba malgré un réquisitoire en faveur de l’acquittement
Un drame aux circonstances troublantes
Les faits remontent à avril 2022, dans le quartier résidentiel de Sapco. Ce jour-là, J. Demba est retrouvé pendu à une fenêtre de la cour arrière de la maison familiale. Très vite, la thèse du suicide est évoquée.
Mais certains détails dérangent.
 
Selon les témoignages, les pieds de la victime touchaient le sol. Une position jugée incompatible avec une pendaison classique. Pour la famille, il ne pouvait s’agir que d’une mise en scène.
 
L’émotion gagne rapidement le quartier. Les soupçons se concentrent sur le frère aîné, seul présent dans la maison au moment du drame.
 
  À la barre, des dénégations constantes
Devant la cour, M. Demba est resté ferme : il nie toute implication.
 
Il affirme avoir dormi profondément au moment des faits et assure n’avoir rien entendu. Une version qu’il maintient malgré les questions insistantes des juges.
« Je n’ai rien fait à mon frère », répète-t-il.
Mais face à lui, les parents de la victime livrent des témoignages accablants.
 
Le père évoque même des rites traditionnels effectués en Casamance qui auraient désigné l’accusé comme responsable de la mort. Une déclaration forte, symbolique, mais juridiquement contestée.
 
La mère, elle, insiste sur les incohérences :
« Mon fils ne pouvait pas se pendre ainsi. La position du corps ne correspond pas à un suicide. »
 
  Un dossier fragile, un réquisitoire surprenant
L’autopsie confirme une mort par asphyxie mécanique consécutive à une pendaison.
 
Cependant, aucun élément scientifique irréfutable — ni empreintes déterminantes, ni témoin direct — ne vient établir formellement l’intervention de l’accusé.
 
Conscient de cette fragilité, le procureur de la République requiert l’acquittement, invoquant le principe fondamental du doute profitant à l’accusé.
Un moment fort du procès.
 
  La décision de la cour
Après délibéré, la chambre criminelle estime toutefois que les charges, bien que reposant principalement sur un faisceau de présomptions, sont suffisantes pour caractériser un homicide volontaire.
 
La juridiction entre en voie de condamnation et prononce 15 ans de réclusion criminelle.
Un verdict qui divise.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 février, une affaire concernant le jeune B. Fall, poursuivi pour des faits à caractère sexuel sur sa cousine Ndèye Mour, âgée de 13 ans. Les faits présumés remonteraient à avril 2023 au quartier Fahu, à Thiès.


Thiès : B. Fall jugé pour viol sur mineure, le parquet requiert l’acquittement au bénéfice du doute
Les déclarations de la mineure
Devant la juridiction, la jeune fille a affirmé avoir subi à deux reprises des actes dans la chambre de leur grand-mère, en l’absence de sa mère. Elle a expliqué avoir gardé le silence au départ en raison de pressions qu’elle dit avoir subies.
 
La position du prévenu
À la barre, B. Fall a rejeté les accusations. Il soutient qu’aucune relation de cette nature n’a existé entre lui et sa cousine. Selon lui, cette affaire trouverait son origine dans un différend familial.
 
Les éléments médicaux et les incertitudes
La mère de l’adolescente a déclaré avoir constaté un changement de comportement chez sa fille avant de l’emmener consulter. L’examen médical a fait état d’une rupture ancienne de l’hymen.
 
Cependant, au cours de la procédure, la jeune fille aurait d’abord cité une autre personne avant de mentionner le nom du prévenu. À l’audience, la mère a reconnu ne pas être en mesure d’identifier avec certitude l’auteur des faits allégués.
 
Les réquisitions du parquet
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que le seul élément établi par le dossier est la constatation médicale. Il a souligné l’absence de preuve formelle permettant d’attribuer les faits à l’accusé.
En conséquence, le parquet a requis l’acquittement au bénéfice du doute.
 
Décision attendue
La défense, assurée par Me Mbodj et Me Sène, a sollicité une liberté provisoire pour leur client. La chambre criminelle a rejeté cette demande et fixé le délibéré au 23 mars 2026.
 
Le verdict est donc attendu à cette date.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 février, le dossier impliquant A. Ndiaye, conducteur de moto-taxi domicilié au quartier Nguinth.


8Thiès : un conducteur de moto Jakarta jugé pour viol et détournement de mineure
Il est poursuivi pour des faits d’atteinte à l’intégrité d’une mineure et détournement de mineure. Les faits remontent à l’année 2023 et concernent la jeune S. Niang, âgée de moins de 16 ans au moment des événements.
Les éléments du dossier
Selon l’enquête, la jeune fille avait quitté le domicile familial situé à Nguinth pour se rendre au quartier Nasrou, où elle devait passer la nuit chez une connaissance.
 
Inquiète de ne pas la voir revenir, sa famille a lancé des recherches avant de la retrouver à l’arrêt Mame Bamba, en compagnie du mis en cause.
La mineure aurait alors affirmé avoir subi des faits graves après avoir sollicité une course auprès du conducteur de moto-taxi.
 
La version du prévenu
À la barre, A. Ndiaye a contesté l’ensemble des accusations. Il soutient avoir simplement assuré une course ordinaire.
 
« Elle m’a demandé de la conduire dans un quartier précis. Je l’ai déposée devant la maison indiquée et je suis reparti. Je n’ai eu aucun comportement déplacé », a-t-il déclaré devant la Cour.
 
La partie civile était absente lors de l’audience.
 
Les réquisitions du parquet
Le procureur de la République a estimé que les éléments versés au dossier ne permettent pas d’établir certaines accusations initiales.
 
En revanche, le ministère public considère que l’infraction de détournement de mineure pourrait être retenue. Il a ainsi requis :
La relaxe pour une partie des chefs d’accusation ;
La déclaration de culpabilité pour détournement de mineure ;
 
Une peine de 3 ans de prison ferme.
Décision attendue
Le délibéré a été fixé au 9 mars 2026.


Mardi 24 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Le samedi 21 février 2026, vers 19 h 30, la brigade de recherches du commissariat de Golf-Sud a procédé à l’arrestation de D. C., âgé de 50 ans et employé dans une société locale, pour tentative de viol sur une déficiente mentale domiciliée à la cité SHS.


Tentative de viol sur une déficiente mentale

Un témoin a alerté la police, signalant que l’individu entraînait la victime dans un bâtiment isolé. L’homme a été surpris par les forces de l’ordre avant de commettre l’acte.

 

Lors de son audition, D. C. a reconnu les faits qui lui sont reprochés. La victime n’était pas présente sur les lieux au moment de l’intervention et fait l’objet de recherches actives.
 

Le procureur Saliou Dicko a été informé et une enquête a été ouverte pour recueillir le témoignage de la victime et établir les responsabilités. Les autorités rappellent l’importance de la vigilance des citoyens et de la signalisation de tout acte suspect pour prévenir des crimes graves.



Dimanche 22 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La gendarmerie sénégalaise poursuit son enquête sur un réseau présumé d’homosexuels à Pikine-Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, après plusieurs arrestations spectaculaires ces dernières semaines.


Pikine-Guédiawaye : La traque du réseau présumé d’homosexuels se poursuit

Le dossier avait d’abord éclaté avec l’interpellation de Zale Mbaye, connu sous le pseudonyme « Gueweul bou Gatt », impliqué dans des actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Les investigations ont révélé que Zale Mbaye était séropositif et bénéficiait déjà d’un traitement antirétroviral avant que l’information ne soit rendue publique, suscitant une attention médiatique importante et relançant la traque des autres membres du réseau.
 

Dans la continuité de cette affaire, les forces de l’ordre ont arrêté Dabakh, employé de Mame Ndiaye Savon, ainsi que Zo Baldé, un tailleur, lors d’une opération menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar sur avis du procureur Saliou Dicko. Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une délégation judiciaire ordonnée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.
 

Depuis le démantèlement du réseau, 24 personnes ont déjà été arrêtées, et d’autres interpellations sont envisagées pour cerner l’ampleur réelle de l’organisation. Les suspects sont actuellement détenus dans les locaux de la brigade, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
 

 

La révélation de cette enquête a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux et dans les quartiers concernés, où de nombreuses rumeurs ont circulé, entraînant parfois des tensions. Une intervention à la Cité Fadia, déclenchée par de fausses informations, a montré à quel point la désinformation pouvait provoquer des réactions incontrôlées : une foule s’était rassemblée dans un domicile, croyant y trouver un présumé homosexuel. Les forces de l’ordre ont dû disperser les individus, et aucune arrestation ni saisie n’a été effectuée. L’incident illustre la nécessité de vérifier les informations avant toute action.

 

Selon les enquêteurs, le réseau présumé ne se limite pas à Pikine-Guédiawaye et pourrait s’étendre à d’autres communes de la banlieue dakaroise. La justice cherche à identifier tous les membres et à comprendre les ramifications sociales et financières de l’organisation. L’implication de personnalités connues dans le dossier a également attiré l’attention des médias, renforçant la pression sur les forces de l’ordre pour mener une enquête rapide et complète.

 

Les autorités ont rappelé que la traque ne visait pas l’orientation sexuelle des individus mais les infractions pénales présumées, et qu’elles s’inscrivaient dans le cadre strict de la loi sénégalaise. Le procureur Saliou Dicko a insisté sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence et de laisser la justice faire son travail.



Dimanche 22 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un projet d’études à l’étranger a viré au scandale judiciaire. M. Diouf, élève dans un établissement privé de la place, et son professeur d’éducation physique et sportive ont été arrêtés pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux et usurpation de fonction. Ils sont actuellement placés en garde à vue au commissariat de Grand-Yoff.


Faux bulletin pour la France : un élève et son professeur d’EPS arrêtés à Grand-Yoff

Une plainte à l’origine de l’enquête

L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée le 19 février par le directeur de l’établissement « Les Pédagogues », après un signalement des services de l’Ambassade de France au Sénégal.

En cause : un bulletin scolaire présenté par l’élève dans le cadre d’une demande de préinscription en France. Malgré la présence d’un cachet et d’une signature apparemment authentiques, des incohérences relevées lors des vérifications ont éveillé les soupçons.
 

Un faux acheté à 15 000 FCFA

Interpellé par les enquêteurs, M. Diouf a reconnu avoir acquis le document falsifié pour la somme de 15 000 FCFA auprès de son professeur d’EPS, Bachir Koita. L’objectif était, selon ses aveux, de renforcer son dossier académique afin d’optimiser ses chances d’admission à l’étranger.

Les policiers ont alors monté une opération de souricière qui a permis d’interpeller l’enseignant au moment où il procédait à la remise de nouveaux faux bulletins.
 

Un système bien rodé

Lors de son audition, le professeur aurait reconnu avoir confectionné plusieurs faux documents scolaires. Ces pièces servaient, d’après les premiers éléments de l’enquête, à faciliter des transferts d’élèves ou à compléter des dossiers administratifs destinés à des représentations diplomatiques.

Les perquisitions ont permis la saisie de cachets d’établissements, de bulletins falsifiés, de supports numériques contenant des documents modifiés, ainsi que du matériel informatique et d’impression utilisé pour leur production.
 

Présentation au procureur

Les deux mis en cause devraient être déférés devant le procureur de la République ce lundi. Ils encourent des poursuites pour faux et usage de faux, des infractions sévèrement réprimées par le Code pénal.

Cette affaire met en lumière les dérives liées à la course aux études à l’étranger et rappelle la vigilance accrue des services diplomatiques dans la vérification des dossiers académiques.

 


Samedi 21 Février 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
1 2 3 4 5 » ... 87