Menu
L’actualité à Thiès et au Sénégal
Navigation
Société

Société sur Thies info

Accusés d’avoir usurpé l’identité de célèbres tradipraticiens pour promouvoir et vendre des médicaments sur TikTok, trois prévenus ont comparu devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Le procureur a requis trois ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA. Le verdict est attendu le 21 octobre 2026.


Arnaque présumée sur TikTok : Trois hommes attendent leur verdict le 21 octobre

Trois hommes poursuivis pour plusieurs infractions liées à l’utilisation frauduleuse d’identités numériques risquent une lourde peine de prison. Serigne Modou Abdoulaye Ndiaye, Abdou Bakh Mbaye et Mame Mor Sèye ont comparu ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, où ils doivent répondre d’accusations d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de charlatanisme, de mise en danger de la vie d’autrui et d’usurpation d’identité numérique.
 
Selon les faits exposés à l’audience, les prévenus auraient utilisé les visages, les vidéos et la notoriété de tradipraticiens connus pour attirer des clients sur le réseau social TikTok et commercialiser des médicaments. Parmi les personnes dont les images auraient été exploitées figurent Abdoulaye Diop, plus connu sous le nom de « Diop Khass », et Serigne Fallou Ndiaye Rakhma.
 
Cette utilisation présumée de l’identité et de la réputation d’autrui constitue le cœur du dossier judiciaire. Les contenus publiés sur les réseaux sociaux auraient servi à promouvoir les produits proposés aux internautes, en s’appuyant sur la notoriété de praticiens reconnus dans leur domaine.
 

Une interpellation par la brigade de recherches de Keur Massar

L’affaire a été portée devant la justice à la suite de l’intervention de la brigade de recherches de Keur Massar, qui a procédé à l’interpellation des trois mis en cause.
 
Plusieurs personnes se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Il s’agit notamment de Momath Niass, Mamadou Diallo, Souhaibou Mané, Serigne Fallou Ndiaye Rakhma et Abdoulaye Diop, dit « Diop Khass ».
 
Toutefois, aucun plaignant ne s’est présenté à l’audience, selon les informations rapportées sur cette affaire.
 

Les prévenus contestent les accusations

À la barre, les trois hommes ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. Ils ont soutenu qu’ils s’étaient limités à publier des vidéos des tradipraticiens dans le but d’assurer leur promotion.
 
Cette version n’a cependant pas convaincu le représentant du ministère public. Pour le procureur de la République, les éléments du dossier permettent de retenir les infractions poursuivies.
 
Dans ses réquisitions, il a demandé au tribunal de condamner les trois prévenus à trois ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA.
 

La défense dénonce une incohérence dans les poursuites

De son côté, Me Bachir Lo, avocat de la défense, a contesté la manière dont les poursuites ont été engagées. Il a notamment soulevé ce qu’il considère comme une incohérence dans le traitement judiciaire de l’affaire.
 
L’avocat s’est interrogé sur le fait que ses clients soient poursuivis pour avoir utilisé les vidéos de tradipraticiens exerçant eux-mêmes dans le même secteur d’activité. Il a notamment cité Abdoulaye Diop, dit « Diop Khass », et Serigne Fallou Ndiaye Rakhma.
 
Pour la défense, cette situation soulève une question d’équilibre dans l’application de la loi. Me Bachir Lo a ainsi plaidé la relaxe de ses clients concernant les autres infractions, tout en s’en remettant à l’appréciation du tribunal pour le chef de charlatanisme.

Le verdict attendu le 21 octobre

À l’issue des débats, l’affaire a été mise en délibéré. Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye doit rendre sa décision le 21 octobre 2026.
 
D’ici là, les trois prévenus restent présumés innocents. La décision du tribunal permettra de déterminer leur responsabilité pénale dans cette affaire qui met en lumière les risques liés à l’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux et à la commercialisation de produits présentés comme des médicaments.
 
Au-delà du sort judiciaire des trois hommes, le dossier rappelle l’importance de la vérification de l’identité des personnes qui proposent des produits de santé sur Internet, ainsi que la nécessité de distinguer la simple diffusion de contenus des éventuelles pratiques frauduleuses ou dangereuses pour les consommateurs.


Vendredi 16 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un enseignant répétiteur de 45 ans a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme par le tribunal des flagrants délits de Dakar dans une affaire impliquant une adolescente qu’il encadrait scolairement. Il était poursuivi pour plusieurs infractions, notamment des faits d’attentat à la pudeur avec violences, de corruption de mineure, de chantage et de collecte illicite de données personnelles.


Guédiawaye : deux ans de prison ferme pour un répétiteur accusé de chantage sexuel
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, le prévenu aurait secrètement enregistré une conversation au cours de laquelle son élève se confiait sur sa vie sentimentale. Cet enregistrement aurait ensuite été utilisé comme moyen de pression. L’enseignant aurait menacé de révéler les confidences de l’adolescente à son père si elle ne répondait pas à ses avances.
 
La jeune fille l’accuse également de l’avoir entraînée de force dans la salle où se déroulaient les répétitions afin de lui imposer des attouchements. Ces déclarations ont conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire destinée à examiner les faits dénoncés et à établir les responsabilités.
 
L’affaire a pris une tournure particulière lorsque le répétiteur a lui-même déposé une plainte pour diffamation contre la famille de l’adolescente auprès de la gendarmerie de Keur Massar. D’après le compte rendu disponible, cette plainte a été classée après l’audition de la jeune fille, tandis qu’une procédure a été engagée contre lui.
 
À la barre, le prévenu a contesté les accusations. Il aurait notamment invoqué un certificat médical ne faisant pas état de lésions vulvaires pour demander sa relaxe. Le tribunal a néanmoins prononcé une peine de deux ans de prison ferme.
 
Cette affaire soulève la question de la protection des élèves dans le cadre des cours particuliers. Les répétiteurs et autres encadreurs sont investis d’une responsabilité éducative qui doit s’exercer dans un cadre sûr, sans intimidation ni pression sexuelle.
 
Elle rappelle également que le chantage peut s’appuyer sur des informations personnelles, des confidences ou des contenus enregistrés à l’insu d’une personne. Les familles doivent pouvoir signaler les comportements préoccupants et obtenir une prise en charge adaptée lorsque la sécurité d’un enfant est menacée.
 
La condamnation constitue l’issue judiciaire rapportée dans ce dossier. Elle souligne la gravité des faits retenus par le tribunal et l’importance de mécanismes de protection permettant aux élèves de dénoncer les abus sans craindre de nouvelles pressions.


Vendredi 16 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une alerte sanitaire a mobilisé les autorités sénégalaises autour d’un conteneur de viande de buffle surgelée signalé comme impropre à la consommation humaine. L’objectif est de localiser la cargaison et d’empêcher sa mise en circulation tant que sa conformité sanitaire n’a pas été établie.


Port de Dakar : une cargaison de viande suspecte recherchée avant sa commercialisation
D’après les informations rapportées, l’alerte a été transmise par le Bureau central national d’Interpol à Banjul, en Gambie. La marchandise, transportée à bord du navire AURETTE A, est identifiée par le numéro de conteneur SEGU9649833.
 
Le lot aurait initialement été destiné au marché égyptien, où il aurait été refusé pour des raisons sanitaires. La cargaison aurait ensuite poursuivi son itinéraire dans lasous-région, notamment en passant par la Gambie et la Guinée-Bissau, avant que le navire ne se dirige vers Dakar.
 
Face au risque potentiel, le directeur général de la Police nationale, Mame Seydou Ndour, aurait saisi le directeur du Service national de l’Hygiène, le médecin-colonel Maodo Malick Diop, afin de coordonner les recherches et les mesures de contrôle.
 
Le numéro du conteneur constitue un élément central pour les opérations de traçabilité. Il doit permettre aux services concernés de retrouver la marchandise, de vérifier son statut et de prendre les mesures nécessaires si elle se trouve effectivement dans le circuit portuaire sénégalais.
 
L’enjeu est important pour la santé publique. Une denrée alimentaire déclarée impropre à la consommation ne doit pas être introduite sur le marché sans contrôles et décisions sanitaires appropriés. Les autorités doivent pouvoir vérifier les conditions de conservation, l’état du produit et les documents qui accompagnent son transport.
 
Cette affaire met également en évidence les défis liés au commerce international des produits alimentaires. Lorsqu’une cargaison est refusée dans un pays, sa destination ultérieure et son statut sanitaire doivent faire l’objet d’une traçabilité rigoureuse pour éviter qu’elle ne soit écoulée ailleurs.
 
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que la viande a été vendue au Sénégal ou consommée par la population. L’alerte porte sur la recherche de la cargaison et la nécessité d’empêcher sa commercialisation avant les vérifications nécessaires.
 
Les résultats des recherches, la localisation du conteneur et les décisions définitives concernant la marchandise restent à confirmer.
 


Vendredi 16 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

L’interpellation d’un boutiquier à Tenghori, dans la commune de Bignona, a ouvert un important volet d’investigations sur des violences sexuelles présumées visant des mineurs. Au 16 octobre 2026, cinq victimes présumées avaient été identifiées par les enquêteurs, selon les informations communiquées par les services de police.


Bignona : l’enquête s’étend après l’identification de cinq mineurs dans une affaire de violences sexuelles présumées
L’affaire a commencé le 12 octobre, à la suite d’un renseignement faisant état d’agissements sexuels présumés sur un adolescent de 17 ans. Les policiers du commissariat urbain de Bignona ont entrepris des vérifications et recueilli les déclarations du jeune homme en présence de son tuteur légal.
 
D’après son témoignage, le commerçant lui aurait offert un téléphone portable avant de le contraindre à avoir des relations sexuelles avec lui. L’adolescent a déclaré que les faits se seraient répétés à trois reprises. Il a également signalé la présence d’une tablette électronique laissée dans l’antichambre du suspect, appareil que les policiers auraient retrouvé lors de leur intervention.
 
Les investigations ont ensuite conduit les enquêteurs à s’intéresser à d’autres jeunes garçons. Selon les informations rapportées, le commerçant aurait utilisé des cadeaux et des denrées alimentaires pour attirer certains mineurs dans son commerce. Les enquêteurs cherchent à déterminer les circonstances exactes de ces contacts et à vérifier les déclarations recueillies.
 
L’identification de cinq victimes présumées constitue un élément majeur du dossier. Elle montre l’importance de recueillir les témoignages et de rechercher d’éventuels autres faits, tout en évitant de tirer des conclusions avant la fin des investigations.
 
Le suspect a été interpellé le 15 octobre après avoir été informé de son droit à l’assistance d’un avocat. La procédure doit permettre de confronter les déclarations, d’examiner les éléments matériels et de préciser les faits qui pourraient être retenus contre lui.
 
Cette affaire met en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des mineurs, notamment dans les relations de proximité entre adultes et enfants. Les parents, les responsables éducatifs et les acteurs communautaires ont un rôle important dans la prévention des abus et le signalement des situations préoccupantes.
 
Les mineurs concernés doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement adapté, dans le respect de leur vie privée. La diffusion de leur identité ou de détails permettant de les reconnaître risquerait de leur causer un préjudice supplémentaire.
 
L’enquête se poursuit sous l’autorité judiciaire. Les responsabilités du suspect devront être établies au terme de la procédure, sur la base des preuves et des témoignages examinés par les autorités compétentes.


Vendredi 16 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un cambriolage ayant entraîné le vol de 19 téléphones portables a conduit à l’interpellation d’un conducteur de Tiak-Tiak à Bambey. L’enquête vise à identifier les auteurs du vol, à retrouver les appareils dérobés et à déterminer le rôle éventuel de la personne arrêtée.


Bambey : 19 téléphones volés lors d’un cambriolage, un conducteur de Tiak-Tiak arrêté
Le nombre de téléphones concernés donne une idée de l’importance du préjudice matériel signalé. Pour un commerce spécialisé dans la vente ou la réparation d’appareils électroniques, la disparition d’un tel stock peut représenter une perte financière significative et perturber les activités.
 
Les circonstances précises de l’effraction, notamment le lieu ciblé, l’heure du cambriolage et les conditions dans lesquelles les malfaiteurs auraient accédé aux téléphones, restent à confirmer à partir du compte rendu complet de l’enquête.
 
L’arrestation du conducteur de Tiak-Tiak constitue une étape des investigations. Toutefois, elle ne permet pas de conclure automatiquement à sa participation au cambriolage. Les enquêteurs doivent établir les liens éventuels entre le suspect, les objets recherchés et les personnes qui auraient commis le vol.
 
Dans ce type d’affaire, plusieurs pistes peuvent être examinées : les déplacements effectués avant et après les faits, les témoignages recueillis dans le voisinage, les images de vidéosurveillance lorsqu’elles existent et les conditions dans lesquelles les appareils auraient été transportés ou proposés à la revente.
 
Les téléphones portables disposent souvent de références permettant de les identifier. Les numéros de série, les justificatifs d’achat et les documents attestant leur propriété peuvent aider à les distinguer des appareils acquis légalement.
 
La lutte contre le recel est également essentielle pour réduire les débouchés des produits volés. Lorsqu’un marché parallèle permet d’écouler rapidement les biens dérobés, les auteurs de cambriolages peuvent être encouragés à renouveler leurs actes.
 
Pour les commerçants, la sécurisation des locaux, l’inventaire régulier des stocks et la conservation des références des appareils peuvent faciliter les démarches en cas de vol. Le dépôt rapide d’une plainte contribue également à enclencher les recherches.
 
La suite de l’enquête devra préciser les circonstances du cambriolage, le nombre de personnes impliquées et le sort des 19 téléphones. En attendant, la présomption d’innocence doit être respectée à l’égard du conducteur interpellé.
 


Vendredi 16 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Les populations interpellent les autorités face aux difficultés de circulation et aux risques d’accident devant les maisons


THIÈS – GRAND THIÈS : L’ÉTAT DES ROUTES PENDANT L’HIVERNAGE INQUIÈTE LES HABITANTS
À Grand Thiès, plusieurs routes deviennent difficiles, voire impraticables, pendant l’hivernage. Les fortes pluies entraînent la formation de flaques d’eau, de mares et de profondes ravines, tandis que la boue rend la circulation particulièrement pénible. Dans certains quartiers, l’absence de drainage et l’obstruction des caniveaux aggravent encore la situation.
 
Pour contourner les zones dégradées ou impraticables, les automobilistes, les conducteurs de deux-roues, les charretiers et les conducteurs de calèches empruntent parfois les passages situés devant les maisons. Ces espaces, qui servent habituellement d’accès aux habitations et de lieux de passage pour les riverains, se transforment ainsi en itinéraires de substitution.
 
Cette situation augmente les risques d’accident, notamment pour les enfants présents aux abords des habitations. Les familles redoutent les collisions entre les véhicules, les engins à deux roues et les riverains, particulièrement aux heures de forte circulation. Les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite sont également exposées aux difficultés liées à la boue, aux eaux stagnantes et au passage fréquent des véhicules devant les concessions.
 
Les habitants dénoncent également le manque d’entretien des voies. Selon eux, certaines routes ne bénéficient pas de travaux réguliers de reprofilage, de remblaiement ou de curage des caniveaux. À chaque pluie importante, les mêmes difficultés réapparaissent, avec des chaussées dégradées, des accès bloqués et des risques accrus pour les usagers.
 
Les riverains demandent aux autorités municipales et aux services compétents de prendre des mesures urgentes pour améliorer la circulation pendant l’hivernage. Ils souhaitent notamment la réhabilitation des axes les plus endommagés, l’aménagement de systèmes d’évacuation des eaux pluviales, le désensablement des caniveaux et la sécurisation des abords des maisons.
 
Ils rappellent que les devantures des habitations ne doivent pas servir de voies de passage permanentes.

Une intervention rapide permettrait de réduire les risques d’accident, de faciliter les déplacements des populations et de préserver la sécurité des familles vivant dans les quartiers concernés.


Jeudi 15 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Arrêtée à Dakar à la suite de publications controversées sur les réseaux sociaux, l’influenceuse Mariama Bah, connue sous le pseudonyme de Nourah Bah, a été placée sous mandat de dépôt. Alors que la procédure portait initialement sur ses publications, les enquêteurs s’intéressent désormais à l’origine de ses documents d’état civil et à un jugement supplétif qui aurait été obtenu au tribunal de Louga par l’intermédiaire d’un tiers. Retour sur les principales étapes de cette affaire.


AFFAIRE NOURAH BAH : DE SON ARRESTATION À LA PRISON, COMMENT LE DOSSIER A PRIS UNE NOUVELLE TOURNURE

L’affaire Nourah Bah continue de susciter l’attention au Sénégal. En quelques jours, le dossier de cette influenceuse a pris une nouvelle dimension judiciaire. Partie de publications controversées sur les réseaux sociaux, la procédure s’intéresse désormais également à l’origine de ses documents d’état civil et aux circonstances dans lesquelles de nouvelles pièces d’identité auraient été obtenues.
 
Connue sous le pseudonyme de Nourah Bah et présentée sous le nom de Mariama Bah dans les informations relatives à la procédure, l’intéressée a été interpellée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), avant d’être déférée au parquet puis placée sous mandat de dépôt par le juge du huitième cabinet du tribunal de Dakar.
 

Des publications à l’origine de l’affaire

L’affaire trouve son origine dans des publications diffusées par Nourah Bah sur les réseaux sociaux. Certains propos qui lui sont attribués auraient été jugés injurieux et contraires aux bonnes mœurs.
 
À la suite de ces publications, la Division spéciale de cybersécurité a ouvert des investigations afin de déterminer la nature des contenus incriminés et les responsabilités éventuelles de leur auteure présumée.
 
Les faits évoqués dans la procédure concernent notamment des injures et des discours contraires aux bonnes mœurs. D’autres qualifications ont également été mentionnées au cours de l’évolution du dossier.
 

L’interpellation et le déferrement au parquet

L’intervention des enquêteurs marque le début d’une procédure qui va rapidement prendre une tournure judiciaire. Après son interpellation, Nourah Bah est entendue dans le cadre de l’enquête portant sur ses publications.
 
Le lundi 12 octobre 2026, elle est déférée au parquet de Dakar. Cette étape permet au ministère public d’examiner les éléments recueillis par les enquêteurs et de déterminer les suites à donner à l’affaire.
 
Le dossier connaît ensuite de nouveaux développements avant d’être confié à un juge d’instruction. Les investigations ne se limitent alors plus aux seuls contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
 

L’ouverture d’une information judiciaire

Une information judiciaire est ouverte et le dossier est confié au juge du huitième cabinet du tribunal de Dakar.
 
Cette procédure permet au magistrat instructeur d’approfondir les investigations, d’examiner les éléments disponibles et d’entendre la personne mise en cause.
 
Les accusations rapportées portent notamment sur des injures, des faits présumés de faux et usage de faux ainsi que des discours contraires aux bonnes mœurs.
 
À ce stade, les faits reprochés à l’influenceuse restent soumis à l’examen de la justice. L’ouverture d’une information judiciaire ne constitue pas une déclaration de culpabilité.
 

Le placement sous mandat de dépôt

Le mercredi 14 octobre 2026, Nourah Bah est placée sous mandat de dépôt par le juge du huitième cabinet du tribunal de Dakar.
 
Cette décision marque une étape importante dans la procédure. L’influenceuse est désormais détenue dans le cadre de l’instruction judiciaire portant sur les faits qui lui sont reprochés.
 
Mais alors que l’attention se concentrait jusque-là sur ses publications, un autre volet commence à prendre de l’importance : celui de ses documents d’identité.
 

L’état civil au cœur des investigations

Les vérifications se tournent vers l’origine des documents d’état civil détenus par l’influenceuse et les conditions dans lesquelles ils auraient été établis.
 
Les investigations concernent notamment Nguidilé, présentée comme sa commune de naissance. Les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances dans lesquelles une anomalie aurait été signalée sur son acte de naissance et les démarches entreprises par la suite.
 
Selon le récit attribué à Nourah Bah lors de son audition, elle possédait depuis son enfance un extrait de naissance qu’elle aurait utilisé durant sa scolarité.
 
En 2023, alors qu’elle cherchait à obtenir un document plus récent, elle aurait appris qu’une autre personne était enregistrée sous le même numéro d’acte.
 
Cette situation l’aurait poussée à rechercher une solution pour obtenir de nouvelles pièces d’état civil.
 

Le recours à un intermédiaire

Toujours selon les déclarations qui lui sont attribuées, Nourah Bah aurait sollicité un contact afin de l’aider dans ses démarches administratives.
 
Elle lui aurait remis plusieurs documents, notamment des pièces relatives à ses parents et à son identité, pour engager une procédure visant à obtenir de nouveaux documents.
 
Environ une semaine plus tard, cet intermédiaire lui aurait remis un nouvel acte de naissance, des volets d’état civil ainsi qu’une copie littérale.
 
Les enquêteurs devront établir les circonstances exactes de ces démarches, vérifier les documents concernés et déterminer le rôle éventuel de cet intermédiaire.
 

La piste du jugement supplétif obtenu à Louga

Le jeudi 15 octobre 2026, un nouveau développement vient élargir le champ des investigations. Les enquêteurs s’intéressent désormais à un jugement supplétif qui aurait été obtenu au tribunal de Louga.
 
Un jugement supplétif est une décision judiciaire qui peut permettre de faire établir un acte de naissance lorsqu’une naissance n’a pas été déclarée dans les délais prévus par la loi, sous réserve du respect de la procédure applicable.
 
Dans le dossier Nourah Bah, les investigations devront notamment déterminer si une telle décision a effectivement été rendue, quelles pièces ont été produites à l’appui de la demande et dans quelles conditions les documents qui en auraient découlé ont été délivrés.
 
Le rôle de l’intermédiaire évoqué dans les déclarations de l’intéressée constitue également un point à éclaircir.
 
Pour l’heure, l’existence d’une piste d’enquête ne permet pas de conclure à une fraude établie. Seules les vérifications judiciaires permettront de déterminer si la procédure a été régulièrement menée ou si des irrégularités ont été commises.
 

Deux volets dans une même affaire

L’affaire Nourah Bah comporte désormais deux principaux volets.
 
Le premier concerne les publications diffusées sur les réseaux sociaux et les infractions présumées qui leur sont associées.
 
Le second porte sur les documents d’identité, l’anomalie signalée sur l’acte de naissance et la procédure qui aurait conduit à l’obtention de nouvelles pièces auprès des services compétents.
 
Les enquêteurs devront examiner séparément les faits liés aux publications et ceux concernant l’état civil, afin d’établir les éventuelles responsabilités.
 

Les questions qui restent en suspens

Plusieurs interrogations demeurent au cœur du dossier : quelle est l’origine exacte de l’anomalie signalée sur le premier acte de naissance ? Un jugement supplétif a-t-il effectivement été rendu à Louga ? Quelles démarches ont été entreprises pour obtenir les nouveaux documents ? Quel rôle l’intermédiaire évoqué aurait-il joué ?
 
Les investigations devront également préciser les éléments matériels soutenant les accusations liées aux publications sur les réseaux sociaux.
 
Les réponses à ces questions dépendront des vérifications administratives, des auditions et des pièces examinées par le juge d’instruction.
 

Une affaire toujours en cours d’instruction

De son interpellation à son placement sous mandat de dépôt, l’affaire Nourah Bah a connu plusieurs étapes judiciaires en l’espace de quelques jours.
 
Ce qui apparaissait initialement comme une procédure liée à des publications sur les réseaux sociaux s’étend désormais à des questions concernant l’état civil et les conditions d’obtention de documents administratifs.
 
La piste du jugement supplétif de Louga constitue aujourd’hui un nouvel axe d’investigation. Les autorités judiciaires devront établir les circonstances exactes des démarches entreprises et déterminer si des infractions ont été commises.
 
En attendant les conclusions de l’instruction, Nourah Bah bénéficie de la présomption d’innocence. Son placement sous mandat de dépôt ne constitue pas une condamnation définitive.


Jeudi 15 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (3)

Un marchand ambulant de 42 ans a été condamné à six mois d’emprisonnement ferme par le tribunal, dans une affaire impliquant une fillette de huit ans qui vendait de l’eau fraîche à proximité d’une école située dans le camp militaire de Thiaroye. Selon les informations rapportées par la presse, le prévenu a toutefois été relaxé du chef d’attentat à la pudeur.


THIAROYE : Un marchand ambulant condamné à six mois de prison ferme

Une intervention décisive du gardien

Les faits remontent au 19 septembre, aux environs de 11 heures, dans l’enceinte d’un établissement scolaire primaire situé au camp militaire de Thiaroye. Ce jour-là, une fillette de huit ans, qui vendait de l’eau fraîche devant l’école fermée pour les vacances, aurait été invitée par le marchand ambulant à le précéder dans les blocs sanitaires.
 
D’après le compte rendu de L’Observateur, le gardien de l’établissement, qui suivait la scène, aurait surpris les deux personnes à l’intérieur des toilettes. Son intervention a conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire contre le quadragénaire.
 

Le prévenu conteste les faits

À la barre, le marchand ambulant a nié les faits concernant l’enfant. Il a déclaré ne pas la connaître et affirmé qu’au moment de l’incident, il se trouvait à une cinquantaine de mètres de l’école, où il fumait du cannabis.
 
Il a cependant reconnu la détention du produit retrouvé sur lui. Au cours des débats, le juge lui a opposé des déclarations antérieures consignées dans le dossier d’enquête.
 
La fillette et le gardien n’étaient pas présents à l’audience. Les déclarations recueillies durant l’enquête ont néanmoins été évoquées au cours des débats judiciaires.
 

Six mois de prison ferme

Le ministère public a estimé que les circonstances de l’intervention et les éléments du dossier justifiaient une condamnation. De son côté, la défense a contesté la solidité des accusations concernant l’enfant et plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
 
Au terme de l’audience, le tribunal a distingué les différentes infractions poursuivies. Selon le compte rendu de L’Observateur, le prévenu a été relaxé du chef d’attentat à la pudeur, mais déclaré coupable d’autres infractions retenues contre lui, notamment le détournement de mineure et l’usage de cannabis.
 
Il a finalement écopé de six mois d’emprisonnement ferme.
Cette affaire remet en lumière la question de la protection des enfants dans les espaces publics et aux abords des établissements scolaires, ainsi que l’importance de la vigilance des adultes face aux situations susceptibles de mettre les mineurs en danger.


Jeudi 15 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
1 2 3 4 5 » ... 167


LE CARNET D’ADRESSES

Séjourner.
Se retrouver.

Hôtels & restaurants de Thiès

THIÈS-VILLE · 25 ADRESSES

Adresses recensées le 9 septembre 2026. Appelez l’établissement pour confirmer ses horaires et disponibilités.

À propos de cet annuaire

Ce répertoire couvre Thiès-ville et n’est pas exhaustif. Les hôtels avec restaurant figurent dans les deux filtres. Les coordonnées proviennent des sources accessibles sous chaque fiche ; les établissements n’ont pas été contactés.

Proposer une adresse ou une correction