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L’actualité à Thiès et au Sénégal
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Société sur Thies info
Une altercation survenue à bord d’un bus reliant Touba à Thiès a conduit un jeune électricien de 21 ans devant le Tribunal d’instance de Thiès. El Hadj était poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant occasionné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours à B. Ndiaye, un septuagénaire.
Selon les éléments évoqués à l’audience, le jeune homme aurait semé le désordre durant le trajet. Une vieille dame aurait tenté de le raisonner, mais la situation aurait rapidement dégénéré. Le prévenu s’en serait pris à elle, en lui portant plusieurs coups.
Face à cette scène, B. Ndiaye, qui voyageait également dans le bus, est intervenu pour demander au jeune homme de laisser la dame tranquille. Cette intervention lui a valu d’être pris à partie à son tour.
À la barre, le septuagénaire, visiblement ému, a expliqué avoir reçu plusieurs coups de poing au niveau de la bouche. Les violences lui auraient fait perdre quatre dents. Un certificat médical a par ailleurs fait état d’une ITT de 15 jours.
Le prévenu a reconnu les faits devant le tribunal, tout en les présentant comme une erreur.
Après les débats, le procureur de la République a requis deux mois de prison ferme contre El Hadj. Le Tribunal d’instance de Thiès a suivi le réquisitoire et l’a déclaré coupable de coups et blessures volontaires.
Le jeune électricien a finalement été condamné à deux mois de prison ferme, assortis d’une amende de 20 000 francs CFA.
Déjà incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Thiès, M. Ndiaye, âgé de 25 ans, s’est retrouvé une nouvelle fois devant la justice pour des faits de coups et blessures volontaires commis sur son codétenu A.S.
Les faits se sont déroulés au sein de la prison, à la suite d’une première altercation entre les deux détenus. Après cette bagarre, les agents de l’administration pénitentiaire étaient intervenus pour les séparer, pensant avoir mis fin au différend.
Mais la situation a rapidement dégénéré à nouveau. Selon les éléments présentés devant le Tribunal d’instance de Thiès, M. Ndiaye aurait rejoint son codétenu dans la chambre froide de la MAC avant de s’en prendre une nouvelle fois à lui. L’agression lui aurait occasionné des blessures.
Appelé à s’expliquer à la barre, le prévenu n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés. Il les a reconnus avant de présenter ses excuses.
Le procureur de la République a requis l’application de la loi.
Au terme des débats, le Tribunal d’instance de Thiès a déclaré M. Ndiaye coupable de coups et blessures volontaires et l’a condamné à deux mois de prison ferme.
Dix hommes, présentés comme des membres de cellules culturelles communément appelées « leul », ont été interpellés à Mbour à la suite d’une sortie du Kankourang qui aurait été organisée en violation d’une interdiction administrative.
Une pratique jusque-là peu connue du grand public attire de plus en plus l’attention des acteurs de la santé au Sénégal. Il s’agit du « Tababa », également appelé « Soungouto » ou « Jumbo », un produit à base de tabac qui serait utilisé par voie vaginale par certaines femmes dans le but de rechercher des sensations particulières.
L’objectif est notamment d’éviter que des femmes utilisent ces produits sans connaître précisément les risques auxquels elles pourraient s’exposer.
Une affaire opposant un berger à deux cultivateurs a été examinée par le tribunal des flagrants délits de Thiès. Au cœur du dossier : une dispute liée au passage d’un troupeau dans une zone agricole, qui a dégénéré en affrontement physique et s’est soldée par de graves blessures.
La Brigade de recherches (BR) de Keur Massar a démantelé un réseau soupçonné d’avoir escroqué des candidats à l’emploi à travers de fausses promesses professionnelles. Huit personnes ont été interpellées et déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye.
Une enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar a permis de mettre au jour un réseau présumé d’escroquerie opérant dans le secteur de Jaxaay Extension. Huit personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.
Parmi les suspects figurent des étudiants, un élève, un maçon, un électricien, un chauffeur et une enseignante. Ils ont été présentés au procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, le vendredi 18 septembre 2026.
Les mis en cause sont poursuivis, selon les éléments de l'enquête, pour association de malfaiteurs, escroquerie faisant appel à l'épargne publique et défaut d'ouverture d'un établissement public sans autorisation de l'autorité administrative.
Une enquête déclenchée par un renseignement
L'affaire a commencé à la suite d'un renseignement exploité par les enquêteurs de la BR de Keur Massar. Des gendarmes en civil ont progressivement identifié un groupe installé à Jaxaay Extension.
Le réseau se présentait sous le nom de « Qnet Infinity Millenials ». Les enquêteurs se sont rendus sur place afin de vérifier les informations recueillies.
Ils ont découvert une maison utilisée à la fois comme dortoir et comme salle de formation pour les personnes recrutées. Au moment de l'intervention, quatre responsables présumés et quatre autres membres du réseau se trouvaient sur les lieux et dispensaient des cours.
Vingt-quatre victimes identifiées
Au cours de l'opération, les enquêteurs ont identifié 24 personnes présentées comme victimes, dont 17 filles et 7 garçons. Toutes étaient de nationalité sénégalaise.
Les victimes ont été entendues dans le cadre de l'enquête avant d'être libérées.
Une perquisition effectuée dans les locaux a également permis aux gendarmes de saisir différents matériels, documents et produits liés aux activités proposées par le groupe.
Des promesses d'emploi contre plusieurs centaines de milliers de francs
Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, les personnes présentées comme des « leaders » utilisaient notamment une plateforme pour attirer de nouveaux adhérents.
Les candidats auraient été convaincus qu'ils pouvaient obtenir un emploi au sein d'une entreprise en échange du versement d'une somme comprise entre 600 000 et 900 000 francs CFA.
Le système reposait également sur la promesse d'une amélioration des conditions de vie et de revenus, présentée comme supérieure aux possibilités offertes par les circuits professionnels classiques.
Pour intégrer le réseau, les nouveaux adhérents devaient notamment débourser au moins 600 000 francs CFA afin d'acquérir un produit de leur choix. En contrepartie, ils devaient bénéficier d'une formation et de possibilités de revenus.
Une structure sans autorisation
L'enquête a toutefois révélé que les formations étaient dispensées dans un établissement présenté comme clandestin. Selon les constatations des enquêteurs, la structure ne disposait pas de l'autorisation administrative nécessaire à son fonctionnement et n'aurait pas versé les redevances correspondantes au Trésor.
Après les auditions et les opérations de perquisition, les huit suspects ont été déférés au parquet. La procédure judiciaire doit désormais permettre de déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire et l'ampleur exacte du préjudice éventuellement subi par les personnes recrutées.
Le footballeur international sénégalais Sadio Mané a officiellement lancé, ce samedi à Bambali, son projet agro-industriel SM10-Agro. À travers cette initiative, il veut contribuer à la création d’emplois, à la valorisation des terres et au développement économique de sa région natale.
La cérémonie de pose de la première pierre de SM10-Agro s’est déroulée à Bambali, en présence de nombreux fils du terroir. Principal promoteur du projet, Sadio Mané a livré un message particulièrement tourné vers la jeunesse et le développement local.
Prenant la parole, l’international sénégalais a expliqué avoir longuement réfléchi à la manière dont il pouvait contribuer au développement de la Casamance.
« Votre projet est là. J’ai pris du temps pour savoir ce que je pourrais apporter à toute la Casamance. Maintenant je veux vous dire que votre projet est enfin là. Il ne m’appartient pas, il est à vous », a déclaré Sadio Mané.
Des recrutements fondés sur les compétences
Le joueur a également annoncé que les populations locales auront un rôle important dans le fonctionnement de l’entreprise. Il a notamment évoqué le recrutement de différents profils, sur la base des qualifications et des compétences.
Selon Sadio Mané, les candidatures seront étudiées afin d’identifier les personnes pouvant occuper les différents postes au sein de la structure.
« Je prendrai vos CV et en fonction du niveau intellectuel et des capacités de chacun, je ferai les choix pour les recrutements », a-t-il expliqué.
Pour le footballeur, le projet doit ainsi être considéré comme une opportunité collective et non comme une initiative réservée à une seule personne.
Créer des emplois et valoriser les terres
Avec SM10-Agro, Sadio Mané entend également apporter une réponse aux difficultés rencontrées par une partie de la jeunesse, notamment en matière d’emploi et d’opportunités économiques.
L’objectif affiché est de développer l’activité agricole, de transformer et valoriser les productions locales, mais aussi de créer de nouvelles possibilités professionnelles dans la région.
Le projet ambitionne ainsi de contribuer à la création de valeur à Bambali et, plus largement, dans la région de Casamance.
« Construire son avenir sur sa propre terre »
Dans son intervention, Sadio Mané a particulièrement insisté sur la nécessité de donner aux jeunes la possibilité de construire leur avenir dans leur propre région.
Son ambition est de montrer qu’un jeune Casamançais peut trouver sur place les moyens de travailler, d’entreprendre et de participer au développement de son territoire, sans être systématiquement contraint de partir à la recherche d’opportunités ailleurs.
Pour le promoteur de SM10-Agro, la pose de cette première pierre représente donc bien plus que le début d’un chantier.
Il y voit le point de départ d’une nouvelle dynamique économique et sociale.
« J’espère que demain, nos enfants pourront regarder cette terre et dire : ici quelque chose a commencé », a-t-il déclaré.
Au-delà du football
Sadio Mané a enfin évoqué l’héritage qu’il souhaite laisser derrière lui. Après une carrière marquée par les buts, les trophées et les grandes compétitions internationales, l’attaquant sénégalais veut également être associé à des initiatives ayant un impact concret sur son pays.
À travers SM10-Agro, il entend inscrire son action dans une perspective plus large : créer des emplois, soutenir l’agriculture, accompagner les acteurs locaux et participer au développement économique et social de Bambali et de toute la Casamance.
La pose de la première pierre marque ainsi le début d’un projet dont les prochaines étapes seront particulièrement suivies par les populations locales, notamment sur les questions liées aux activités agricoles, aux recrutements et aux retombées économiques attendues.
Un maître d’hôtel de 24 ans, identifié par les initiales B. Dramé, a été interpellé par les policiers du commissariat des Parcelles Assainies dans une affaire présumée de chantage sexuel, de détention et de menaces de diffusion de données à caractère personnel.
Domicilié à l’Unité 17, le jeune homme fait l’objet d’une plainte déposée par une femme de 25 ans, Y. Souané. Selon les informations rapportées par Libération, cette dernière affirme avoir entretenu une relation avec le mis en cause et l’accuse d’avoir détenu des vidéos intimes la mettant en scène.
956 000 FCFA versés
D’après la plaignante, ces contenus auraient ensuite été utilisés pour exercer des pressions sur elle. Elle affirme avoir effectué plusieurs versements d’argent, pour un montant total de 956 000 FCFA, afin d’éviter une éventuelle diffusion des vidéos.
Toujours selon son témoignage, une partie de cette somme provenait de fonds initialement destinés aux soins de son fils malade.
Le suspect reconnaît les pressions
Entendu par les enquêteurs, B. Dramé aurait reconnu l’existence de la relation ainsi que la détention des images et les pressions exercées pour obtenir de l’argent.
Il conteste toutefois avoir filmé la jeune femme à son insu lors de rapports sexuels. Selon sa version, certaines vidéos provenaient d’appels vidéo et d’autres lui auraient été directement envoyées par la plaignante.
D’autres personnes apparaissent dans les fichiers
L’exploitation du téléphone du suspect, un iPhone 12, aurait permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs fichiers vidéo et photographiques à caractère sexuel mettant en scène Y. Souané, mais également d’autres personnes.
Cette découverte pourrait conduire les enquêteurs à vérifier si d’autres personnes ont été confrontées à des faits similaires.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles les contenus ont été obtenus et utilisés. À ce stade, le suspect reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision de justice.
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