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L’actualité à Thiès et au Sénégal
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25/08/2026
Société sur Thies info
La campagne « 30 jours pour le juste prix » veut s’imposer comme un mouvement citoyen contre la vie chère au Sénégal. Mais après les premières mobilisations, les initiateurs font face à un double défi : réussir à transformer la colère exprimée sur les réseaux sociaux en mobilisation durable et éviter que leur mouvement ne soit assimilé à une initiative politique.
Le contexte économique explique en partie la naissance de cette campagne. À Dakar, certains produits de consommation courante ont connu d’importantes hausses. Au marché Castors, le prix du chou, par exemple, aurait fortement augmenté, tandis que d’autres légumes et la viande connaissent également des niveaux de prix jugés élevés par les consommateurs.
Les initiateurs de la campagne veulent notamment documenter les prix, recueillir les témoignages des consommateurs et interpeller les autorités sur la nécessité d’une meilleure régulation de certains produits.
Mais la première mobilisation concrète, baptisée « La Marche des paniers vides », aurait enregistré une participation jugée relativement faible par certains observateurs. Cette situation pose une question centrale : le mouvement parviendra-t-il à transformer la mobilisation numérique en une présence importante sur le terrain ?
À cette difficulté s’ajoutent les soupçons de récupération politique. La présence de certaines figures identifiées politiquement, notamment le député Guy Marius Sagna, a alimenté les interrogations d’une partie de l’opinion. Les initiateurs rejettent toutefois l’idée d’une instrumentalisation politique et affirment que la démarche reste citoyenne et spontanée.
Pour tenter de donner une dimension plus concrète au mouvement, les organisateurs annoncent également une plateforme destinée à recueillir les signalements concernant les prix et à les transmettre aux autorités compétentes.
La prochaine étape sera donc déterminante. Le collectif devra convaincre au-delà des réseaux sociaux, maintenir la mobilisation et surtout démontrer que son action peut produire des résultats concrets sur le terrain.
Une nouvelle opération contre la migration irrégulière a été menée en Gambie. Le 4 septembre 2026, les services gambiens de l’immigration ont intercepté 76 personnes présentées comme des candidats à la migration irrégulière.
L’opération s’est déroulée à Tanji, dans le cadre d’une intervention menée par l’Unité de patrouille frontalière du Département de l’Immigration de la Gambie, avec l’appui de partenaires espagnols.
Le groupe était composé de plusieurs nationalités. Parmi les personnes interceptées figuraient 20 Sénégalais, 7 Gambiens, 6 Maliens et 43 Guinéens.
Le groupe comptait également des femmes et des mineurs : au total, 54 hommes, 14 femmes et des personnes mineures auraient été interceptés.
Les forces de sécurité ont également saisi une pirogue en bois, un tricycle, deux moteurs de bateau ainsi que plusieurs bidons de carburant. Certains contenants avaient une capacité de 60 litres et d’autres de 30 litres.
Un individu présenté comme un présumé passeur a également été arrêté et placé en garde à vue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer comment cette tentative de départ a été organisée et à identifier les éventuels membres du réseau impliqué.
Cette nouvelle interception montre que les départs clandestins restent une réalité dans la sous-région. La présence de ressortissants sénégalais parmi les personnes interceptées rappelle également les risques auxquels sont exposés les candidats à ces voyages et le rôle joué par les réseaux de passeurs.
La Brigade de recherches de Faidherbe, relevant de la Compagnie de gendarmerie de Dakar, a mis la main sur une ressortissante guinéenne soupçonnée d’usurpation d’identité. L’affaire a débuté après un signalement effectué par les services de Sonatel concernant l’utilisation suspecte d’une carte nationale d’identité appartenant à une citoyenne sénégalaise.
Selon les éléments de l’enquête, la mise en cause aurait utilisé cette pièce d’identité pour souscrire à un abonnement Wi-Fi auprès d’Orange Sénégal. Les faits remontent à octobre 2025, mais l’affaire n’a véritablement connu son dénouement que plusieurs mois plus tard, avec l’intervention des enquêteurs de la Brigade de recherches de Faidherbe.
Interrogée par les gendarmes, la ressortissante guinéenne aurait reconnu être en possession de la carte d’identité de la Sénégalaise depuis plusieurs années. Elle aurait expliqué avoir trouvé le document dans une boîte de nuit située au Point E, à Dakar. Malgré cette explication, l’utilisation du document pour effectuer une démarche administrative a conduit les enquêteurs à s’intéresser à son identité et aux circonstances exactes de la possession de cette pièce.
L’interpellation est intervenue le 4 septembre 2026, vers 23 h 20, à Sébikotane, à la suite du signalement transmis par les services de Sonatel. La suspecte a été placée en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
Cette affaire remet en lumière les risques liés à la circulation et à l’utilisation frauduleuse des pièces d’identité. Les enquêteurs devront notamment déterminer si la carte a uniquement servi à obtenir un abonnement ou si elle a été utilisée dans d’autres démarches.
À Touba, une gérante d’un point de transfert d’argent est poursuivie dans une affaire portant sur un important manque financier.
Ndiabou Diallo est poursuivie pour abus de confiance dans un dossier portant sur plusieurs millions de francs CFA. Le montant évoqué dans la procédure est de 18,488 millions de francs CFA.
L’affaire concerne la gestion des fonds d’une agence de transfert d’argent. Un écart important aurait été constaté, conduisant à l’ouverture d’une procédure judiciaire contre la gérante.
Le dossier a été soumis à la justice, qui doit déterminer les circonstances exactes de la disparition des fonds et établir les éventuelles responsabilités.
Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre la prévenue.
Cette affaire intervient dans un contexte où les agences de transfert d’argent jouent un rôle central dans les transactions quotidiennes au Sénégal. La gestion de sommes importantes impose ainsi des procédures strictes de contrôle afin d’éviter les détournements et les erreurs de caisse.
La décision définitive du tribunal permettra de connaître le sort judiciaire réservé à la prévenue.
Un drame s’est produit vendredi à Ndiréne, dans la commune de Réfane, département de Bambey. Une femme mariée et mère de famille, identifiée comme Khady Dione, a été retrouvée morte dans un puits.
Selon les informations rapportées par Seneweb, les habitants ont découvert ses chaussures à proximité du puits. Cette découverte a rapidement suscité l’inquiétude et conduit à l’alerte des secours.
Les sapeurs-pompiers ainsi que les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur place. Après plusieurs opérations, les secours sont finalement parvenus à récupérer le corps sans vie de la victime.
La dépouille a ensuite été transportée à la morgue de l’hôpital de Bambey.
Les témoignages recueillis sur place indiqueraient que la victime souffrait de troubles psychiques récurrents et bénéficiait d’un suivi médical.
Les circonstances exactes de sa mort restent néanmoins à établir. Une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément ce qui s’est passé avant sa chute dans le puits.
Le drame a plongé les habitants de Ndiréne dans la consternation, alors que la famille tente désormais de comprendre les circonstances ayant conduit à cette disparition tragique.
À Ngor, une femme a réussi à résister à une agression qui aurait pu se transformer en viol. L’affaire a conduit à l’arrestation d’un ressortissant guinéen âgé de 36 ans, identifié comme M. O. Diallo.
Selon les éléments rapportés par Seneweb, les faits se sont déroulés dans un secteur situé derrière une école bilingue. Le suspect aurait agressé une femme et tenté de lui imposer un rapport sexuel.
La victime aurait opposé une forte résistance. Malgré les violences et les menaces, elle aurait réussi à se défendre suffisamment longtemps pour attirer l’attention d’un passant. Celui-ci serait intervenu pour neutraliser l’agresseur présumé.
L’intervention du passant aurait ainsi permis de mettre fin à l’agression et de conduire à l’arrestation du suspect par la brigade de proximité de Ngor.
Mais l’enquête ne s’est pas arrêtée à ce premier dossier. Les investigations auraient permis de faire apparaître les accusations d’une seconde femme.
Cette dernière, identifiée comme O. Bah, aurait déclaré aux enquêteurs avoir été violée antérieurement par le même homme. Cette nouvelle déclaration a donné une dimension supplémentaire au dossier.
Le suspect a été déféré au parquet pour les faits qui lui sont reprochés. La justice devra désormais examiner les éléments recueillis par les enquêteurs et déterminer les responsabilités dans cette affaire.
À Touba, une affaire de confiance professionnelle s’est transformée en dossier judiciaire. En 2022, un entrepreneur identifié comme M. Thiam décide de se rendre en Guinée-Conakry pour développer ses activités. Avant son départ, il confie la gestion de sa boulangerie à S. Diop, âgé de 54 ans.
Les deux hommes auraient conclu un accord précis concernant la gestion de l’entreprise. Le gérant devait percevoir 18 % des bénéfices mensuels tandis que les 82 % restants devaient être versés sur un compte bancaire appartenant au propriétaire.
L’entrepreneur ne s’est toutefois pas limité à cette première activité. Depuis l’étranger, il aurait également envoyé cinq millions de francs CFA à son gérant afin de procéder à l’acquisition de deux autres boulangeries.
Mais lorsque M. Thiam revient au Sénégal, il aurait découvert une situation très différente de celle qu’il imaginait. Les deux boulangeries supplémentaires n’auraient jamais été achetées et les cinq millions de francs CFA auraient disparu.
D’autres anomalies auraient également été constatées dans la gestion de l’établissement. Le propriétaire aurait notamment découvert des trous de trésorerie concernant d’importantes commandes de farine. Une fraude au compteur électrique constatée par la Senelec aurait également été relevée dans le dossier.
Face à cette situation, l’entrepreneur décide de saisir la justice. Au cours de l’enquête, S. Diop aurait reconnu certains faits, avant de présenter une autre version devant le tribunal. À la barre, il aurait notamment soutenu ne reconnaître qu’une dette de 2,6 millions de francs CFA.
Le tribunal de Diourbel a finalement condamné le gérant à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour abus de confiance. Il devra également verser 15 millions de francs CFA de dommages et intérêts à son ancien employeur.
Une affaire qui illustre les conséquences judiciaires pouvant découler d'une mauvaise gestion de fonds confiés dans le cadre d'une relation professionnelle.
Un drame bouleversant s’est produit à Keury Souf, dans la commune de Rufisque. Un nouveau-né de sexe masculin, retrouvé vivant dans un dépotoir alors qu’il avait encore son cordon ombilical attaché, est finalement décédé à l’hôpital après avoir été admis en réanimation.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du jeudi 3 septembre 2026. Vers 23 heures, le commissariat central de Rufisque a été alerté de la découverte d’un nourrisson abandonné à hauteur de la place dite « PMU », dans le quartier de Keury Souf.
D’après les premiers éléments recueillis sur place, le bébé aurait été découvert par des enfants de la rue. Il était encore vivant et avait toujours son cordon ombilical attaché. Le nouveau-né était enveloppé dans un simple sachet en plastique, tandis que l’identité de la personne qui l’aurait abandonné demeure inconnue.
Informés de la situation, les policiers ont rapidement procédé à son évacuation vers le centre hospitalier régional Youssou Mbargane Diop de Rufisque. Son état de santé était alors jugé préoccupant. Le Service d’action éducative en milieu ouvert (AEMO) de Rufisque a également été saisi pour assurer sa prise en charge sociale.
Malgré les soins prodigués par le personnel médical, le nourrisson n’a pas survécu. Ce vendredi 4 septembre, la direction de l’hôpital a informé le commissariat de son décès, survenu alors qu’il se trouvait en salle de réanimation.
À la suite de cette disparition, une réquisition a été délivrée à un médecin légiste afin de déterminer avec précision les causes du décès.
Le procureur de la République, Cheikh Diakhoumpa, a été informé. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’abandon du nouveau-né et identifier la ou les personnes impliquées dans cette affaire.
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