Après ses démêlés judiciaires avec l’artiste Sidiki Diabaté, l’influenceur malien Général Chico s’est de nouveau retrouvé face à la justice sénégalaise. Cette fois, il répondait de propos offensants envers l’islam, à la suite de plaintes déposées par le Haut Conseil islamique du Mali et plusieurs organisations religieuses.
Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le prévenu avait tenu des déclarations assimilant l’homosexualité à l’islam au Mali, tout en proférant des insultes graves à l’endroit des musulmans, y compris des injures à caractère maternel, jugées outrageantes et blasphématoires.
À la barre, Général Chico a reconnu l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés. Il a présenté ses excuses, affirmant regretter des propos tenus dans un contexte de colère et d’excès.
Le procureur de la République a toutefois estimé que ces déclarations constituaient une atteinte grave à la cohésion sociale et à la paix religieuse, soulignant le danger de tels discours dans un contexte marqué par la sensibilité des questions religieuses. Il a requis un an d’emprisonnement ferme.
Malgré la plaidoirie de la défense, qui a sollicité la clémence du tribunal, le juge a déclaré Général Chico coupable d’insultes par voie de système informatique, de discours contraires aux bonnes mœurs, d’incitation à la discrimination religieuse et d’actes d’intolérance.
Suivant le réquisitoire du parquet, le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison ferme, marquant ainsi une décision forte contre les discours haineux diffusés sur les réseaux sociaux.

