L’affaire oppose le septuagénaire à sa locataire, Aminata Guèye. Les faits remontent au 14 septembre dernier, dans une maison où vivent notamment plusieurs femmes.
Selon la plaignante, le bailleur avait l’habitude de se promener en slip dans les parties communes de la maison, particulièrement lorsqu’il avait consommé de l’alcool. Elle lui reproche également des injures et des menaces de mort.
Le jour des faits, une altercation aurait éclaté après qu’un enfant âgé de 18 mois, qui jouait dans les environs, est entré dans l’appartement du prévenu. Aminata Guèye affirme que le septuagénaire aurait malmené le bébé, provoquant une confrontation entre eux. La locataire dit avoir été blessée au cours de la bagarre. Un certificat médical faisait état d’une incapacité temporaire de travail de cinq jours.
Le prévenu conteste les violences
À la barre, le septuagénaire a contesté avoir frappé sa locataire. Il a expliqué que les enfants jouaient devant son appartement et qu’il avait été dérangé par leur présence.
Concernant sa tenue vestimentaire, le prévenu a toutefois assumé le fait de porter uniquement un slip à l’intérieur de son domicile. Il a expliqué qu’il faisait chaud et qu’il était chez lui.
Confronté aux images versées au dossier, montrant notamment sa tenue et la dispute avec Aminata Guèye, il a finalement reconnu être la personne visible sur les vidéos.
Interrogé sur sa consommation d’alcool, il a également reconnu boire, tout en estimant qu’il s’agissait d’une pratique courante.
Sa sœur témoigne contre lui
À la barre, sa petite sœur a livré un témoignage défavorable au prévenu.
Elle a affirmé ne pas se sentir en sécurité dans la maison et a déclaré que son frère avait l’habitude de se promener en slip dans les espaces communs, malgré la présence d’enfants et de femmes.
Elle a également évoqué des menaces dont elle aurait elle-même fait l’objet et affirmé que leur mère avait, de son vivant, beaucoup souffert du comportement de son fils.
Le mari d’Aminata Guèye a pour sa part indiqué qu’il n’avait pas assisté à la bagarre. À son retour, il aurait trouvé son épouse blessée et l’aurait conduite à l’hôpital.
Il a également affirmé avoir déjà déposé une plainte contre le septuagénaire pour des problèmes de tapage nocturne et d’injures.
Le parquet requiert deux ans, dont un mois ferme
Dans ses réquisitions, la représentante du parquet a demandé une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un mois ferme, ainsi qu’une amende de 200 000 francs CFA.
Au terme des débats, le tribunal a déclaré le prévenu coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il l’a condamné à un mois de prison ferme et à 200 000 francs CFA d’amende.
La partie civile n’ayant demandé aucun dédommagement, le tribunal lui en a donné acte.







