Selon Dr Djitté, l’intelligence artificielle constitue aujourd’hui une révolution comparable à celles qui ont transformé les modes de communication et de production culturelle au cours des dernières décennies. Il a insisté sur la nécessité pour les artistes sénégalais et africains de s’approprier ces outils afin de rester compétitifs dans un environnement culturel en pleine mutation.
Le débat a également porté sur les risques liés à l’utilisation de l’IA, notamment la protection des œuvres originales, les droits d’auteur, la valorisation des créateurs locaux et la préservation de l’authenticité culturelle face à la production automatisée de contenus. Plusieurs intervenants ont souligné l’importance d’établir un cadre éthique et réglementaire pour accompagner cette transformation numérique.
Pour les participants, l’enjeu n’est pas de remplacer les artistes par les machines, mais plutôt d’utiliser l’intelligence artificielle comme un outil complémentaire capable de stimuler la créativité, de faciliter la diffusion des œuvres et d’élargir l’accès à la culture.
Cette édition du FESPAT confirme ainsi la volonté des acteurs culturels de Thiès d’anticiper les mutations technologiques et de préparer les nouvelles générations aux métiers culturels de demain dans un monde de plus en plus dominé par le numérique et l’intelligence artificielle.