L’affaire a été portée à la connaissance du commissariat des Parcelles Assainies après la plainte d’une jeune femme de 25 ans, identifiée sous les initiales Y. Souané. Elle accuse son ancien partenaire, Boubacar Dramé, de l’avoir soumise à un chantage financier à partir de vidéos intimes.
Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, les deux personnes avaient entretenu une relation après s’être rencontrées à Dakar en mai 2026. La plaignante soutient que son ancien compagnon aurait enregistré certains contenus à son insu et sans son consentement, avant de la menacer de les diffuser si elle refusait de lui verser de l’argent.
Face à ces menaces présumées, la jeune femme affirme avoir effectué plusieurs versements, pour un montant total de 956 000 FCFA. Elle aurait notamment utilisé une partie d’une somme qui lui avait été destinée pour prendre en charge les soins de son fils malade.
Les investigations ouvertes après le dépôt de la plainte ont permis aux enquêteurs d’interpeller Boubacar Dramé. Âgé de 24 ans, le suspect, présenté comme maître d’hôtel et domicilié à l’Unité 17 des Parcelles Assainies, a été entendu par les enquêteurs.
Au cours de son audition, il aurait reconnu avoir entretenu une relation avec la plaignante, être en possession de contenus intimes la concernant et avoir reçu les 956 000 FCFA. Il aurait également reconnu l’existence de pressions, tout en contestant certains éléments du récit de la jeune femme.
Le suspect nie notamment avoir diffusé les vidéos et conteste les circonstances dans lesquelles certains contenus auraient été enregistrés. D’après sa version rapportée par Libération, une partie des fichiers proviendrait d’appels vidéo, tandis que d’autres lui auraient été envoyés directement.
L’exploitation de son téléphone aurait par ailleurs permis aux enquêteurs de retrouver plusieurs fichiers à caractère intime concernant différentes personnes. Cette découverte amène les enquêteurs à vérifier si d’autres personnes pourraient être concernées par des faits similaires.
À ce stade, aucune autre plainte établie n’est toutefois signalée dans le dossier. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine des différents fichiers, les circonstances exactes des versements et l’étendue des faits reprochés au suspect.







