Des écoles confrontées à plusieurs difficultés
Dans ses déclarations, Me Habib Vitin dresse un constat préoccupant de la situation de certaines écoles de Thiès. Il évoque notamment les difficultés d’accès à l’eau, qui peuvent affecter l’hygiène, l’entretien des établissements et les conditions d’accueil des élèves.
Pour l’avocat, les établissements scolaires devraient bénéficier d’une attention beaucoup plus importante de la part des collectivités territoriales. Il estime que les besoins des écoles ne sont pas suffisamment pris en compte.
« Aucun maire n’a dépensé 2 % des fonds »
C’est l’une des principales déclarations de Me Habib Vitin. L’avocat affirme qu’« aucun maire n’a dépensé 2 % des fonds » en faveur des écoles.
Cette affirmation met directement en débat la part des ressources des collectivités consacrée au secteur éducatif. Elle soulève également la question de la transparence dans l’utilisation des budgets municipaux et du niveau réel des investissements destinés aux établissements scolaires.
Cette déclaration, qui relève des propos de Me Habib Vitin, devra toutefois être confrontée aux documents budgétaires et aux dépenses effectivement réalisées par les différentes communes.
250 FCFA par élève
Me Habib Vitin évoque également l’appui accordé aux élèves lors des opérations d’ouverture des classes. Selon les éléments avancés, 250 FCFA sont prévus par élève, soit l’équivalent de deux cahiers à 125 FCFA l’unité.
Pour l’avocat, cette contribution doit être appréciée au regard de l’ensemble des besoins des écoles, notamment en matière d’eau, d’hygiène, d’entretien et d’équipements.
La question des factures impayées
Autre sujet soulevé : les factures impayées. Me Habib Vitin dénonce cette situation et l’associe aux difficultés de fonctionnement qu’il attribue à certaines collectivités.
Selon lui, ces contraintes peuvent avoir des répercussions sur la capacité des mairies à répondre efficacement aux besoins des établissements scolaires et des populations.
Hygiène, santé et sécurité
La question sanitaire figure également parmi les préoccupations évoquées. Me Habib Vitin cite notamment la diphtérie, mettant en avant la nécessité de renforcer les mesures d’hygiène et de prévention dans les établissements.
L’avocat aborde enfin la sécurité dans les communes de Thiès, estimant que les populations et les écoles ne bénéficient pas d’une prise en charge suffisante sur ce volet.
À travers ces différentes déclarations, Me Habib Vitin interpelle ainsi l’ensemble des mairies de Thiès sur leurs responsabilités vis-à-vis des écoles et des populations.
Ses propos ouvrent désormais un débat sur les moyens réellement consacrés à l’éducation par les collectivités territoriales, ainsi que sur l’efficacité des dépenses engagées pour améliorer les conditions d’apprentissage.






