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Société sur Thies info
L’affaire Astou Pierre Ndiaye connaît de nouveaux développements. Après la mort de cette femme qui avait été victime d’une agression à l’acide, les investigations s’intéressent désormais à d’éventuelles défaillances médico-administratives dans le suivi de son dossier.
Une victime qui avait subi une agression particulièrement grave
Astou Pierre Ndiaye, présentée dans les informations publiées comme une caissière travaillant au restaurant Le Fourgon, avait été victime d’une agression à l’acide. L’affaire avait suscité une vive émotion en raison de la gravité des blessures et des conséquences de ce type d’attaque sur la santé physique et psychologique des victimes.Les informations relayées par la presse indiquent que la victime avait bénéficié de soins médicaux après l’agression. Son état aurait nécessité une prise en charge prolongée, comprenant notamment des interventions et des soins spécialisés.
Après une période durant laquelle une amélioration aurait été constatée, son état de santé se serait dégradé. Elle est finalement décédée le 1er octobre 2026.
Une embolie pulmonaire a été évoquée dans les informations publiées, mais les éléments médicaux complets permettant d’établir précisément les causes du décès doivent être distingués des hypothèses rapportées.
Des procédures médico-légales au centre des investigations
Selon les informations attribuées à Dakarposte, l’enquête s’intéresse notamment à certaines pièces médico-administratives qui auraient été absentes du dossier. Des interrogations auraient été soulevées sur les réquisitions médicales et les démarches médico-légales effectuées après l’agression et durant les soins.Ces éléments sont importants dans une affaire de cette nature. Les certificats médicaux, les comptes rendus d’hospitalisation, les examens pratiqués et les éventuelles réquisitions constituent des documents essentiels pour retracer l’évolution de l’état de santé d’une victime.
Ils peuvent également permettre aux enquêteurs et aux experts de mieux comprendre les liens éventuels entre les blessures initiales, les complications médicales et le décès.
Toutefois, l’absence alléguée de certains documents ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une faute médicale ou administrative. Il faut déterminer quelles pièces étaient nécessaires, si elles ont réellement fait défaut et quelles conséquences éventuelles ces lacunes ont pu avoir.
La rechercheresponsabilités
Les investigations devraient permettre de reconstituer la chronologie de la prise en charge et de déterminer si les procédures applicables ont été respectées. Les personnes concernées pourraient être entendues afin de préciser les décisions prises et les démarches accomplies.L’enquête doit également distinguer les responsabilités éventuellement liées à l’agression de celles qui pourraient relever du suivi médical ou administratif.
À ce stade, les conclusions définitives ne peuvent être tirées sans disposer des résultats complets de l’enquête et des éléments médicaux pertinents.
Cette affaire rappelle l’importance de la traçabilité des soins, de la conservation des documents médico-légaux et du suivi rigoureux des victimes de violences graves. Pour les proches d’Astou Pierre Ndiaye, l’enjeu est désormais de comprendre les circonstances de son décès et d’obtenir des réponses étayées par les investigations.
Une transaction foncière portant sur cinq millions de francs CFA est à l’origine d’un conflit entre époux à Mbour. Au cœur du différend : la vente d’une parcelle dont la propriété et les conditions de cession sont contestées au sein du couple.
Une vente contestée par l’épouse
D’après les éléments rapportés dans la presse, l’épouse reprocherait à son mari d’avoir vendu la parcelle sans son consentement. Elle considérerait le terrain comme un bien commun, ce qui expliquerait son opposition à la transaction.Le mari, de son côté, contesterait cette interprétation et soutiendrait être en droit de disposer du terrain. Le désaccord porte donc sur un point essentiel : la propriété du bien et la possibilité de le céder sans l’accord de l’autre conjoint.
La vente aurait été conclue pour un montant de cinq millions de francs CFA. L’acquéreur se retrouverait ainsi au centre d’un différend dont l’issue pourrait avoir des conséquences sur la validité de la transaction et sur les droits des différentes parties.
Le foncier, une source récurrente de litiges
Au Sénégal, les transactions foncières peuvent donner lieu à des conflits lorsque les documents de propriété sont incomplets, que les droits des parties sont contestés ou que des accords familiaux ne sont pas clairement établis.Dans le cadre d’un mariage, la situation peut devenir plus complexe lorsque l’un des conjoints estime qu’un bien appartient au patrimoine commun, alors que l’autre affirme en être le seul propriétaire.
Pour trancher ce type de différend, les documents d’acquisition, les actes de vente, les éventuels titres fonciers et les conditions dans lesquelles le terrain a été obtenu peuvent jouer un rôle déterminant.
Une affaire qui nécessite des éclaircissements judiciaires
Les informations disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude le statut juridique de la parcelle ni de connaître l’ensemble des arguments présentés par les époux. Il convient donc de ne pas conclure prématurément à une vente illégale.
L’enjeu est de déterminer si la parcelle pouvait être vendue par un seul des conjoints ou si l’accord des deux était juridiquement nécessaire. La situation de l’acquéreur devra également être examinée au regard des documents de la transaction.
Cette affaire rappelle l’importance de vérifier les titres et les droits de propriété avant toute acquisition immobilière. Elle souligne aussi la nécessité, pour les couples qui investissent ensemble, de clarifier leurs engagements afin d’éviter que les désaccords patrimoniaux ne dégénèrent en conflit familial ou judiciaire.
Un drame conjugal s’est produit dimanche soir au quartier Saré Moussa, dans la commune de Kolda. Diogho Bà, un boucher, a perdu la vie à la suite d’une violente altercation avec sa concubine. L’affaire, qui a profondément bouleversé le voisinage, a conduit à l’interpellation de la femme, désormais mise à la disposition de la justice.
Une dispute qui dégénère
Selon nos sources, les faits se sont déroulés aux environs de 20 heures. Le couple entretenait une relation qui, d’après des témoignages recueillis sur place, semblait relativement harmonieuse, bien que leur union n’ait pas été officiellement formalisée.La situation aurait basculé au retour de la femme, qui exerçait des activités de petit commerce. Son arrivée tardive au domicile aurait provoqué des reproches de la part de son compagnon. Une discussion tendue se serait alors transformée en une violente dispute, sur fond de jalousie.
Au cours de l’affrontement physique, la femme aurait pris le dessus sur le boucher et l’aurait projeté à plusieurs reprises contre le mur de leur chambre. Les coups reçus à la tête auraient provoqué de graves blessures. L’homme se serait ensuite effondré au sol.
Alertés par les bruits provenant du domicile, des voisins se sont précipités sur les lieux. Mais la situation était déjà dramatique. Les forces de l’ordre et les secours ont été informés, tandis que le corps de la victime a été acheminé vers la morgue de l’hôpital régional de Kolda.
Une procédure judiciaire ouverte
La concubine a été interpellée et placée à la disposition des autorités judiciaires. Les circonstances exactes de la confrontation, les éventuels témoignages et les constatations médico-légales devront contribuer à éclairer les enquêteurs.Il appartient désormais à la justice d’établir le déroulement précis des faits et de déterminer les responsabilités pénales éventuelles. L’interpellation de la mise en cause ne préjuge pas, à elle seule, de la décision qui sera prise à l’issue de la procédure.
Ce drame remet en lumière les conséquences parfois tragiques des conflits au sein des couples. Il souligne également l’importance de la prévention des violences conjugales et de la recherche de solutions pacifiques aux différends familiaux.
À Kolda, l’affaire suscite une vive émotion et rappelle qu’une dispute, lorsqu’elle échappe à tout contrôle, peut avoir des conséquences irréversibles.
Un grave accident de la circulation a coûté la vie à deux jeunes à Tivaouane, dans la nuit de samedi. La collision, impliquant une moto Jakarta et un camion-plateau, s’est produite aux environs de 22 h 30, à proximité du centre hospitalier Seydi El Hadji Malick Sy. Le conducteur du poids lourd a été placé en garde à vue.
Un jeune maçon d'environ 22 ans a perdu la vie, samedi 10 octobre 2026, sur un chantier de construction situé à Pikine Rue 10, à proximité de la pharmacie Dame Thiaré. La victime, identifiée sous les initiales A. Diallo, aurait été projetée dans le vide après la rupture d'une corde utilisée pour acheminer du mortier. Les premières constatations policières font également état de graves manquements aux règles de sécurité sur le chantier.
Une manœuvre qui vire au drame
Le drame s'est produit aux environs de 14 heures, alors que le jeune ouvrier effectuait des travaux d'enduit sur la façade du troisième étage d'un immeuble en construction de type R+4.D'après les témoignages recueillis sur place, A. Diallo travaillait en hauteur tandis que son collègue, M. Ndong, installé sur la terrasse supérieure, était chargé de lui fournir le mortier nécessaire à l'exécution des travaux.
Le ravitaillement s'effectuait à l'aide d'un récipient rempli de mortier, attaché à une corde passant par une poulie. C'est au cours de cette opération que la corde aurait brusquement cédé. La charge s'est alors décrochée et aurait violemment heurté le jeune maçon, lui faisant perdre l'équilibre.
Projeté dans le vide, A. Diallo a terminé sa chute sur la terrasse d'une concession voisine située au rez-de-chaussée. Le choc lui a été fatal.
Des manquements préoccupants aux règles de sécurité
Alertés, les éléments du commissariat d'arrondissement de Pikine, sous le commandement du commissaire Alioune Fall, se sont rendus sur les lieux. Ils y ont découvert le corps sans vie du jeune ouvrier.Les premières constatations ont révélé de graves lésions au niveau de la tête, d'importants saignements au nez ainsi que plusieurs égratignures sur les bras.
Au-delà de la rupture de la corde, les enquêteurs ont relevé plusieurs insuffisances dans les mesures de prévention des accidents. Selon les premières constatations rapportées, aucun des ouvriers présents ne portait d'équipement de protection individuelle. Le chantier ne disposait pas non plus de dispositifs de protection collective contre les chutes, notamment d'échafaudages réglementaires ou de filets de sécurité.
Ces éléments soulèvent des interrogations sur les conditions dans lesquelles les ouvriers exerçaient leur activité et sur le respect des obligations de sécurité applicables aux travaux en hauteur.
Le collègue entendu, l'entrepreneur convoqué
Dans le cadre de l'enquête, la corde impliquée dans l'accident a été saisie par les forces de l'ordre afin de servir de pièce à conviction. Les sapeurs-pompiers ont, pour leur part, procédé à l'enlèvement du corps en vue de son dépôt à la morgue et de la réalisation d'une autopsie.Le collègue de la victime, M. Ndong, a été conduit au commissariat pour être entendu sur les circonstances du drame. Quant à l'entrepreneur chargé du chantier, identifié sous les initiales L. Guissé, il aurait été convoqué pour audition, alors qu'il était absent au moment de l'accident.
Le procureur Saliou Dicko a été informé des faits. L'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cette chute mortelle et d'établir les éventuelles responsabilités.
La mort de ce jeune maçon remet une nouvelle fois au centre du débat la question de la sécurité des travailleurs du bâtiment, particulièrement sur les chantiers où les ouvriers sont exposés aux risques de chute en hauteur. Le port des équipements adaptés et l'installation de dispositifs de protection appropriés constituent des enjeux majeurs pour prévenir de tels drames.
Un drame aux circonstances troublantes s’est produit le jeudi 8 octobre 2026 à Pikine Sotiba. Une jeune femme de 22 ans a donné naissance à deux bébés dans des conditions particulièrement difficiles, sans savoir qu’elle attendait des jumelles. Le premier nouveau-né a été retrouvé sans vie dans un sachet en plastique déposé sur une gargote, tandis que le second a survécu. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Le quartier de Pikine Sotiba est secoué par une affaire particulièrement sensible. Tout est parti de la découverte d’un nouveau-né sans vie, jeudi matin, sur une gargote du quartier. Vers 9 heures, une commerçante, identifiée sous les initiales A. N. G., a découvert avec stupeur le corps du bébé dans un sachet en plastique déposé sur son étal.
Alertés, les éléments du commissariat d’arrondissement de Pikine se sont rendus sur les lieux pour procéder aux premières constatations. Selon les informations rapportées, un médecin du quartier avait entre-temps orienté le sachet vers la clinique privée Safia Service Santé. Un infirmier, identifié sous les initiales B. D., aurait tenté de réanimer le nourrisson, mais celui-ci était déjà décédé.
La dépouille a ensuite été déposée à la morgue du centre de santé Baye Talla Diop de Pikine. Les circonstances de cette découverte ont rapidement conduit les enquêteurs à approfondir leurs investigations.
Un deuxième accouchement dans un bâtiment abandonné
Alors que les policiers tentaient de comprendre les circonstances du drame, un autre événement est venu éclairer l’affaire. À proximité de la clinique, des riverains ont surpris une jeune femme en train d’accoucher au milieu des décombres d’un bâtiment abandonné.La femme a immédiatement été prise en charge par le personnel médical de la clinique. Les premiers éléments de l’enquête ont ensuite permis d’établir un lien entre cet accouchement et la découverte du premier nouveau-né.
Identifiée sous les initiales S. Ndour, la jeune femme, âgée de 22 ans, est originaire de Fissel et travaille comme ménagère. Entendue par les enquêteurs, elle a livré un récit qui met en lumière les circonstances particulièrement difficiles dans lesquelles se sont déroulées ses deux naissances.
Elle affirme avoir ignoré qu’elle attendait des jumelles
D’après ses déclarations rapportées, S. Ndour se rendait à son lieu de travail dans la matinée lorsqu’elle a été prise de violentes douleurs abdominales aux environs du jardin public de Pikine Khourounar.Surprise par les contractions, elle aurait accouché une première fois en pleine rue. Pensant que le bébé était mort-né, elle l’aurait placé dans un sachet en plastique avant de le déposer sur la table d’une gargote.
Mais quelques instants plus tard, de nouvelles douleurs l’auraient contrainte à chercher refuge dans un bâtiment désaffecté situé à proximité. C’est dans cet endroit qu’elle aurait donné naissance à un second enfant, qui, lui, était vivant.
Selon les éléments rapportés lors de son audition, la jeune femme affirme n’avoir jamais bénéficié de consultations prénatales et ne pas avoir su qu’elle portait des jumelles.
Une grossesse cachée à l’entourage
Toujours selon les déclarations attribuées à la jeune femme, la grossesse serait issue d’une relation avec un homme identifié sous le nom de M. Sagne. Elle aurait dissimulé sa situation à ses proches et aux personnes avec lesquelles elle partage une chambre près du marché Chavanel.Ces éléments devront être examinés dans le cadre de l’enquête afin de mieux comprendre le contexte de cette grossesse et les circonstances ayant conduit aux deux accouchements sans assistance médicale préalable.
Une autopsie attendue, la justice informée
Pour déterminer avec précision les causes du décès du premier nouveau-né, une réquisition aux fins d’autopsie a été délivrée par les autorités compétentes. Les résultats de cet examen pourraient apporter des éléments déterminants pour la suite de la procédure.Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a été informé de l’évolution du dossier.
À ce stade, la jeune femme demeure en observation médicale avec son enfant survivant au centre de santé Baye Talla Diop, sous surveillance policière. Elle est soupçonnée d’infanticide, mais les circonstances exactes du décès restent à établir.
L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire, dans l’attente notamment des conclusions médico-légales. La présomption d’innocence demeure applicable tant que les faits n’ont pas été définitivement établis par la justice.
Une femme âgée de 37 ans a été retrouvée morte à son domicile, situé à la Zone B, le vendredi 9 octobre 2026. Selon les premières informations recueillies, la victime souffrait d’épilepsie depuis son enfance. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès.
Les faits se sont produits aux environs de 16 heures, lorsque le commissariat du Point-E a été alerté par un tiers au sujet d’une personne en pleine crise à son domicile. Les sapeurs-pompiers ont rapidement été sollicités pour intervenir sur les lieux.
À leur arrivée, une équipe du SAMU national était déjà présente. Le médecin généraliste qui la dirigeait a constaté le décès de la victime. Selon les premières constatations médicales rapportées, celui-ci serait survenu à la suite de crises convulsives.
La défunte, identifiée par les initiales P. M. J. Diop, était âgée de 37 ans. Mariée et mère d’un enfant, elle résidait dans le quartier de la Zone B.
Une épilepsie connue depuis l’enfance
Entendu par les enquêteurs, le père de la victime a indiqué que sa fille souffrait d’épilepsie depuis son enfance et qu’elle faisait régulièrement des crises. Il a toutefois précisé qu’elle n’avait jamais bénéficié d’un suivi médical, selon ses déclarations.
Les premières constatations effectuées sur le corps n’ont révélé aucune trace apparente de lutte ni de violence. Ces éléments n’ont cependant pas suffi à établir avec certitude la cause du décès.
Après les constatations d’usage, le corps a été transporté par les sapeurs-pompiers à la morgue de l’hôpital Fann, sur réquisition, afin de permettre les vérifications nécessaires à la détermination des causes exactes de la mort.
Une enquête ouverte
Le procureur de la République a été informé des faits. Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances du décès.
Si les crises convulsives sont évoquées dans les premières informations médicales, les causes exactes de la mort restent à établir à l’issue des vérifications requises.
Le secrétaire général de l’Interprofession avicole du Sénégal (IPAS), Mamadou Ba, tire la sonnette d’alarme sur un projet de ferme industrielle d’un million de poules pondeuses. Il craint une perturbation du marché des œufs et des conséquences économiques pour les producteurs locaux, après deux décennies d’efforts pour consolider la filière avicole nationale.
La filière avicole sénégalaise est-elle confrontée à un nouveau défi susceptible de bouleverser ses équilibres économiques ? C’est l’interrogation soulevée par Mamadou Ba, secrétaire général de l’Interprofession avicole du Sénégal (IPAS), lors d’une mobilisation des acteurs du secteur organisée le samedi 10 octobre 2026 à Thiès, autour de la défense de la souveraineté avicole nationale.
Au centre des préoccupations figure un projet de ferme industrielle dont la capacité annoncée atteindrait un million de poules pondeuses. Une perspective qui suscite de vives inquiétudes chez les professionnels, soucieux de préserver les acquis de près de deux décennies de développement de l’aviculture nationale.
Les inquiétudes portent notamment sur l’ampleur de l’investissement envisagé, ses effets potentiels sur la concurrence et la place que pourraient occuper les producteurs sénégalais face à des opérateurs disposant de moyens financiers et industriels importants.
Les investisseurs étrangers, en particulier chinois, sont évoqués dans les préoccupations soulevées autour de ce dossier. Toutefois, l’identité exacte du promoteur et la participation effective d’investisseurs chinois au projet restent à confirmer.
UN MILLION DE POULES PONDEUSES : UN RISQUE POUR L’ÉQUILIBRE DU MARCHÉ ?
Pour les acteurs de la filière, l’installation d’une exploitation de cette dimension soulève une question fondamentale : le marché sénégalais des œufs pourra-t-il absorber une production supplémentaire aussi importante sans conséquences sur les prix et les revenus des producteurs ?Une ferme comptant un million de poules pondeuses représente une capacité industrielle considérable. Son entrée en production pourrait accroître sensiblement les volumes d’œufs disponibles sur le marché, selon le rythme de mise en exploitation, les performances des élevages et les débouchés commerciaux.
Si cette augmentation de l’offre n’est pas accompagnée d’une progression suffisante de la demande, les prix pourraient subir une pression à la baisse. Une telle évolution risquerait de réduire les marges des exploitations existantes, notamment celles qui disposent de ressources financières limitées pour faire face aux charges de production.
Les aviculteurs doivent déjà composer avec plusieurs difficultés, parmi lesquelles le coût de l’alimentation animale, les dépenses liées à l’entretien des installations, les besoins de financement et les contraintes de commercialisation. Dans ce contexte, l’arrivée d’une unité industrielle de très grande capacité pourrait accentuer la pression concurrentielle.
Pour Mamadou Ba et les professionnels mobilisés, l’enjeu consiste donc à anticiper les conséquences économiques d’un tel projet avant que ses effets ne se répercutent sur l’ensemble de la filière.
LES INVESTISSEURS ÉTRANGERS AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS
La question de l’arrivée d’investisseurs étrangers dans le secteur avicole sénégalais suscite également des interrogations parmi les producteurs. Les investisseurs chinois, en particulier, sont évoqués dans les inquiétudes liées à ce type de projet industriel.L’investissement étranger peut contribuer au développement économique d’un pays à travers la création d’emplois, l’introduction de nouvelles technologies, l’amélioration des capacités de production et le renforcement des circuits de distribution. Toutefois, les professionnels souhaitent que les conditions de ces investissements soient examinées afin de garantir une concurrence équilibrée et la pérennité des exploitations nationales.
La préoccupation exprimée par les acteurs de la filière porte notamment sur les capacités de production, les moyens financiers mobilisés et les conditions dans lesquelles les nouveaux opérateurs pourraient accéder au marché sénégalais.
Les producteurs locaux redoutent qu’une différence importante de moyens entre les grandes unités industrielles et les exploitations déjà implantées ne fragilise les acteurs les moins capitalisés.
La question n’est donc pas uniquement de savoir qui investit, mais également de déterminer comment ces investissements peuvent s’intégrer dans l’économie nationale sans compromettre les activités des entreprises sénégalaises.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir avec certitude l’identité du promoteur du projet, la nationalité de ses éventuels partenaires ni les modalités précises de leur participation. Ces éléments devront être confirmés avant toute conclusion sur l’implication d’investisseurs chinois.
VINGT ANS D’EFFORTS POUR CONSOLIDER LA FILIÈRE NATIONALE
Depuis plusieurs années, l’aviculture sénégalaise s’est développée grâce aux investissements privés, à l’organisation progressive des professionnels et aux politiques de protection du marché de la volaille.Cette évolution a contribué à renforcer les capacités nationales de production et à créer des activités économiques autour de l’élevage, de la distribution, du transport et de la commercialisation des produits avicoles.
La région de Thiès occupe une place importante dans cette dynamique. Mais les exploitants continuent de faire face à des difficultés qui limitent parfois leur compétitivité.
Dans un reportage publié en mai 2026, l’Agence de presse sénégalaise (APS) faisait état des difficultés rencontrées par les aviculteurs de la région, notamment en raison de la cherté des intrants et des problèmes d’écoulement de la production.
Ces contraintes renforcent les préoccupations des professionnels, qui craignent qu’une augmentation importante des capacités industrielles ne vienne compliquer davantage la situation des exploitations déjà confrontées à des charges élevées.
Pour les responsables de l’IPAS, les décisions concernant les nouveaux investissements doivent tenir compte de cette réalité économique et de la nécessité de préserver les emplois et les revenus générés par la filière.
SOUVERAINETÉ AVICOLE : QUELLE PLACE POUR LES PRODUCTEURS SÉNÉGALAIS ?
Derrière cette controverse se pose la question de la souveraineté alimentaire et de la capacité du Sénégal à maîtriser le développement de sa production avicole.La souveraineté avicole ne consiste pas uniquement à produire davantage d’œufs ou de volailles. Elle implique également de préserver un tissu d’entreprises nationales capables de participer durablement à l’approvisionnement du marché, de créer des emplois et de soutenir les activités économiques locales.
Les professionnels souhaitent ainsi que les projets industriels de grande envergure soient évalués en fonction de leurs conséquences sur la concurrence, les prix, l’emploi et la pérennité des exploitations existantes.
Ils attendent notamment une meilleure visibilité sur les capacités de production déjà installées, les besoins réels du marché, l’évolution de la consommation et les perspectives de commercialisation.
Une évaluation économique préalable permettrait de mieux apprécier les effets potentiels d’une nouvelle unité industrielle et d'identifier les mesures nécessaires pour éviter un déséquilibre entre l’offre et la demande.
LES AUTORITÉS INTERPELLÉES SUR L’AVENIR DE LA FILIÈRE
La mobilisation des professionnels à Thiès remet ainsi au premier plan le rôle des autorités dans l’encadrement du développement du secteur avicole.Les acteurs souhaitent que les investissements soient examinés à la lumière des objectifs de développement économique national, de protection des emplois et de consolidation des entreprises sénégalaises.
Il s’agit également de veiller à ce que les règles de concurrence s’appliquent à l’ensemble des opérateurs et que les décisions prises reposent sur des données techniques et économiques fiables.
Pour les professionnels, l’enjeu est de trouver un équilibre entre l’ouverture aux investissements, le développement des capacités de production et la préservation des acquis de la filière nationale.
Une telle démarche suppose notamment de disposer d’informations précises sur le projet de ferme d’un million de poules pondeuses : son promoteur, sa localisation, son calendrier de réalisation, son financement, ses volumes prévisionnels de production et ses débouchés commerciaux.
UN DOSSIER À SUIVRE
En dénonçant les risques associés à ce projet, Mamadou Ba et les acteurs mobilisés entendent attirer l’attention sur les conséquences que pourrait avoir une concentration importante des capacités de production dans les mains d’un nombre limité d’opérateurs.Le développement de l’aviculture sénégalaise constitue un enjeu économique majeur, aussi bien pour l’approvisionnement des consommateurs que pour les milliers d’acteurs qui vivent directement ou indirectement de cette activité.
Reste désormais à connaître les caractéristiques exactes du projet et à mesurer, sur la base de données vérifiables, ses effets potentiels sur le marché des œufs.
À Thiès, le message des professionnels est clair : le développement des investissements dans l’aviculture doit aller de pair avec la préservation des producteurs locaux et la consolidation de la souveraineté avicole nationale.
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