Selon les producteurs, cette situation fait suite aux restrictions imposées par les lettres circulaires du Ministère de l’Industrie et du Commerce du Sénégal sur la commercialisation de la pomme de terre locale. Ces mesures, qui fixent une date de suspension de mise en vente, ne correspondent pas au rythme réel des récoltes, laissant une grande partie de la production sans débouché.
« Nous avons travaillé toute l’année pour produire ces légumes, et aujourd’hui nous sommes obligés de les jeter. C’est une injustice qui menace nos moyens de subsistance », déplore un producteur de Km 50. Selon lui, plusieurs tonnes de pommes de terre et de légumes ont été jetées pour éviter qu’elles ne pourrissent sur place, provoquant un gaspillage énorme et des pertes économiques considérables.
Les horticulteurs interpellent les autorités pour une révision urgente du calendrier de régulation et demandent un accompagnement technique et administratif pour sécuriser leurs revenus. Ils appellent également à une meilleure planification des campagnes agricoles afin que les consommateurs sénégalais puissent bénéficier d’un approvisionnement régulier sans pénaliser les producteurs.
