Les faits présumés remontent au 14 juillet 2026. Selon le récit rapporté lors de l'enquête, K. Baldé, âgée de 70 ans, aurait été agressée alors qu'elle se trouvait à son domicile, en l'absence de son fils.
D'après sa déposition, la victime affirme que le mis en cause, présenté comme le fils d'un sous-locataire, aurait profité de cette absence pour l'emmener de force dans une chambre. Elle soutient également qu'il aurait verrouillé la porte et utilisé la force pour l'empêcher de résister ou d'appeler à l'aide.
La septuagénaire aurait ensuite attendu le retour de son fils et de son épouse avant de leur raconter ce qui s'était passé en utilisant le langage des signes.
Son fils entendu comme témoin
Le fils de la plaignante, M. Baldé, a été entendu par les enquêteurs. Il explique connaître le langage des signes utilisé par sa mère depuis son enfance.
Selon son témoignage, il aurait retrouvé sa mère en larmes à son retour du travail le 14 juillet. Celle-ci lui aurait alors désigné B. Sidibé comme l'auteur présumé de l'agression.
Compte tenu de la nature des accusations, les enquêteurs ont également sollicité le service gynécologique du district sanitaire de Yeumbeul afin que des constatations médicales puissent être effectuées.
Le suspect conteste les accusations
Après plusieurs jours de recherche, B. Sidibé, âgé de 21 ans, s'est présenté au commissariat de Yeumbeul le 7 septembre 2026.
Lors de son audition, le jeune couturier a rejeté les accusations portées contre lui. Il affirme notamment ne pas s'être rendu dans la maison au moment des faits et parle d'un « complot » destiné à lui nuire.
À l'issue de la procédure, il a été placé en garde à vue avant d'être déféré devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.
À ce stade, les faits restent des accusations contestées par le mis en cause. La suite de la procédure judiciaire devra déterminer les responsabilités dans cette affaire.







