Selon lui, aucun projet de développement ne peut durablement avancer en laissant les femmes en marge. « Il faut qu’on les associe. Il faut qu’on les responsabilise », a-t-il déclaré, estimant que leur participation ne doit pas se limiter aux discours et aux mobilisations ponctuelles.
Dame Sall critique les financements annoncés aux femmes
Le président de Femme du Sénégal s’est montré particulièrement critique sur la question des financements régulièrement promis aux femmes. Il estime que les annonces faites depuis plusieurs années ne se traduisent pas toujours par des dispositifs réellement accessibles aux principales concernées.Dame Sall distingue l’aide ponctuelle d’un véritable financement économique. À ses yeux, remettre une petite somme à une femme ne suffit pas à parler de financement. Celui-ci doit, selon lui, permettre à une porteuse de projet de développer son activité, de structurer son entreprise et de participer pleinement à la production.
« Où sont ces financements-là ? », s’interroge-t-il, en appelant les femmes à mieux s’organiser pour défendre directement leurs besoins et accéder aux opportunités qui leur sont destinées.
« Nous sommes ici pour participer au développement »
Dame Sall dénonce également l’utilisation des femmes comme simple force de mobilisation dans les activités politiques. Il estime qu’elles sont souvent sollicitées pour remplir des salles, participer à des rassemblements ou soutenir des responsables, sans obtenir ensuite une place équivalente dans les espaces de décision.« Nous sommes ici pour participer au développement », affirme-t-il. Pour le président de Femme du Sénégal, les femmes doivent être en mesure de porter elles-mêmes leurs revendications, de défendre leurs intérêts et d’occuper les espaces où se prennent les décisions.
Il affirme pour sa part ne rechercher ni mandat de député ni autre fonction politique, tout en soulignant que développement et politique restent étroitement liés. Selon lui, les responsables politiques sont précisément élus pour créer les conditions du développement.
Une « révolution tranquille » portée par les femmes
Dame Sall invite les membres de Femme du Sénégal, notamment celles établies dans les régions, à renforcer leur organisation. Il souhaite voir le mouvement dépasser les panels, les réunions et les cotisations pour porter des ambitions concrètes en matière de formation, d’entrepreneuriat et de participation aux décisions.Il présente cette orientation comme une « révolution tranquille », fondée sur l’organisation, la confiance dans les compétences des femmes et leur participation effective au développement du Sénégal.
Au cours de son intervention, Dame Sall a également abordé les questions de santé et de prévention. Il considère qu’un pays qui veut se développer doit pouvoir compter sur une population à la fois formée et en bonne santé, afin de renforcer sa productivité et ses capacités de développement.







