Selon les faits rapportés à l’audience, le prévenu avait dérobé trois bouteilles de parfum ainsi que trois tubes de pâte dentifrice. Des produits de faible valeur, mais dont le vol a tout de même conduit l’ancien militaire devant la justice.
Face au juge, M. Fall n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés. Bien au contraire, il a reconnu avoir pris les produits. Le prévenu a toutefois tenté de donner une explication à son comportement, en mettant notamment en avant son état au moment des faits.
« J’étais ivre »
À la barre, l’ancien militaire a expliqué qu’il était en état d’ivresse lorsqu’il a commis le vol. Une circonstance qu’il a présentée comme un élément permettant de comprendre son comportement.
Mais son explication ne s’est pas arrêtée à son état d’ébriété. M. Fall a également évoqué l’intervention du « seytane », estimant en quelque sorte que celui-ci avait joué un rôle dans son passage à l’acte.
Cette justification n’a cependant pas permis au prévenu d’échapper à la responsabilité des faits qui lui étaient reprochés. Le tribunal devait surtout déterminer les conséquences judiciaires de ce vol reconnu par l'intéressé lui-même.
Les faits jugés établis
Au cours de l’audience, le procureur de la République a estimé que les faits étaient suffisamment établis. Le ministère public a ainsi requis l’application de la loi à l’encontre du prévenu.
Après avoir examiné les éléments du dossier et entendu les différentes parties, le juge a finalement retenu la culpabilité de M. Fall.
L’ancien militaire a donc été déclaré coupable de vol par le tribunal d’instance de Thiès.
Un mois de prison et 20 000 F CFA d’amende
Au terme de son jugement, le tribunal a condamné M. Fall à un mois de prison, en plus d’une amende de 20 000 francs CFA.
Cette affaire rappelle que, quelle que soit la nature ou la valeur des objets dérobés, un vol peut conduire son auteur devant les juridictions. Dans ce dossier, la reconnaissance des faits par le prévenu, son état d’ivresse et son invocation du « seytane » n’ont pas empêché le tribunal de retenir sa responsabilité pénale.
L’ancien militaire devra ainsi purger la peine prononcée à son encontre pour avoir dérobé les trois parfums et les trois tubes de dentifrice.

