Déjà condamnée à trois mois de prison ferme pour le vol d’un téléphone portable, A. Diop, âgée de 26 ans, a comparu une nouvelle fois devant le tribunal d’instance de Thiès. La prévenue devait répondre de deux nouvelles affaires de vol de téléphones.
Un téléphone et 50 000 francs CFA emportés
Dans le premier dossier, A. Diop est accusée d’avoir dérobé un téléphone portable ainsi qu’une pochette contenant 50 000 francs CFA au domicile de B. Sylla.
À la barre, la plaignante a expliqué que la prévenue s’était présentée chez elle en demandant à utiliser les toilettes. Alors qu’elle se levait pour lui puiser de l’eau, A. Diop aurait profité de ce moment pour prendre le téléphone et la pochette laissés sur place.
À son retour, B. Sylla aurait constaté la disparition de la jeune femme et de ses biens. Après des recherches infructueuses, elle a porté plainte auprès de la police.
Quelques jours plus tard, la plaignante affirme avoir reconnu A. Diop dans une vidéo publiée sur TikTok, montrant la jeune femme après son arrestation dans une autre affaire. Elle a alors signalé son identification aux enquêteurs, qui lui auraient indiqué que la mise en cause était déjà détenue.
A. Diop a contesté les accusations à l’audience et nié avoir pris le téléphone ou l’argent.
La partie civile a réclamé 350 000 francs CFA de dommages et intérêts. Le procureur de la République a requis l’application de la loi.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 21 septembre 2026.
Une seconde affaire concernant une dame âgée
Dans le deuxième dossier, A. Diop est poursuivie pour le vol du téléphone portable de F. Fall, une dame âgée.
Selon les déclarations de cette dernière, la prévenue s’était présentée à son domicile en affirmant que sa mère l’avait envoyée récupérer son numéro de téléphone. Elle aurait ensuite profité de la situation pour s’emparer du téléphone avant de prendre la fuite.
Là encore, A. Diop a nié les faits. Elle a notamment soutenu que les plaignantes se seraient basées sur la vidéo TikTok diffusée après son arrestation pour l’identifier.
Sa mère évoque des troubles psychiques
Au cours de l’audience, la prévenue a également parlé de son état de santé, affirmant souffrir de maux de tête qu’elle dit avoir hérités de son père.
Appelée à témoigner, sa mère a déclaré que sa fille souffrait de troubles psychiques et que ceux-ci pourraient expliquer certains de ses comportements.
Cependant, aucun document ou certificat médical n’a été présenté à l’audience pour confirmer cette affirmation.
Dans cette seconde affaire, F. Fall a réclamé 150 000 francs CFA de dommages et intérêts. Le parquet a, une nouvelle fois, requis l’application de la loi.
Les deux affaires ont été mises en délibéré pour le 21 septembre 2026.







