L’affaire concerne une moto-Jakarta dont la disparition aurait déclenché une procédure judiciaire à Thiès.
Selon les éléments du dossier, deux mineurs, identifiés sous les initiales B. Mbaye et M. C. Mbaye, seraient impliqués dans le vol du deux-roues.
Après le vol, la moto aurait été proposée à la vente.
C’est dans ce contexte que le nom d’un mécanicien domicilié à Médina Fall, O. Ndiaye, apparaît dans le dossier.
Le professionnel est poursuivi pour recel, les enquêteurs lui reprochant d’avoir acquis la moto alors qu’elle aurait été volée.
Le prix de la transaction aurait été particulièrement faible : 50 000 francs CFA.
À l’audience, le mécanicien a cependant contesté les accusations portées contre lui.
O. Ndiaye nie avoir acheté la moto aux deux mineurs et rejette donc l’accusation de recel.
Le propriétaire du véhicule, M. Diagne, a pour sa part expliqué à la barre les circonstances dans lesquelles il avait acquis la moto.
Selon ses déclarations, il l’avait achetée pour la somme de 200 000 francs CFA, notamment afin de pouvoir effectuer ses déplacements.
La disparition de son moyen de transport lui aurait ainsi causé un préjudice financier important.
Dans le cadre de la procédure, M. Diagne réclame 230 000 francs CFA de dommages et intérêts.
Les débats ont porté notamment sur les circonstances de l’acquisition de la moto et sur la connaissance éventuelle, par le mécanicien, de son origine frauduleuse.
La question centrale consiste donc à déterminer si le prévenu savait, ou pouvait raisonnablement savoir, que le véhicule provenait d’un vol.
Le parquet a requis l’application de la loi.
À l’issue des débats, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré.
Ce dossier rappelle également les difficultés liées à la circulation de motos volées sur le marché de l’occasion, particulièrement lorsque les transactions se font sans vérification des documents ou de l’origine des véhicules.
La décision du tribunal permettra de déterminer la responsabilité pénale du mécanicien dans cette affaire.







