L’affaire aurait commencé sur un chantier. P. Diallo, qui effectuait des travaux chez S. Sarr, devait notamment intervenir sur une porte. Un désaccord serait alors né entre les deux hommes au sujet de la réparation, avant que la discussion ne dégénère.
À la barre, le jeune maçon a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon son récit, après la première altercation, les deux hommes se seraient donné rendez-vous ailleurs pour régler leur différend par une confrontation physique.
P. Diallo affirme cependant que la situation a rapidement pris une autre tournure. Il soutient que S. Sarr aurait sorti un couteau et tenté de le poignarder. Le prévenu explique avoir alors réagi en utilisant une machette pour se défendre.
Cette riposte présumée aurait occasionné d'importantes blessures à S. Sarr, notamment aux mains. Le certificat médical fait état d'une incapacité totale de travail de 90 jours.
Une version contestée par la victime présumée
À la barre, S. Sarr a fermement rejeté la version présentée par le maçon. Il affirme que le déroulement des faits est tout autre.Selon lui, après la première dispute à son domicile, le père de P. Diallo serait intervenu, ce qui l'aurait amené à considérer l'incident comme clos. Mais les deux hommes se seraient ensuite retrouvés sur un terrain.
S. Sarr affirme que P. Diallo l'aurait alors provoqué en lui demandant de le suivre pour régler leur différend. Il soutient avoir pris le dessus au début de la bagarre avant que le jeune maçon ne parte chercher une machette.
D'après son témoignage, P. Diallo lui aurait porté plusieurs coups, notamment à la main et à la tête.
5 millions de FCFA réclamés en réparation
Compte tenu des blessures subies, l'avocat de S. Sarr, Me Sy, a demandé au tribunal de lui accorder 5 millions de FCFA au titre des dommages et intérêts.De son côté, le procureur de la République a considéré les faits comme établis. Dans son réquisitoire, il a demandé une peine de deux ans de prison, dont trois mois ferme, assortie d'une amende de 100 000 FCFA.
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a finalement mis l'affaire en délibéré. La décision sera donc rendue ultérieurement.
Cette affaire illustre une nouvelle fois les conséquences parfois lourdes que peuvent prendre des différends apparemment banals lorsqu'ils dégénèrent en affrontements physiques.







