Selon les déclarations de la partie civile, les faits se sont produits aux environs de 6 heures du matin. Ibrahima se serait introduit au domicile de Souleymane et aurait emporté son téléphone portable.
À la recherche de son appareil et de celui qui l’aurait dérobé, Souleymane affirme avoir entendu des voisins crier « Au voleur ! ». Il aurait alors appris que le suspect s’était introduit dans une maison voisine, appartenant à Fallou, où il aurait tenté de prendre un autre téléphone.
C’est au cours de cette deuxième tentative qu’Ibrahima aurait été aperçu puis interpellé. D’après la victime, une fouille effectuée au moment de son arrestation aurait permis de retrouver son téléphone dans la poche du prévenu.
Le prévenu conteste
À la barre, Ibrahima a rejeté les accusations de vol. Il a livré une autre version des faits, affirmant avoir récupéré le téléphone auprès d’un talibé qu’il soupçonnait de l’avoir volé.
Il a expliqué qu’il se serait ensuite rendu chez Fallou dans le but de lui remettre l’appareil. C’est dans ces circonstances, selon ses déclarations, qu’il aurait été pris à partie puis interpellé.
Une version qui n’a toutefois pas convaincu le parquet. Le procureur de la République a considéré que les éléments du dossier permettaient d’établir les faits de vol et a requis trois mois de prison ferme.
Le tribunal d’instance de Thiès a finalement déclaré Ibrahima coupable et l’a condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 10 000 F CFA.







