Représentant le président de l’ARPEPS à cette session, le délégué du personnel du Centre hospitalier régional de Ziguinchor, Siméon Ndjing Faye, a insisté sur l’importance du rôle des agents dans la réussite des réformes engagées dans le secteur hospitalier.
Selon lui, les réformes successives imposent aux établissements publics de santé de profondes transformations dans leurs modes de fonctionnement. Dans ce contexte, le personnel est appelé à faire preuve d’une « résilience remarquable » face aux changements.
Le personnel au cœur des réformes
Pour Siméon Ndjing Faye, aucune réforme de la gouvernance hospitalière ne peut produire pleinement ses effets sans l’implication des ressources humaines.
Il estime ainsi qu’il est essentiel de prendre en compte l’adhésion et le bien-être du personnel, considérés comme des éléments importants dans la réussite des transformations engagées dans les structures sanitaires.
« Mettre la gouvernance à l’épreuve des réformes, c’est accepter de repenser nos modèles de gestion pour plus d’efficience », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le représentant de l’ARPEPS a identifié plusieurs exigences devant accompagner les réformes.
La première concerne la mise en place d’une gouvernance participative et inclusive. Le personnel, a-t-il expliqué, ne doit pas être considéré comme un simple exécutant des décisions prises par les responsables, mais comme un acteur appelé à contribuer aux orientations stratégiques des établissements hospitaliers.
Des moyens à la hauteur des objectifs
La deuxième exigence évoquée porte sur l’adéquation entre les objectifs de performance et les moyens mis à la disposition des hôpitaux.
Pour le responsable syndical, demander aux établissements de santé d’améliorer leurs performances suppose également de leur fournir les moyens nécessaires. Il cite notamment la modernisation des plateaux techniques, le renforcement des effectifs et la sécurisation des subventions.
Ces conditions sont, selon lui, indispensables pour garantir une meilleure qualité des soins et renforcer la sécurité des patients.
La troisième exigence concerne directement la valorisation et la protection des agents.
Les réformes ne devraient pas, selon Siméon Ndjing Faye, se traduire par une pression supplémentaire sur les travailleurs ou par une forme de précarisation. Elles devraient plutôt favoriser des parcours professionnels valorisants, la formation continue et l’acquisition de compétences adaptées aux nouveaux outils de gestion.
Il appelle également à la préservation d’un climat social apaisé au sein des établissements publics de santé.
Les finances hospitalières au cœur des travaux
La session de formation aborde également la question de la gestion financière des hôpitaux. Les participants se penchent notamment sur les états financiers des établissements publics de santé, présentés comme un véritable baromètre de leur situation économique et financière.
L’objectif est de permettre aux représentants du personnel de mieux comprendre les mécanismes de gestion et les procédures qui encadrent le fonctionnement des établissements hospitaliers.
Siméon Ndjing Faye a, dans ce cadre, insisté sur la nécessité pour les représentants du personnel de maîtriser les procédures ainsi que les études de gestion susceptibles d’éclairer les décisions prises au sein des conseils d’administration.
Pour lui, cette maîtrise doit permettre aux différents acteurs de participer de manière plus efficace aux discussions et de contribuer à la recherche de solutions durables pour le développement des structures de santé.
À travers cette session organisée à Thiès, l’ARPEPS entend ainsi renforcer les capacités des représentants du personnel face aux nouvelles exigences de la gouvernance hospitalière et aux profondes mutations qui traversent aujourd’hui les établissements publics de santé.






