Une affaire familiale a été portée devant le tribunal des flagrants délits de Thiès. D. Guèye, un chauffeur âgé de 22 ans, est poursuivi pour avoir soustrait une somme de 1 100 000 francs CFA appartenant à son père, A. Guèye.
À la barre, le prévenu aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon les informations rapportées par la presse, il a expliqué avoir pris l’argent avec l’intention d’acheter un véhicule.
Pour parvenir à ses fins, le jeune homme aurait mis en place un stratagème avec un ami. Ce dernier aurait été chargé de trouver un prétexte afin d’éloigner le père du domicile familial. Profitant de cette absence, le fils se serait introduit dans la chambre de son père pour récupérer l’argent qui aurait été dissimulé sous le lit.
L’affaire a ainsi pris une dimension particulièrement sensible, puisqu’elle oppose un père à son propre fils autour d’une somme importante.
Un père déçu par le comportement de son fils
Appelé à s’expliquer devant le tribunal, A. Guèye aurait exprimé sa profonde déception. Il a notamment déclaré avoir déjà acheté trois véhicules à son fils par le passé, ce qui rendrait cette nouvelle affaire d’autant plus difficile à accepter.Malgré le préjudice subi, le père a indiqué que son fils lui avait restitué une partie de l’argent, soit 400 000 francs CFA. Il a également déclaré lui avoir pardonné et ne rien réclamer.
Ce témoignage a donné à l’audience une dimension familiale particulière. Au-delà du montant en cause, les débats ont mis en lumière la rupture de confiance entre un parent et son enfant.
Le tribunal appelé à se prononcer
Le procureur de la République a estimé que les faits reprochés au prévenu étaient établis et a requis l’application de la loi. L’affaire a ensuite été mise en délibéré.Le verdict n’étant pas précisé dans les informations disponibles, il convient de ne pas anticiper la décision du tribunal.
Cette affaire rappelle que les conflits liés à l’argent peuvent avoir des conséquences judiciaires même lorsqu’ils surviennent au sein d’une même famille. Le pardon exprimé par une victime ne met pas nécessairement fin à une procédure pénale : il appartient à la juridiction compétente de statuer sur les faits qui lui sont soumis.







