L’enquête sur la mort d’Adama Mboup prend une nouvelle tournure. Ce jeune tapissier âgé de 29 ans avait été retrouvé mort, pendu, le 14 septembre dernier au sous-quartier Sessène, à Diourbel.
Dans les premières heures de l’affaire, l’hypothèse d’un suicide semblait privilégiée. Mais les investigations ont progressivement fait apparaître de nouveaux éléments, notamment après l’autopsie pratiquée sur le corps du défunt.
Selon les informations rapportées dans la presse, les conclusions de cet examen médico-légal ont conduit les enquêteurs à réorienter leurs investigations vers l’hypothèse d’un homicide.
Avant ce rebondissement, l’épouse du défunt avait été admise aux urgences. Elle avait expliqué aux enquêteurs avoir été agressée par son mari. Elle aurait notamment déclaré qu’Adama Mboup avait tenté de l’étouffer pendant son sommeil avant de vouloir la poignarder. Elle aurait également présenté des blessures aux avant-bras.
Ces déclarations avaient initialement orienté les enquêteurs vers un scénario dans lequel le jeune homme aurait agressé son épouse avant de mettre fin à ses jours.
Mais l’autopsie a changé la donne.
Sortie de l’hôpital, l’épouse a été maintenue à la disposition des enquêteurs au commissariat central de Diourbel. Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à 96 heures, notamment afin de permettre l’exploitation de réquisitions téléphoniques.
Dans cette nouvelle phase de l’enquête, les enquêteurs cherchent donc à déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles Adama Mboup a trouvé la mort et à établir la chronologie exacte des événements.
L’épouse, identifiée comme A.C. Sène dans les informations rapportées, devait être déférée au parquet ce mercredi 23 septembre.
À ce stade, il convient de rappeler que l’orientation de l’enquête vers la piste criminelle ne constitue pas, à elle seule, une conclusion judiciaire sur la responsabilité d’une personne. La procédure devra permettre à la justice d’établir les faits et les éventuelles responsabilités.







