L’affaire a débuté sur fond de tensions récurrentes entre deux familles partageant le même immeuble. Au cœur du différend : le remplissage d’une fosse septique. Le désaccord, qui opposait cinq colocataires, a finalement dégénéré en violences physiques.
Le dimanche 20 septembre 2026, une première bagarre a éclaté entre les protagonistes. Des bâtons et des ustensiles de cuisine auraient été utilisés au cours de l’affrontement. K. Kane a été blessée et s’est vu délivrer un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.
Malgré l’intervention pour séparer les protagonistes, les tensions n’ont pas pris fin. Dans la nuit du mardi 22 septembre, une nouvelle altercation a éclaté entre les colocataires. Alertés, les gendarmes de la brigade de Keur Massar sont intervenus pour mettre fin à la bagarre.
Grièvement touchée, K. Kane a été évacuée par les sapeurs-pompiers vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Le lendemain, elle s’est rendue à la brigade de gendarmerie avec un nouveau certificat médical mentionnant une ITT de sept jours.
Au cours de l’enquête, K. Kane a affirmé avoir été insultée puis attaquée par A. Keita. Elle a expliqué que sa mère, M. Ndiaye, et sa sœur, Nd. P. Keita, étaient intervenues au moment de la bagarre. Elle a notamment accusé A. Keita de l’avoir mordue au bras droit.
Entendue par les enquêteurs, A. Keita a reconnu s’être battue avec K. Kane, tout en soutenant avoir été insultée auparavant par cette dernière.
A. Pilor, M. Ndiaye et Nd. P. Keita ont également reconnu leur participation à la rixe. Les différentes protagonistes ont exprimé leurs regrets et sollicité la clémence des enquêteurs.
À l’issue de la procédure, les cinq femmes ont été déférées, le 24 septembre, devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.
A. Pilor, A. Keita et Nd. P. Keita ont finalement été placées sous mandat de dépôt pour mise en danger de la vie d’autrui et coups et blessures volontaires.
De leur côté, K. Kane et M. Ndiaye ont bénéficié d’une liberté provisoire après leur inculpation pour mise en danger de la vie d’autrui.
Une querelle de voisinage née d’un problème d’assainissement s’est ainsi transformée en affaire judiciaire, avec trois des protagonistes désormais incarcérées.







