Une audience au tribunal des flagrants délits de Diourbel a été marquée par un incident particulièrement tendu.
M. L. Konté, âgé de 36 ans, comparaissait pour des faits de menaces de mort visant sa propre mère.
À l’issue des débats, le tribunal l’a relaxé, mais a ordonné son internement dans un établissement psychiatrique.
La décision s’appuie sur l’article 50 du Code pénal, cité dans le compte rendu de l’audience, qui prévoit un régime particulier lorsque la personne poursuivie est reconnue comme déficiente au moment de la commission des faits.
Mais l’annonce de la décision n’aurait pas mis fin aux tensions.
Selon le compte rendu de l’audience, le prévenu se serait accroché à la barre avant de proférer des insultes et des menaces à l’encontre du magistrat.
La situation aurait nécessité l’intervention de six gardes pénitentiaires pour le maîtriser et l’évacuer de la salle d’audience.
Le dossier présente également un précédent. D’après les informations rapportées, M. L. Konté avait déjà fait l’objet d’une mesure d’internement dans le cadre d’une procédure antérieure.
Il aurait toutefois été remis en liberté à la suite d’un dysfonctionnement administratif, sans que le magistrat concerné en ait été informé.
Cette fois, le tribunal a voulu encadrer davantage l’exécution de la mesure.
Le préfet a été chargé de veiller à son application. Des rapports médicaux semestriels devront également être produits. Le procureur devra être informé avant toute éventuelle décision de libération.
L’affaire pose ainsi la question du suivi effectif des décisions d’internement et de la coordination entre les différents services chargés de leur mise en œuvre.







