L’affaire a débuté à la suite d’une plainte déposée le 17 août par L. Diarra, présenté comme le cousin de la jeune fille. Selon les éléments rapportés dans le dossier, la victime présumée travaillait comme domestique à la gare des Beaux Maraîchers lorsqu’elle aurait été contactée par V. Traoré.
Le jeune homme lui aurait proposé un emploi mieux rémunéré. La jeune fille aurait alors quitté son précédent travail pour le rejoindre. Mais, selon son récit aux enquêteurs, l'emploi promis ne se serait finalement pas concrétisé.
Elle affirme plutôt avoir été invitée à rester chez V. Traoré, contre une rémunération annoncée de 55 000 FCFA par mois. La jeune fille explique avoir accepté cette situation parce qu'elle ne disposait pas d'un endroit où passer la nuit.
Selon sa déclaration, V. Traoré lui aurait également promis le mariage. La jeune fille indique avoir vécu avec lui pendant plusieurs mois et reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles avec lui. Elle affirme être tombée enceinte et le désigne comme le père de l’enfant.
Le jeune homme reconnaît la relation
Entendu par les enquêteurs du commissariat d’arrondissement de Dalifort, V. Traoré ne nie pas avoir entretenu une relation avec la jeune fille. Il reconnaît qu'elle était sa copine et qu'elle a vécu à son domicile pendant environ trois à quatre mois.
Il admet également avoir eu des rapports sexuels avec elle.
En revanche, le mis en cause conteste lui avoir proposé un emploi ou une rémunération mensuelle de 55 000 FCFA. Il nie également être responsable de la grossesse.
Après son placement en garde à vue le 9 septembre, V. Traoré a été déféré devant le parquet de Pikine-Guédiawaye. Il a finalement été placé sous mandat de dépôt pour attentat à la pudeur avec violence et détournement de mineure.
L'affaire doit désormais être examinée par le tribunal des flagrants délits. La juridiction devra notamment apprécier les différentes déclarations recueillies au cours de la procédure et déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire.







