Le drame survenu à l’hôpital Abass Ndao continue de connaître des développements judiciaires. Le dossier concerne le décès d’un nourrisson prématuré dans le service de néonatalogie de l’établissement hospitalier.
Trois femmes sont poursuivies dans cette affaire pour des faits liés à la mort du bébé. Il s’agit notamment des infirmières Ndèye Birame Sylla et Rose Niang Diop, ainsi que de la buandière Astou Diène.
L’affaire a été examinée devant le tribunal correctionnel de Dakar, où les circonstances entourant le décès du nourrisson ont été longuement évoquées.
Le bébé retrouvé dans un sac destiné au linge
Selon les éléments présentés dans le dossier, le nourrisson prématuré se trouvait dans le service de néonatalogie.
C’est dans ce contexte qu’une erreur particulièrement grave serait survenue. Le bébé aurait été placé par inadvertance dans un sac destiné au linge.
Le sac aurait ensuite suivi le circuit du linge avant que le drame ne soit découvert.
Les faits ont provoqué une vive émotion et soulevé des interrogations sur les procédures de sécurité et de surveillance dans le service concerné.
La question de la responsabilité de chacune des personnes poursuivies a ainsi été au cœur des débats.
Le parquet requiert des peines
À l’issue des débats, le ministère public a présenté ses réquisitions.
Le parquet a notamment requis six mois de prison ferme et 500 000 FCFA d’amende contre Ndèye Birame Sylla.
Pour Astou Diène, une peine d’amende de 200 000 FCFA a été requise.
Concernant Rose Niang Diop, le parquet s’en est remis à la sagesse du tribunal.
Ces réquisitions ne constituent toutefois pas encore une décision de justice. Le tribunal doit désormais rendre son jugement.
La famille réclame une lourde indemnisation
La famille du nourrisson s’est constituée partie civile dans cette affaire.
Elle réclame une importante réparation financière, à hauteur de 100 millions de FCFA de dommages et intérêts.
La partie civile demande également que la responsabilité de l'État soit examinée dans le cadre du dossier.
La justice devra donc déterminer les responsabilités individuelles éventuelles, mais aussi apprécier les demandes formulées par la famille du bébé.
Le délibéré est annoncé pour le 17 décembre 2026.
En attendant cette date, cette affaire relance les questions liées à la sécurité des nouveau-nés dans les structures sanitaires, à la traçabilité du linge hospitalier et aux procédures de surveillance dans les services accueillant des patients particulièrement vulnérables.







