L’affaire trouve son origine dans le remariage du père du mis en cause. Selon les déclarations rapportées dans le dossier, A. Mbaye aurait eu du mal à accepter l’union de son père avec R. Dème, qu’il considérait comme une intruse dans le foyer familial.
Au fil du temps, les tensions auraient dégénéré en provocations et en menaces à l’encontre de la nouvelle épouse de son père. D’après les déclarations de la victime, le jeune homme aurait également sombré dans l’alcool sous l’effet de cette rancœur.
Une agression au couteau
Le vendredi 21 août 2026, au matin, la situation prend une tournure plus grave. R. Dème affirme avoir été surprise par-derrière par A. Mbaye, qui l’aurait blessée avec un couteau au niveau du dos avant de prendre la fuite.
Après l’agression, la victime s’est rendue dans un centre de santé. Un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail de cinq jours.
Munie de ce document, R. Dème a déposé une plainte auprès des gendarmes de la Brigade de proximité de Tivaouane-Peulh.
Le suspect interpellé plusieurs jours plus tard
Après plusieurs jours sans nouvelles du mis en cause, un nouveau rebondissement intervient le mardi 8 septembre 2026.
A. Mbaye est signalé au domicile familial, où sa présence aurait une nouvelle fois provoqué des troubles. Alertés, les gendarmes de la Brigade de proximité de Tivaouane-Peulh se rendent sur place et procèdent à son interpellation.
Le jeune homme est placé en garde à vue le même jour, à 15 heures.
Il est notamment interrogé sur des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné une ITT de cinq jours au préjudice de R. Dème, ainsi que sur des menaces à ascendant.
A. Mbaye reconnaît les faits
Face aux enquêteurs, A. Mbaye aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, expliquant avoir agi sous l’effet de la colère.
Toutefois, au cours de son audition, il aurait tenté de minimiser la portée de son geste, en affirmant qu’il avait simplement lancé une pierre en direction de sa tante.
Mandat de dépôt
À l’issue de la procédure, A. Mbaye a été déféré mercredi 9 septembre 2026 devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa.
Après son audition, le magistrat a décidé de son placement sous mandat de dépôt.
L’affaire illustre les conséquences potentiellement graves des tensions liées aux recomposi
tions familiales lorsqu’elles dégénèrent en menaces et violences.







