Les faits se sont déroulés à Thiès. B. Sène, coxeur dans une gare routière, a comparu devant le tribunal pour répondre de faits de coups et blessures volontaires commis sur son camarade A. Ndiaye.
D’après les éléments présentés lors de l’audience, le différend serait survenu au moment où la victime s’apprêtait à effectuer sa prière. B. Sène lui aurait demandé de ne pas prononcer « Allahu Akbar » sur les lieux, avant de proférer des menaces.
Malgré cette opposition, A. Ndiaye aurait commencé sa prière. C’est alors que le prévenu lui aurait porté un coup de pierre au niveau de l’œil.
Grièvement touchée, la victime a été évacuée vers une structure sanitaire pour recevoir des soins. Les blessures constatées ont entraîné une incapacité temporaire de travail de 40 jours.
À la barre, B. Sène a d’abord contesté les faits qui lui étaient reprochés. Mais face aux éléments du dossier ainsi qu’aux témoignages recueillis durant l’enquête, il a finalement reconnu sa responsabilité.
Le tribunal a également été informé que le prévenu était présenté comme un consommateur régulier de chanvre indien et que plusieurs riverains le décrivaient comme un individu au comportement violent.
Dans ses réquisitions, le ministère public avait demandé une peine de six mois de prison ferme, compte tenu de la gravité des faits.
Le tribunal a finalement prononcé une peine plus lourde, condamnant B. Sène à huit mois de prison ferme pour les faits de coups et blessures volontaires.







