M. Guèye, âgé de 18 ans, a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Thiès pour répondre de faits d’abus de confiance.
Selon les faits rapportés à l’audience, son cousin lui avait confié une moto Jakarta afin qu’il puisse travailler dans le transport et disposer d’un revenu pour subvenir à ses besoins.
Mais au lieu de l’utiliser uniquement pour son activité professionnelle, le jeune homme a finalement décidé de vendre le deux-roues.
À la barre, M. Guèye n’a pas contesté les faits. Pour expliquer son geste, il a évoqué sa situation financière difficile. Il a notamment déclaré que sa compagne enceinte avait besoin de soins médicaux et qu’il devait acheter des médicaments et honorer des ordonnances.
Sans moyens financiers suffisants, le prévenu affirme avoir vendu la moto afin de faire face à ces dépenses.
Une justification qui n’a toutefois pas convaincu le ministère public. Pour le procureur, les difficultés personnelles et financières du prévenu ne pouvaient pas justifier la vente d’un bien qui ne lui appartenait pas.
Le parquet avait requis un an de prison ferme contre le jeune homme.
Après délibération, le tribunal des flagrants délits de Thiès l’a reconnu coupable d’abus de confiance et l’a condamné à six mois de prison ferme.
Une affaire qui illustre les conséquences judiciaires que peut entraîner la vente ou la disposition d’un bien confié, même lorsque le prévenu invoque des difficultés personnelles.







