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Société sur Thies info
Après une dizaine d’années passées à l’étranger, le retour au pays de M. S. Dior a viré au conflit familial. Rentré à Joal dans une situation financière difficile, l’ancien émigré reprochait à ses proches de ne pas reconnaître les sacrifices qu’il affirme avoir consentis pour sa famille.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, les tensions se seraient progressivement installées au sein de la maison familiale. Les disputes et les injures se seraient multipliées, sur fond de frustrations liées notamment à sa situation après plusieurs années d’émigration.
Le 23 juillet, la situation aurait pris une tournure plus inquiétante. M. S. Dior se serait muni d’un couteau et aurait menacé des membres de sa famille. Face à la gravité de la situation, les proches ont alerté les forces de l’ordre.
L’intervention de la gendarmerie a permis de ramener le calme et d’interpeller le mis en cause. L’affaire a ensuite été portée devant la justice.
À la barre, le prévenu aurait expliqué son comportement par son profond ressentiment et le sentiment d’avoir beaucoup fait pour sa famille sans obtenir, selon lui, la reconnaissance espérée. Une situation qui aurait contribué à faire monter la tension jusqu’à l’épisode de la menace au couteau.
Jugé mardi dernier, M. S. Dior a finalement été reconnu coupable et condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis.
Dans le cadre de cette décision, il s’est également engagé à quitter la maison familiale avec sa femme et ses enfants. Une issue judiciaire qui met provisoirement fin à un conflit familial né dans un contexte de retour d’émigration particulièrement difficile.
Cette affaire illustre les tensions auxquelles peuvent être confrontées certaines familles lorsque le retour d’un émigré, après plusieurs années passées à l’étranger, ne correspond pas aux attentes financières ou sociales nourries pendant son absence.
Une tentative de cambriolage a dégénéré dans la nuit du 4 au 5 août 2026 au quartier Thiapong, à Thiès. Un policier a été grièvement blessé au poignet droit lors de l’intervention des forces de l’ordre, tandis qu’un des suspects a été interpellé.
Les faits se sont produits vers 3 heures du matin. Alertés de la présence de plusieurs individus qui tentaient de forcer la porte d’un conteneur servant à stocker des pièces détachées de motos Jakarta, les éléments de la Brigade de recherches du Poste de Police de Nguinth se sont rapidement rendus sur place.
À leur arrivée, l’un des individus aurait brandi un coupe-coupe pour empêcher les policiers d’intervenir. Dans la confusion, il aurait porté un violent coup à un agent, le blessant sérieusement au poignet droit. La victime s’est vu délivrer une incapacité temporaire de travail de 30 jours.
Une course-poursuite s’est ensuite engagée dans les rues du quartier. Malgré une forte résistance, le suspect a finalement été maîtrisé et interpellé. Ses deux présumés complices, qui étaient également armés de machettes, ont toutefois réussi à prendre la fuite.
Lors de son interrogatoire, le mis en cause, déjà connu des services de police et cité dans deux autres affaires de vol, a contesté les accusations portées contre lui. Il a soutenu qu’il se trouvait sur les lieux en tant que vigile et a affirmé avoir blessé le policier accidentellement.
Cette version n’a cependant pas convaincu les enquêteurs. Un riverain ayant assisté à la scène depuis son balcon aurait discrètement filmé les faits avec son téléphone portable. Les images auraient permis d’identifier formellement le suspect.
Les enquêteurs ont également placé sous scellés plusieurs éléments considérés comme importants pour la procédure, notamment un pied-de-biche qui aurait servi à forcer le conteneur, le coupe-coupe retrouvé sur le suspect au moment de son arrestation ainsi que le sweat à capuche blanc qu’il portait lors des faits.
Le suspect a finalement été conduit au Parquet du Tribunal de Grande Instance de Thiès. L’enquête se poursuit afin de retrouver ses deux présumés complices et de faire toute la lumière sur cette tentative de cambriolage.
Le commissariat du Tourisme a procédé au démantèlement d’un réseau présumé de prostitution clandestine et de proxénétisme qui serait actif dans une auberge-bar située à Nord-Foire, à Dakar. L’opération policière a permis l’interpellation de sept personnes, dont le gérant de l’établissement, une réceptionniste et cinq femmes présentées comme des prostituées.
Selon les éléments de l’enquête rapportés par la presse, quatre des femmes interpellées sont de nationalité nigériane, tandis que la cinquième est sénégalaise. Les investigations auraient débuté à la suite d’un renseignement faisant état d’activités présumées de proxénétisme, de prostitution clandestine et de blanchiment de capitaux au sein de l’établissement.
Les policiers ont notamment constaté que les femmes concernées exerçaient leur activité sans être inscrites au fichier sanitaire et social. Lors de son audition, l’une des ressortissantes nigérianes aurait reconnu ne pas avoir effectué de dépistage du VIH depuis une longue période. Elle aurait également déclaré avoir conscience des risques sanitaires liés à l’absence de suivi médical.
L’enquête s’est également intéressée au fonctionnement financier de l’établissement. D’après les informations recueillies, les femmes auraient versé une somme de 5 000 FCFA pour l’utilisation d’une chambre destinée aux rencontres. Pour les séjours plus longs, les tarifs auraient été fixés à 10 000 FCFA par jour pour certaines chambres et à 15 000 FCFA pour celles disposant d’un climatiseur.
La réceptionniste, employée depuis plusieurs années, aurait reconnu avoir notamment pour tâches de mettre les chambres à disposition, de renseigner les registres et de récupérer les sommes liées à leur utilisation. Le gérant, pour sa part, aurait expliqué être principalement chargé de la gestion du bar et des opérations financières de l’établissement.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le niveau exact d’implication de chaque personne dans le fonctionnement de ce système présumé. Le propriétaire de l’auberge résiderait actuellement en Belgique.
Les personnes interpellées font l’objet de poursuites pour des faits présumés de proxénétisme, de mise en danger de la vie d’autrui et de non-inscription au fichier sanitaire et social. Une démarche aurait également été engagée auprès de la banque afin de procéder à la fermeture du compte de l’établissement.
L’affaire devrait désormais connaître des développements judiciaires, à l’issue desquels les responsabilités individuelles des personnes mises en cause pourront être établies.
Une opération de contrôle menée dimanche 9 août 2026 dans le quartier Médina Fall, à Thiès, a permis de mettre fin aux activités d’un débit de boissons exploité sans autorisation administrative.
L’intervention s’est déroulée vers 18h35 au domicile d’un particulier. Sur place, les agents ont constaté qu’un important commerce de boissons y était exercé sans les autorisations requises. La tenancière des lieux, A. Ndione, épouse du propriétaire du domicile, a été interpellée.
La perquisition a permis de découvrir une importante quantité de boissons destinées à la vente. Les agents ont notamment saisi 60 bouteilles d’un litre de liqueur, 45 bouteilles de 50 cl de liqueur, 37 bouteilles de vin rouge ainsi que 112 bouteilles de bière.
À cette saisie s’ajoutent 74 bouteilles de boisson Kana de 50 cl. L’ensemble du stock découvert sur place a ainsi été placé sous scellés dans le cadre de la procédure.
Après son interpellation, Augustine Ndione a été conduite au poste. Sur avis du parquet, elle a été placée en garde à vue pour exploitation illégale d’un débit de boissons.
Cette opération intervient dans le cadre des contrôles visant les activités commerciales exercées en dehors du cadre légal. Les autorités entendent ainsi veiller au respect de la réglementation applicable à l’ouverture et à l’exploitation des débits de boissons.
La procédure devrait permettre de déterminer les conditions dans lesquelles cette activité était exercée et les suites judiciaires qui seront réservées à l’affaire.
La Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale a procédé à l’arrestation de la propriétaire du compte TikTok « mini-marché Sn », soupçonnée d’avoir mis en place une vaste opération d’escroquerie en ligne.
Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, la mise en cause proposait sur TikTok différents packs de produits alimentaires, notamment des boissons, à des prix de 58 000 et 80 000 francs CFA. Elle diffusait régulièrement des vidéos présentant les marchandises afin d’attirer de potentiels clients.
Le mode opératoire présumé était particulièrement simple. Après avoir convaincu un client de passer commande et reçu le paiement par transfert d’argent, la vendeuse bloquait immédiatement la victime et supprimait ensuite les échanges. Plusieurs personnes auraient ainsi été piégées à travers ce procédé.
Alertés par plusieurs plaintes et signalements publiés sur les réseaux sociaux, les enquêteurs de la DSC ont ouvert des investigations qui ont conduit à l’arrestation de la suspecte mardi.
Placée en garde à vue, elle devrait être confrontée aux différentes plaintes enregistrées dans cette affaire. Parmi les victimes présumées figureraient notamment des personnes basées à Thiès.
L’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des victimes, de déterminer le montant total des sommes encaissées et de faire toute la lumière sur cette affaire d’escroquerie présumée via TikTok.
L’axe reliant le rond-point Som au rond-point du Lycée Malick Sy, à Thiès, suscite de plus en plus d’inquiétude chez les populations. Plusieurs accidents de la circulation y ont endeuillé des familles ces dernières années, avec notamment quatre personnes âgées qui auraient perdu la vie après avoir été fauchées par des véhicules.
Ces drames relancent le débat sur la sécurité des piétons sur cette importante artère de la ville. Très fréquentée par les automobilistes, les motocyclistes et les piétons, la route est particulièrement exposée aux risques d’accidents, notamment aux heures de forte circulation.
Les habitants de Som et des quartiers environnants interpellent les autorités compétentes afin que des mesures soient prises pour réduire les risques. Ils réclament notamment un renforcement de la signalisation, une meilleure sécurisation des traversées et des dispositifs permettant aux piétons, particulièrement aux personnes âgées, de circuler en toute sécurité.
Pour les populations, il est urgent d’agir avant qu’un nouveau drame ne survienne. Elles souhaitent que l’axe Som–Lycée Malick Sy fasse l’objet d’une attention particulière de la part des autorités chargées de la circulation et de la sécurité routière.
Au-delà des infrastructures, les habitants appellent également les conducteurs à davantage de prudence et au strict respect des limitations de vitesse. Car sur cet axe très fréquenté de Thiès, quelques secondes d’inattention peuvent avoir des conséquences dramatiques.
Une banale discussion entre deux anciens condisciples d’un daara a viré au drame dans la nuit du 29 juillet 2026 à Sébikotane. M. Ndiaye, talibé dans un daara de la localité, a perdu la vie après avoir reçu un coup de couteau au cours d’une violente bagarre. Le principal mis en cause, identifié sous les initiales I. Ndilane, a été interpellé par la gendarmerie.
Une dispute qui dégénère
Les deux jeunes hommes se connaissaient bien. Ils avaient tous les deux étudié dans le même daara, au domicile du marabout C. Lo. Si I. Ndilane avait terminé son cursus coranique, il continuait toutefois à fréquenter M. Ndiaye, qui poursuivait ses études.
Selon les informations rapportées par des sources proches du dossier, tout aurait commencé par une discussion au domicile de M. Ndiaye. Le ton serait rapidement monté entre les deux anciens condisciples, avant que l’échange ne dégénère en altercation verbale.
Les deux jeunes auraient ensuite décidé de se retrouver dans un champ situé à proximité de la voie ferrée afin de régler leur différend.
Une première bagarre, puis le retour avec un couteau
Une première confrontation aurait alors éclaté. I. Ndilane, qui aurait été dominé au cours de la bagarre, aurait pris la fuite en direction de son domicile.
Mais l'affrontement ne se serait pas arrêté là. Le jeune homme serait revenu sur les lieux muni d’un couteau, avec l’intention de reprendre la confrontation.
Une seconde bagarre aurait alors éclaté entre les deux anciens condisciples. C’est au cours de cet affrontement que I. Ndilane aurait porté un coup de couteau à M. Ndiaye.
Grièvement atteint, le jeune talibé s’est effondré sur place. Il aurait succombé à ses blessures avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers, selon des sources proches du dossier.
Le suspect déféré au parquet
Alertée après le drame, la brigade territoriale de gendarmerie de Sébikotane a ouvert une enquête. I. Ndilane a été interpellé et placé à la disposition des enquêteurs.
À l’issue des investigations, le mis en cause a été déféré devant le procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet du tribunal de grande instance de Rufisque.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer les circonstances exactes de la seconde confrontation et les responsabilités dans ce drame qui a coûté la vie à un jeune talibé.
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