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Un ancien agent d’administration à la retraite et un informaticien ont été arrêtés par la gendarmerie de Thiès. Ils sont soupçonnés d’avoir confectionné et vendu de faux actes de délibération foncière à plusieurs acquéreurs, dans une affaire portant sur 39 parcelles à usage d’habitation. Le préjudice est estimé à 5 millions de francs CFA.


THIÈS : 39 PARCELLES AU CŒUR D’UNE PRÉSUMÉE ESCROQUERIE FONCIÈRE DE 5 MILLIONS FCFA
Une affaire pésumée d’escroquerie foncière secoue la ville de Thiès. Deux hommes, identifiés par les initiales H. Soumaré et M. Fall, ont été interpellés le 7 octobre 2026 par la brigade de gendarmerie territoriale de Thiès. Le premier est un ancien agent d’administration à la retraite, tandis que le second exerce comme informaticien. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la fabrication et la vente de faux actes de délibération foncière ayant servi à tromper plusieurs acquéreurs de terrains.
Selon les informations rapportées par la presse, l’affaire concerne la vente présumée de 39 parcelles destinées à l’habitation. Le montant total du préjudice subi par les victimes présumées est évalué à 5 000 000 de francs CFA.
 
Une affaire qui remonterait à 2023
Les faits présumés remonteraient à l’année 2023, période durant laquelle H. Soumaré travaillait encore comme agent d’administration à la gouvernance de Thiès. Selon les éléments de l’enquête rapportés par la presse, il aurait exploité sa connaissance de l’environnement administratif et son accès aux informations relatives aux actes fonciers pour mettre en place, avec l’aide présumée de M. Fall, un mécanisme de production de documents frauduleux.
 
Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir confectionné de faux actes de délibération foncière avant de les remettre à des personnes désireuses d’acquérir des terrains. Les documents présentés aux acheteurs leur auraient laissé croire qu’ils disposaient de droits sur les parcelles concernées.
 
Cependant, ces actes ne leur auraient conféré aucun droit réel sur les terrains. Les acquéreurs présumés se seraient ainsi retrouvés dans une situation particulièrement préjudiciable, après avoir versé de l’argent pour des biens fonciers dont l’acquisition n’était pas juridiquement sécurisée par les documents remis.
 
Des acquéreurs parmi les victimes présumées
Parmi les personnes citées dans cette affaire figurent A. M. Sèye, président de la Chambre des métiers de Thiès, des membres de sa famille ainsi que des Sénégalais établis à l’étranger.
 
Ces acquéreurs présumés auraient remis des sommes d’argent en contrepartie des parcelles qu’ils pensaient acheter. La découverte du caractère présumé frauduleux des actes aurait ensuite mis en évidence l’absence de droits valables sur les terrains concernés.
Cette affaire illustre les risques auxquels peuvent être exposées les personnes qui investissent dans le foncier sans disposer de garanties suffisantes sur l’authenticité des documents administratifs et la régularité des procédures d’attribution.
 
La gendarmerie saisit le parquet
Après leur arrestation le 7 octobre 2026, les deux suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée par la brigade de gendarmerie territoriale de Thiès. À l’issue de cette mesure, ils ont été déférés le jeudi 8 octobre devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Thiès.
 
Le parquet devra déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire, au regard des éléments recueillis par les enquêteurs.
 
À ce stade, les faits demeurent des accusations présumées et la responsabilité pénale des deux hommes devra être établie dans le cadre de la procédure judiciaire.
 
Au-delà du montant estimé du préjudice, cette affaire relance la question de la sécurisation des transactions foncières à Thiès. Pour les acquéreurs, la vérification de l’origine des actes, de leur authenticité et de la régularité des délibérations constitue une précaution essentielle avant tout versement d’argent.


Vendredi 9 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La deuxième édition du Forum Rose de PAMASY se tient les 9 et 10 octobre 2026 à Thiès, autour du thème « Santé et autonomisation des femmes à l’ère du digital ». À cette occasion, Madame Sy est revenue sur la signification du sigle PA.MA.SY, lié au nom de son frère, Pape Matar Sy, avec qui elle avait partagé de nombreux projets. Au-delà de cet hommage fraternel, elle met en avant une ambition : contribuer au rayonnement de la capitale du Rail à travers des initiatives sociales, sanitaires et économiques.


PAMASY, une histoire fraternelle au service d’une ambition collective

La ville de Thiès accueille la deuxième édition du Forum Rose de PAMASY, une initiative qui associe sensibilisation sanitaire, autonomisation des femmes et promotion des initiatives locales. Prévu les 9 et 10 octobre 2026, l’événement se déroule autour d’un thème qui fait écho aux enjeux actuels : « Santé et autonomisation des femmes à l’ère du digital ».

Au cœur de cette initiative se trouve également une histoire personnelle. Madame Sy est revenue sur la signification du sigle PA.MA.SY, qui renvoie au nom de son frère, Pape Matar Sy, avec qui elle avait partagé de nombreux projets. Cette évocation témoigne de l’importance de leur relation fraternelle et de la place qu’occupent leurs ambitions communes dans l’identité du mouvement.

Pour Madame Sy, ce nom représente ainsi davantage qu’un simple sigle. Il rappelle une histoire familiale, des projets partagés et une volonté de donner une continuité à des idées qui peuvent trouver leur prolongement dans des actions destinées à la communauté.
 
À travers le Forum Rose, PAMASY inscrit cette démarche dans une dynamique collective, en mettant l’accent sur des préoccupations qui touchent directement les femmes et, plus largement, la société.
 

« Vendre l’image de Thiès », une ambition assumée

Au-delà de la dimension fraternelle, Madame Sy a mis en avant l’un des objectifs majeurs de PAMASY : « vendre l’image de Thiès » à travers ses initiatives.
 
Cette expression traduit une volonté de promouvoir la ville, de valoriser ses potentialités et de mettre en lumière les actions portées par ses acteurs. Pour elle, le rayonnement de Thiès passe aussi par la capacité de ses habitants à concevoir et à soutenir des projets qui répondent aux préoccupations sociales, sanitaires et économiques.
  Dans cette perspective, le Forum Rose constitue une occasion de présenter une image dynamique de la capitale du Rail, à travers une initiative qui associe la santé des femmes, l’entrepreneuriat, la digitalisation et la solidarité.
 
L’ambition consiste à montrer que Thiès peut être un espace d’innovation sociale, où des initiatives locales contribuent à la sensibilisation des populations et à la promotion de l’autonomie économique des femmes.
 
« Vendre l’image de Thiès », c’est également donner de la visibilité aux projets développés dans la ville, encourager les initiatives porteuses de sens et faire connaître les efforts consentis par les acteurs locaux pour répondre aux défis de leur communauté.
  Cette vision place ainsi le développement local et la communication territoriale au centre de la démarche de PAMASY. La promotion de la ville ne repose pas uniquement sur son patrimoine historique, mais aussi sur les actions concrètes qui témoignent du dynamisme de ses habitants.
 

« Prévenir, entreprendre, inspirer » : le fil conducteur du Forum Rose

Pour cette deuxième édition, le Forum Rose de PAMASY s’articule autour du slogan « Prévenir, entreprendre, inspirer ». Trois orientations qui résument les ambitions affichées par l’initiative.
  Le volet « Prévenir » renvoie à la sensibilisation sanitaire, notamment dans le contexte d’Octobre Rose, mois consacré à la lutte contre le cancer du sein. L’objectif est de rappeler l’importance de l’information, de la prévention et du dépistage précoce, tout en encourageant les femmes à se rapprocher des professionnels de santé pour bénéficier de conseils adaptés.
 
Le volet « Entreprendre » met l’accent sur l’autonomisation économique des femmes. Dans un contexte où l’accès aux opportunités économiques demeure un enjeu important, la promotion de l’entrepreneuriat féminin constitue un levier pour encourager les initiatives, développer les compétences et renforcer l’indépendance financière.
 
Enfin, le volet « Inspirer » invite à valoriser les parcours, les expériences et les initiatives susceptibles d’encourager d’autres femmes à s’engager dans des projets personnels ou professionnels.

  En réunissant ces trois orientations, PAMASY entend proposer une approche qui ne limite pas la place des femmes à la seule question sanitaire, mais qui prend également en compte leur rôle dans l’économie, l’innovation et le développement de la société.
 

Santé et autonomisation des femmes à l’ère du digital

Le thème retenu pour cette deuxième édition, « Santé et autonomisation des femmes à l’ère du digital », met en lumière les liens entre les enjeux sanitaires, les opportunités économiques et les transformations numériques.
 
Le digital occupe désormais une place importante dans l’accès à l’information, la communication et le développement des activités professionnelles. Pour les femmes entrepreneures, les outils numériques peuvent notamment faciliter la promotion des produits et services, l’accès à de nouveaux clients et la visibilité des projets.
 
Dans le domaine de la santé, les technologies numériques peuvent également contribuer à diffuser des informations de prévention et à renforcer la sensibilisation des populations. Elles ne remplacent toutefois ni les consultations médicales ni les examens nécessaires, mais peuvent compléter les efforts d’information et d’accompagnement.
 
Le choix de ce thème témoigne ainsi de l’intérêt de rapprocher la question de la santé des femmes de celle de leur autonomie économique et numérique.
 
À travers cette orientation, le Forum Rose ouvre un espace de réflexion sur les possibilités offertes par le digital, tout en soulignant l’importance de rendre ces outils accessibles et utiles aux femmes, notamment celles qui souhaitent développer leurs activités.
 

Un programme entre sensibilisation, entrepreneuriat et solidarité

L’affiche officielle de l’événement annonce plusieurs activités destinées à donner une dimension pratique à cette rencontre.
 
Parmi les axes présentés figurent la sensibilisation, l’entrepreneuriat, la digitalisation, un village d’exposition et un gala de solidarité. Cette diversité traduit la volonté d’associer les échanges autour de la santé à la promotion des initiatives économiques et à la mise en valeur des projets portés par les acteurs locaux.
 
Le village d’exposition doit notamment permettre de mettre en avant des activités, des produits ou des initiatives, selon les modalités retenues par les organisateurs. Il s’inscrit dans la logique de promotion de l’entrepreneuriat et de visibilité des acteurs économiques.
 
La place accordée à la digitalisation fait également écho au thème central du forum, qui interroge les possibilités offertes par les outils numériques pour accompagner l’autonomisation des femmes.
 
Quant au gala de solidarité, il figure parmi les activités annoncées pour cette édition. Il s’inscrit dans une démarche qui associe mobilisation collective et soutien aux initiatives sociales.
  Les activités sont programmées les 9 et 10 octobre 2026, avec des lieux annoncés à la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs et à Bakara Plaza, à Thiès.
 

Octobre Rose, un rendez-vous essentiel pour la prévention

L’organisation du Forum Rose dans le cadre d’Octobre Rose donne une importance particulière à la sensibilisation au cancer du sein. Cette campagne constitue un moment privilégié pour rappeler les enjeux du dépistage précoce, de l’information des femmes et de l’accompagnement médical.
 
La prévention passe notamment par une meilleure connaissance des signes qui doivent conduire à consulter un professionnel de santé et par l’accès à des informations fiables sur les examens recommandés selon l’âge et la situation de chaque personne.
 
Les initiatives communautaires peuvent jouer un rôle important dans cette dynamique. En créant des espaces de rencontre et d’échange, elles contribuent à rendre les messages de sensibilisation plus accessibles et à encourager les populations à prendre davantage en compte les questions de santé.
 
À Thiès, le Forum Rose de PAMASY s’inscrit dans cette logique de mobilisation, en associant la prévention à d’autres dimensions de l’autonomisation des femmes.
 
Cette approche rappelle que la santé, l’accès à l’information et l’indépendance économique sont des enjeux complémentaires dans la promotion du bien-être et de la participation des femmes à la vie sociale.
 

PAMASY mise sur le dynamisme local pour faire rayonner la capitale du Rail

À travers cette deuxième édition, l’initiative porte également une ambition territoriale : contribuer à renforcer la visibilité de Thiès en valorisant les actions organisées dans la ville.
 
La capitale du Rail dispose d’une identité historique et culturelle forte. Son rayonnement repose aussi sur la capacité de ses acteurs à porter des initiatives sociales, à développer des activités économiques et à créer des espaces de mobilisation autour des préoccupations de la population.
 
En associant la santé, l’entrepreneuriat, la digitalisation et la solidarité, PAMASY entend inscrire son action dans cette dynamique. Le Forum Rose devient ainsi une occasion de mettre en lumière des thématiques importantes tout en donnant de la visibilité à une initiative locale.
 
Cette ambition rejoint la volonté exprimée par Madame Sy de « vendre l’image de Thiès ». Il s’agit de montrer que la ville peut être un cadre de mobilisation et d’innovation, où les initiatives communautaires contribuent à la promotion des femmes et au développement local.
 
Le rayonnement territorial se construit également à travers la continuité des projets, la participation des acteurs locaux et la capacité à transformer les ambitions affichées en résultats concrets pour les populations.
 

Une deuxième édition entre mémoire, engagement et rayonnement

En revenant sur la signification du sigle PA.MA.SY, Madame Sy a rappelé la dimension fraternelle qui accompagne cette initiative, liée à son frère Pape Matar Sy et aux nombreux projets qu’ils avaient partagés.
 
Mais le Forum Rose 2026 traduit également une volonté de donner une portée collective à cette histoire, en inscrivant l’action dans des enjeux qui concernent directement les femmes et la communauté.
 
Entre prévention sanitaire, autonomisation économique, digitalisation et promotion de Thiès, cette deuxième édition affiche plusieurs ambitions complémentaires. Elle entend contribuer à la sensibilisation au cancer du sein tout en mettant en avant les possibilités offertes par l’entrepreneuriat et les outils numériques.
 
Pour PAMASY, le défi consiste désormais à faire de cette initiative un cadre utile de mobilisation et de valorisation des actions locales.
 
Avec cette deuxième édition du Forum Rose, Madame Sy défend ainsi une vision dans laquelle la promotion de la santé des femmes et leur autonomisation peuvent aller de pair avec une ambition plus large : faire rayonner Thiès et mieux faire connaître son potentiel.


Vendredi 9 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un jeune homme de 23 ans, qui se présentait comme un tradipraticien sur TikTok, a été interpellé par la police à Mbour pour des faits présumés d’escroquerie et de charlatanisme. Il est soupçonné d’avoir soutiré plusieurs sommes d’argent à un commerçant de 46 ans, en lui promettant de résoudre son problème d’infertilité. Selon les informations rapportées par Seneweb, le montant des sommes réclamées au fil de cette affaire dépasse les 3 millions de francs CFA.


TikTok, faux remède et demandes d’argent : un jeune homme arrêté à Mbour

Une promesse de guérison découverte sur TikTok

L’affaire aurait commencé sur les réseaux sociaux. Après plusieurs années de mariage sans parvenir à avoir un enfant, le commerçant, identifié sous les initiales M. Fall, serait tombé sur une vidéo publiée sur TikTok par le suspect, M. Mbaye, un jeune homme originaire de Diourbel.
 
Dans ses publications, ce dernier se présentait comme le représentant à Mbour d’un grand tradipraticien établi à Touba. Il faisait notamment la promotion d’un produit auquel il attribuait des vertus supposées contre l’infertilité masculine.
  Espérant trouver une solution à sa situation, le commerçant aurait décidé de solliciter ses services. Mais ce qui devait être un traitement traditionnel aurait progressivement donné lieu à une succession de demandes financières.
 

De la poudre de citrouille vendue à prix exorbitant

D’après les éléments rapportés dans le cadre de l’enquête, le produit présenté comme un remède traditionnel serait en réalité de la simple poudre de citrouille, dont la valeur marchande serait estimée à environ 1 000 F CFA.
 
Pourtant, deux sachets auraient été vendus à M. Fall à 105 000 F CFA l’unité, soit 210 000 F CFA au total.
 
Le lendemain, le jeune homme lui aurait annoncé que le traitement complet nécessitait un versement supplémentaire de 500 000 F CFA, présenté comme une somme réclamée par le grand tradipraticien. Le commerçant aurait accepté de payer, espérant toujours obtenir le résultat promis.
 
Quelques jours plus tard, une nouvelle demande de 950 000 F CFA aurait suivi. Cette fois, le suspect aurait expliqué qu’il devait effectuer des opérations sur des billets de banque, présentées comme des talismans destinés à accompagner des bains rituels.
 

Un sacrifice annoncé, mais aucun bœuf livré

Les sollicitations financières ne se seraient pas arrêtées là. Le jeune homme aurait ensuite affirmé, après une prétendue consultation des étoiles, que la situation de son client était compliquée et qu’un sacrifice était indispensable pour débloquer le traitement.
  Il aurait ainsi réclamé 530 000 F CFA pour l’achat d’un bœuf destiné à ce sacrifice. Là encore, le commerçant aurait versé l’argent.
 
Cependant, selon le récit des faits, M. Fall n’aurait jamais vu la moindre trace de l’animal annoncé.
 
La situation aurait pris une nouvelle tournure lorsque le suspect lui aurait demandé de préparer 2 950 000 F CFA supplémentaires, qui devaient être remis lors de la réception de la bête. Cette nouvelle exigence aurait éveillé les soupçons du commerçant, qui commençait à craindre d’avoir été victime d’une escroquerie.
  Ses inquiétudes se seraient accentuées lorsqu’il n’aurait plus réussi à joindre son interlocuteur par téléphone.
 

La police ouvre une enquête

Désemparé, le commerçant s’est alors rendu au commissariat central de Mbour pour déposer une plainte.
 
Sous la conduite du commissaire de police Bakary Gningue, chef du pôle judiciaire, et sous la supervision
 
Le jeune homme a finalement été localisé, interpellé puis conduit dans les locaux du commissariat pour les besoins de l’enquête.
 
M. Mbaye aurait reconnu, lors de son audition sur procès-verbal, avoir profité de la vulnérabilité de sa victime pour lui soutirer de l’argent.
  À l’issue de la procédure policière, il a été présenté au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbour, Augustin Yakhar Faye.
 

Des objets placés sous scellés

L’enquête a également conduit à la saisie de plusieurs objets placés sous scellés. Il s’agit notamment de deux calebasses, d’un linceul blanc, d’une enveloppe, de deux sachets de colle, d’un paquet d’aiguilles, d’un flacon d’eau de Zamzam, de quatre sachets de poudre de citrouille et d’une bouteille contenant des racines.
 
Ces objets figurent parmi les éléments recueillis par les enquêteurs dans le cadre de cette affaire.
  Cette interpellation remet en lumière les risques liés aux promesses de guérison diffusées sur les réseaux sociaux, particulièrement lorsqu’elles ciblent des personnes confrontées à des difficultés personnelles ou familiales. Face à l’espoir de résoudre un problème aussi sensible que l’infertilité, certaines victimes peuvent être amenées à engager des sommes considérables sans garantie de résultat.
 
À ce stade, les faits rapportés relèvent de soupçons et de déclarations attribuées au mis en cause. La culpabilité du suspect devra être établie par la justice.


Jeudi 8 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une affaire présumée de violences sexuelles sur mineure est en cours d’instruction à Diamaguène-Sicap Mbao. Un électricien en bâtiment de 28 ans, identifié comme Yaya Sonko dans la presse, a été interpellé à la suite d’une plainte déposée par la mère de sa nièce, âgée de 16 ans. Les faits dénoncés auraient duré plus de deux ans. L’enquête se poursuit.


Une adolescente de 16 ans met en cause son oncle : une enquête ouverte à Diamaguène

Une affaire familiale particulièrement grave a conduit à l’interpellation d’un homme de 28 ans au quartier Diamaguène, dans la banlieue dakaroise. Selon les informations rapportées par plusieurs médias sénégalais, Yaya Sonko, électricien en bâtiment domicilié au quartier Abdou Ndiaye, est soupçonné de viols répétés sur sa nièce, une adolescente âgée de 16 ans.
 
L’affaire a éclaté à la suite d’une plainte déposée le 4 septembre 2026 par B. Baldé, la mère de la jeune fille. Dans sa déposition, cette dernière aurait expliqué que sa fille lui avait révélé subir des violences sexuelles présumées de la part de son oncle.
 
D’après les déclarations rapportées par la presse, les faits se seraient produits à plusieurs reprises sur une période de plus de deux ans. Le suspect aurait profité des absences de la mère pour se retrouver seul avec l’adolescente au domicile familial, notamment dans la chambre conjugale.
 

Une accusation particulièrement préoccupante

Selon les éléments rapportés par les médias, la jeune fille aurait également confié aux enquêteurs que son oncle lui prêtait son téléphone portable après les faits présumés, lui permettant ainsi de jouer ou de regarder des vidéos sur les réseaux sociaux.
 
Autre élément évoqué dans le dossier : le mis en cause lui aurait demandé de désigner son propre père comme auteur des abus si l’affaire venait à être découverte. Cette accusation, si elle était établie, constituerait un élément particulièrement préoccupant dans les circonstances de cette affaire.
 
Entendue par les enquêteurs, l’adolescente aurait confirmé les déclarations de sa mère. Une réquisition aurait ensuite été adressée au centre de santé de Sicap Mbao pour un examen gynécologique. Les résultats médicaux rapportés par la presse font état de lésions hyménales anciennes. Ces constatations doivent toutefois être appréciées dans le cadre global de l’enquête judiciaire et ne suffisent pas, à elles seules, à établir toutes les circonstances des faits dénoncés.
 

Un mois de recherches avant l’interpellation

Après le dépôt de la plainte, les policiers du poste de Diamaguène-Sicap Mbao auraient effectué plusieurs passages au domicile du suspect sans parvenir à le retrouver. Ce dernier a finalement été interpellé à Diamaguène après environ un mois de recherches, selon les informations publiées le 8 octobre 2026.
 
Lors de son audition, l’homme aurait contesté les faits qui lui sont reprochés. Le procureur de la République a été informé de l’affaire et l’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes des faits dénoncés et d’établir les responsabilités éventuelles.
 

La protection des mineurs au cœur des préoccupations

Cette affaire présumée remet en lumière la question de la protection des enfants et des adolescents contre les violences sexuelles, y compris au sein du cercle familial. Elle rappelle également l’importance de prendre au sérieux la parole des mineurs, de signaler les situations suspectes aux autorités compétentes et de garantir aux victimes présumées un accompagnement adapté.
 
À ce stade, les faits demeurent des accusations faisant l’objet d’une enquête. La responsabilité pénale du mis en cause devra être établie par la justice, dans le respect de la présomption d’innocence et des droits de toutes les parties.


Jeudi 8 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une affaire d’agression et de vol a été jugée devant le Tribunal de grande instance de Mbour. Deux hommes, C. Y. S. et M. C. S., ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour avoir agressé et dépouillé un homme qui s’était endormi dans la nuit.


Mbour : une nuit d’agression se termine par deux condamnations

Les faits se sont déroulés à Mbour, aux environs d’une heure du matin. Selon les éléments évoqués à l’audience, la victime, identifiée sous les initiales M. T., dormait lorsqu’elle a été prise à partie par les deux prévenus.
 
Dans les circonstances rapportées au tribunal, les deux hommes auraient agressé la victime avant de lui retirer plusieurs effets personnels. Deux téléphones portables ainsi qu’une sacoche auraient notamment été emportés au cours de cette opération.
 

Une victime surprise pendant son sommeil

L’affaire a pris une autre tournure lorsque la victime, réveillée par l’agression, a commencé à crier. Les appels au secours auraient attiré l’attention de personnes se trouvant dans les environs.
 
Des clients de la Brioche Dorée seraient alors intervenus pour porter assistance à l’homme agressé. L’intervention aurait permis de mettre fin à la scène et de faciliter l’identification des personnes impliquées.
 

« Je l’ai confondu avec quelqu’un qui me devait de l’argent »

À la barre, C. Y. S., âgé de 35 ans, a tenté de fournir des explications sur les circonstances de l’agression. Il aurait expliqué avoir confondu la victime avec l’un de ses amis, à qui il reprochait de lui devoir la somme de 50 000 FCFA.
 
Le prévenu a également reconnu avoir consommé de l’alcool avant les faits, un élément présenté lors des débats pour expliquer son comportement au moment de l’incident.
 
Son co-prévenu, M. C. S., a, de son côté, cherché à minimiser son implication. Il a soutenu qu’il était arrivé sur les lieux alors que l’altercation avait déjà commencé et qu’il cherchait simplement à porter assistance à son ami.
 
Une version qui n’a toutefois pas convaincu le tribunal.
 

Deux ans de prison ferme

Après l’examen du dossier et les débats contradictoires, le ministère public a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre les deux prévenus.
 
Au terme de l’audience, le Tribunal de grande instance de Mbour a suivi les réquisitions du parquet. C. Y. S. et M. C. S. ont ainsi été condamnés chacun à deux ans de prison ferme.
 
Cette affaire rappelle une nouvelle fois les risques liés aux agressions nocturnes et aux vols commis sur des personnes vulnérables, notamment lorsqu’elles se retrouvent seules ou endormies dans des lieux peu sécurisés.
 


Jeudi 8 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une affaire d’usure présumée, de faux et d’abus de confiance devant le Tribunal de grande instance de Mbour


Mbour : une affaire d’usure présumée autour d’une villa de 100 millions

Une affaire immobilière aux importantes conséquences financières est actuellement examinée par le Tribunal de grande instance de Mbour. Au cœur du dossier, une maison située à Saly Carrefour Extension, estimée entre 80 et 100 millions de francs CFA, et une opération financière portant initialement sur 10 millions de francs CFA.
 
Le dossier oppose un ressortissant sénégalais établi en Espagne, identifié par les initiales M.D., à D.F., autour de la nature exacte d’une transaction conclue en novembre 2024.
 

Un prêt de 10 millions à l’origine du différend

Selon les déclarations de M.D. à la barre, les faits remontent à novembre 2024. Il aurait alors besoin de 10 millions de francs CFA après avoir renoncé à vendre sa maison, initialement proposée à environ 70 millions de francs CFA.
 
Mis en relation avec D.F., il aurait obtenu la somme recherchée en remettant les documents de sa maison comme garantie.
 
Les intérêts auraient initialement porté le montant à rembourser à 15 millions de francs CFA.
 
Mais après deux reports de paiement, le montant réclamé aurait considérablement augmenté. Selon M.D., la créance serait ainsi passée de 15 à 35 millions de francs CFA.
 
Face à cette situation, il aurait entrepris des démarches pour protéger son bien, notamment en introduisant une opposition sur sa parcelle auprès de la mairie de Saly, avant de retourner en Espagne.
 

Une autre version : une vente à 15 millions

À la barre, D.F. a livré une version différente des faits.
 
Il soutient qu’il ne s’agissait pas d’un prêt, mais d’une véritable vente de la maison, conclue le 26 novembre 2024 pour un montant de 15 millions de francs CFA.
 
Selon cette version, D.F. aurait versé 11 millions de francs CFA en espèces et remis un chèque de 4 millions de francs CFA.
 
Cette affirmation est cependant contestée par la partie adverse.
 

Des irrégularités relevées dans l'acte

L’enquête aurait fait apparaître plusieurs anomalies concernant le document présenté comme un acte de vente.
 
Parmi les éléments relevés figurent notamment l’absence d’authentification notariale ainsi que l’omission de certaines mentions relatives au bien immobilier.
 
Les enquêteurs ont également recueilli les témoignages de B.G. et M.S.D.. Ceux-ci iraient davantage dans le sens de la version d’un prêt de 10 millions de francs CFA garanti par les documents de la maison.
 
Pour la partie civile, ces éléments renforcent l’hypothèse selon laquelle l’opération aurait été un prêt et non une vente immobilière.
 

Une villa estimée entre 80 et 100 millions

Lors des débats, l’avocat de la partie civile, Me E.A.K., a insisté sur la différence considérable entre la valeur supposée de la maison et le montant de la transaction.
 
Selon lui, la villa pourrait valoir entre 80 et 100 millions de francs CFA. Il estime donc difficilement concevable qu’un tel bien ait pu être vendu pour seulement 15 millions de francs CFA.
 
L’avocat soutient ainsi que l’objectif réel de l’opération aurait été de permettre au prêteur de récupérer le bien immobilier en cas de difficulté de remboursement.
 
La partie civile réclame ainsi 100 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
 

Le parquet évoque un prêt usurier

Le ministère public s’est également montré particulièrement sévère dans ses réquisitions.
 
Le procureur considère que les éléments du dossier peuvent caractériser un mécanisme de prêt usurier. Il a rappelé que l’activité de prêt d’argent est réglementée au Sénégal et dans l’espace UEMOA.
 
Pour le parquet, M.D. recherchait un financement de 10 millions de francs CFA et avait remis les documents de sa maison en garantie.
  Le représentant du ministère public reproche également à D.F. un éventuel faux en écritures, en lien avec l’acte présenté comme une vente immobilière.
 

La défense maintient la thèse de la vente

De son côté, la défense de D.F. rejette la qualification de prêt usurier.
 
Me O.S. s’est attaché à démontrer que son client avait réellement acquis la maison dans le cadre d’une vente et non d’un prêt.
 
Le tribunal devra donc apprécier les différentes versions, examiner les documents produits et déterminer la véritable nature de la transaction.
 

Délibéré fixé au 13 octobre

Après les débats, le Tribunal de grande instance de Mbour a mis l’affaire en délibéré au mardi 13 octobre 2026.
 
L’enjeu est particulièrement important : une opération financière portant initialement sur 10 millions de francs CFA se retrouve aujourd’hui au cœur d’un litige concernant une maison dont la valeur est estimée entre 80 et 100 millions de francs CFA.
 
Le verdict permettra de déterminer si les faits relèvent d’une vente immobilière ou d’une opération de prêt assortie d’une garantie sur le bien.


Jeudi 8 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une simple dispute liée à des travaux de réparation s’est transformée en violente confrontation entre deux hommes à Thiès. Âgé de 21 ans, le maçon P. Diallo a comparu mercredi devant le tribunal des flagrants délits pour des faits de coups et blessures volontaires ayant occasionné une incapacité totale de travail de 90 jours à S. Sarr. Les deux protagonistes livrent toutefois des versions différentes sur le déroulement de l’affrontement.


Thiès : une dispute autour d’une porte finit à la machette

L’affaire aurait commencé sur un chantier. P. Diallo, qui effectuait des travaux chez S. Sarr, devait notamment intervenir sur une porte. Un désaccord serait alors né entre les deux hommes au sujet de la réparation, avant que la discussion ne dégénère.
 
À la barre, le jeune maçon a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon son récit, après la première altercation, les deux hommes se seraient donné rendez-vous ailleurs pour régler leur différend par une confrontation physique.
 
P. Diallo affirme cependant que la situation a rapidement pris une autre tournure. Il soutient que S. Sarr aurait sorti un couteau et tenté de le poignarder. Le prévenu explique avoir alors réagi en utilisant une machette pour se défendre.
 
Cette riposte présumée aurait occasionné d'importantes blessures à S. Sarr, notamment aux mains. Le certificat médical fait état d'une incapacité totale de travail de 90 jours.
 

Une version contestée par la victime présumée

À la barre, S. Sarr a fermement rejeté la version présentée par le maçon. Il affirme que le déroulement des faits est tout autre.
 
Selon lui, après la première dispute à son domicile, le père de P. Diallo serait intervenu, ce qui l'aurait amené à considérer l'incident comme clos. Mais les deux hommes se seraient ensuite retrouvés sur un terrain.
 
S. Sarr affirme que P. Diallo l'aurait alors provoqué en lui demandant de le suivre pour régler leur différend. Il soutient avoir pris le dessus au début de la bagarre avant que le jeune maçon ne parte chercher une machette.
 
D'après son témoignage, P. Diallo lui aurait porté plusieurs coups, notamment à la main et à la tête.
 

5 millions de FCFA réclamés en réparation

Compte tenu des blessures subies, l'avocat de S. Sarr, Me Sy, a demandé au tribunal de lui accorder 5 millions de FCFA au titre des dommages et intérêts.
 
De son côté, le procureur de la République a considéré les faits comme établis. Dans son réquisitoire, il a demandé une peine de deux ans de prison, dont trois mois ferme, assortie d'une amende de 100 000 FCFA.
 
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a finalement mis l'affaire en délibéré. La décision sera donc rendue ultérieurement.
 
Cette affaire illustre une nouvelle fois les conséquences parfois lourdes que peuvent prendre des différends apparemment banals lorsqu'ils dégénèrent en affrontements physiques.


Jeudi 8 Octobre 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un trajet en moto qui tourne au vol. À Thiès, un conducteur de Jakarta, identifié par les initiales O. Samb, a comparu devant le tribunal des flagrants délits pour des faits de vol de téléphone. Selon les éléments présentés à l’audience, le mis en cause aurait profité d’un paiement par Wave pour s’emparer du téléphone de son passager avant de prendre la fuite et de vider son compte électronique de 69 000 FCFA.


Tribunal de Thiès : le conducteur de Jakarta accusé d’avoir vidé un compte Wave

Les faits remontent à un trajet effectué par O. Samb avec T. Diallo comme passager. Arrivé à destination, ce dernier aurait voulu régler le prix de la course à travers Wave.
 
C’est à ce moment que le conducteur aurait demandé à son passager de lui remettre son téléphone afin de scanner le code nécessaire à la transaction.
 
Mais, selon les déclarations rapportées à la barre, une fois l’appareil entre ses mains, O. Samb aurait brusquement démarré sa moto et pris la fuite avec le téléphone.
 
L’affaire ne se serait pas limitée au vol de l’appareil. Le compte Wave de la victime, qui contenait 69 000 FCFA, aurait également été vidé après la disparition du téléphone.
 

Le téléphone revendu à un réparateur

Après les faits, O. Samb aurait cherché à se débarrasser rapidement du téléphone. Il l’aurait vendu pour 25 000 FCFA à C. Diouf, un réparateur de téléphones.
 
Poursuivi pour recel, C. Diouf a reconnu devant le tribunal avoir acheté l’appareil. Il a toutefois expliqué qu’il ignorait qu’il s’agissait d’un téléphone volé.
 
D’après ses déclarations, O. Samb se serait présenté dans sa boutique en affirmant vouloir vendre son téléphone pour pouvoir payer des ordonnances. Le réparateur aurait alors cru que l’appareil lui appartenait réellement.
 
C. Diouf a également précisé qu’il s’agissait, selon lui, de la première fois que le conducteur lui vendait un téléphone. Il a ensuite revendu l’appareil pour 35 000 FCFA.
 

La victime réclame 469 000 FCFA

À la barre, T. Diallo a donné des précisions sur son préjudice. Il a déclaré avoir acheté le téléphone pour 300 000 FCFA.
À cette somme s’ajoutent les 69 000 FCFA qui auraient été retirés de son compte Wave après le vol. La victime réclame ainsi 469 000 FCFA au titre des dommages et intérêts.
 

Les réquisitions du parquet

À l’issue des débats, le procureur de la République a requis six mois de prison ainsi qu’une amende de 50 000 FCFA contre O. Samb.
 
Concernant C. Diouf, poursuivi pour recel, le parquet a requis deux mois de prison et une amende de 100 000 FCFA.
 
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a finalement mis l’affaire en délibéré. La décision du tribunal devra déterminer la responsabilité pénale des deux prévenus et les éventuelles sanctions à leur encontre.
 
Cette affaire met également en lumière les risques liés à l’utilisation d’un téléphone pour effectuer des opérations financières, notamment lorsque l’appareil donne directement accès à un compte de paiement mobile.


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