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L’actualité à Thiès et au Sénégal
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Société sur Thies info
La Croix-Rouge sénégalaise organise à Thiès une formation de cinq jours destinée à renforcer les capacités de ses volontaires dans l’évaluation des besoins d’urgence et la planification des interventions.
Une affaire mêlant promesse de multiplication d’argent, prétendus sacrifices mystiques et mystérieuses mallettes remplies de billets d’euros a été examinée par le Tribunal correctionnel spécial de Pikine-Guédiawaye. L’affaire oppose C. S. Niane, âgé de 28 ans et domicilié à Mbao, à B. S. Diop, un marabout de 63 ans établi en Espagne.
Selon les éléments rapportés par L’Observateur, le dossier porte sur une somme de plus de 32 millions de francs CFA que le plaignant affirme avoir remise au prévenu dans le cadre d’une opération présentée comme capable de transformer cette mise en un milliard de francs CFA.
Une promesse de multiplier l’argent
À la barre, B. S. Diop affirme avoir découvert C. S. Niane à la télévision avant de prendre contact avec lui. Il soutient lui avoir transféré au total 32 237 114 francs CFA, notamment par l’intermédiaire de MoneyGram et Wave.
Le plaignant affirme disposer des justificatifs des différents transferts effectués. Il explique avoir remis cet argent dans le cadre d’une opération mystique appelée « Tabbil », qui devait, selon ses déclarations, permettre de multiplier considérablement la somme engagée.
Plus surprenant encore, le plaignant affirme avoir aperçu chez le prévenu des mallettes contenant, selon lui, des liasses de billets en euros. Ces éléments ont constitué une partie importante des débats lors de l'audience.
Le prévenu reconnaît une partie des sommes
C. S. Niane conteste toutefois le montant avancé par la partie civile. S'il reconnaît avoir reçu de l'argent, il affirme n'avoir perçu qu'environ 16 millions de francs CFA.
Le prévenu ne nie pas non plus avoir proposé une opération destinée à multiplier l'argent. Mais il soutient que celle-ci n'a pas abouti pour une raison particulière : les conditions mystiques nécessaires à sa réalisation n'auraient pas été entièrement respectées.
Il affirme notamment que les sacrifices demandés n'avaient pas été réalisés dans leur intégralité et qu'il manquait encore 11 millions de francs CFA pour poursuivre l'opération.
Le parquet parle de manœuvres frauduleuses
Au cours du procès, le parquet a considéré que les faits reprochés au prévenu pouvaient être constitutifs d'escroquerie et de charlatanisme. Le ministère public a ainsi requis un an de prison ferme contre C. S. Niane.
La défense a, pour sa part, plaidé la relaxe. Elle a notamment fait valoir que le plaignant connaissait lui-même le milieu mystique dans lequel il s'était engagé et qu'il aurait accepté volontairement de participer à cette opération.
Six mois de prison ferme
Au terme des débats, le tribunal n'a pas suivi entièrement les réquisitions du parquet.
C. S. Niane a finalement été condamné à six mois de prison ferme. Le tribunal l'a également condamné à verser 52 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la partie civile.
Cette affaire met en lumière les risques liés aux promesses de multiplication de fonds à travers des pratiques mystiques, notamment lorsque des sommes importantes sont remises sans garanties vérifiables.
Une affaire d’escroquerie foncière présumée impliquant un imam était examinée ce mardi devant le Tribunal de grande instance de Mbour. M. Faye, imam à Saly Carrefour, est poursuivi à la suite d’une plainte déposée par I. Bâ, qui lui reproche de lui avoir vendu une parcelle pour 18 millions de francs CFA alors que le terrain ne lui appartenait pas.
Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux hommes se seraient rencontrés en janvier dernier. À cette période, I. Bâ, qui souhaitait acquérir un terrain sur la Petite Côte, aurait fait part de son projet à M. Faye.
L’imam lui aurait alors proposé une parcelle située dans la zone de Médine. Après une visite des lieux, les deux parties auraient convenu d’un prix de vente fixé à 18 millions de francs CFA.
Le plaignant aurait remis la totalité de cette somme au prévenu. En retour, M. Faye lui aurait fourni des documents présentés comme justificatifs de la transaction, notamment un acte de vente.
C’est au moment où I. Bâ aurait entrepris les démarches administratives pour faire muter le terrain à son nom que les premières difficultés seraient apparues.
Une dizaine de jours après la transaction, il se serait rendu à la mairie ainsi qu’à la préfecture de Mbour. Les vérifications effectuées sur place auraient révélé que la parcelle ne figurait pas comme appartenant à l’imam.
Le plaignant aurait alors tenté de joindre M. Faye afin d’obtenir des explications. Ses démarches étant restées infructueuses, il a finalement décidé de saisir la justice.
L’imam a été interpellé avant d’être déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour, dans le cadre de cette procédure.
À la barre, M. Faye a contesté les accusations portées contre lui. Il aurait maintenu que la parcelle lui appartenait et expliqué qu’elle lui aurait été offerte par un ancien maire de la commune de Mbour.
Cette déclaration a ainsi introduit dans le dossier le nom d’un ancien édile, cité par le prévenu pour expliquer l’origine de ses droits présumés sur le terrain.
À l’issue de l’audience, le procureur a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé son verdict au 29 septembre 2026.
En attendant cette date, le prévenu reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
Émoi et consternation à Mbour 4 Extension, à Thiès. Un jeune berger âgé de 13 ans, habitant de Peulh Gua, a été retrouvé mort dans une fosse septique située dans le secteur, à hauteur de la station MK, sur l’axe menant vers l’autoroute.
La découverte macabre a suscité une vive émotion dans le quartier. Selon des informations recueillies auprès d’une source locale, le corps de l’adolescent a été retrouvé au fond d’une fosse septique.
Au moment où les premières informations ont été rapportées, les sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur les lieux pour procéder à l’extraction du corps. L’intervention devait permettre de récupérer la dépouille afin de la remettre aux autorités compétentes pour les besoins de la procédure.
La victime, présentée comme un jeune berger de 13 ans, était portée disparue depuis samedi dernier. Les circonstances dans lesquelles elle s’est retrouvée dans cette fosse restent, pour l’heure, à déterminer.
Certaines informations évoquent la possibilité d’un acte criminel, notamment l’hypothèse d’un homicide volontaire. Toutefois, cette piste ne peut être considérée comme établie à ce stade. Les circonstances exactes du décès devront être déterminées par l’enquête ouverte à la suite de cette découverte.
Les services compétents devraient désormais chercher à comprendre comment le jeune garçon a pu se retrouver dans cette fosse et établir les circonstances précises de sa mort. Les témoignages de ses proches et des habitants du quartier pourraient notamment contribuer à retracer ses derniers déplacements.
La découverte de son corps met également en lumière les risques liés aux fosses septiques et autres ouvrages non sécurisés dans certaines zones d’habitation.
Dans le quartier Mbour 4 Extension, l’émotion reste forte alors que les habitants attendent désormais les conclusions de l’enquête pour comprendre ce qui est réellement arrivé à l’adolescent porté disparu depuis plusieurs jours.
Une affaire présumée de vol de motos-Jakarta a dégénéré en affrontements entre deux groupes de jeunes à Thiès. Six motos auraient été emportées lors d’une seconde confrontation aux Parcelles-Assainies. L’affaire a finalement atterri devant le Tribunal des flagrants délits de Thiès, où trois personnes ont été citées dans le dossier. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré.
Le conducteur de moto Jakarta, A. Ndiaye, a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Thiès pour répondre de faits de vol à l’arraché commis aux abords de l’hôpital régional de Thiès.
Selon les éléments évoqués à l’audience, A. Ndiaye aurait arraché le téléphone portable de B. Diop, avant de prendre la fuite à bord de sa moto. Mais sa tentative de s’échapper n’aura pas duré longtemps.
Un autre conducteur de Jakarta, identifié sous le nom de Ndiaga, aurait été témoin des faits ou alerté de la situation. Il s’est lancé à la poursuite du mis en cause. Une course-poursuite s’est ainsi engagée dans les environs de l’hôpital régional.
Dans sa tentative de semer son poursuivant, A. Ndiaye aurait percuté ou fait tomber Ndiaga, qui circulait lui aussi à moto. Malgré cette manœuvre, le présumé voleur a finalement été rattrapé et interpellé.
Le prévenu reconnaît les faits
À la barre, A. Ndiaye n’a pas contesté les faits qui lui sont reprochés. Le prévenu a reconnu avoir pris le téléphone portable de B. Diop.
Il a toutefois indiqué que le téléphone avait par la suite été restitué à son propriétaire, qui s’est constitué partie civile dans cette affaire.
Pour expliquer son comportement, le conducteur de Jakarta a évoqué son état au moment des faits. A. Ndiaye a affirmé qu’il était sous l’emprise de l’alcool lorsqu’il a commis le vol.
Cette explication n’a cependant pas empêché le parquet de requérir une peine d’emprisonnement.
Le parquet requiert six mois ferme
À l’issue des débats, le substitut du procureur de la République a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, contre A. Ndiaye.
Le tribunal n’a pas rendu sa décision immédiatement. L’affaire a été mise en délibéré.
Le prévenu devra donc attendre la décision du Tribunal des flagrants délits de Thiès pour connaître le sort judiciaire qui lui sera réservé.
À Rufisque, un maître coranique a été déféré au parquet après une enquête portant sur des faits présumés impliquant une adolescente de 14 ans. Le dossier fait état notamment d’accusations de détournement de mineure, d’attouchements et de harcèlement sexuels.
L’affaire a éclaté après la disparition de l’adolescente, âgée de 14 ans.
Inquiets de ne plus avoir de nouvelles de leur fille, ses parents et plusieurs proches auraient entrepris des recherches dans différents endroits avant de se rendre au daara où elle suivait son apprentissage coranique.
Sur place, la femme du maître coranique aurait indiqué que son mari et la jeune fille étaient absents. Elle aurait également fait part de ses propres soupçons concernant une possible relation entre les deux.
Les recherches se sont poursuivies.
Vers 22 heures, l’adolescente aurait finalement été retrouvée. Entendue dans le cadre de l’enquête, elle aurait expliqué aux policiers avoir été conduite par le maître coranique, à moto, jusqu’à un jardin public situé non loin du rond-point HLM.
Elle aurait également évoqué une relation avec le mis en cause ainsi que des sollicitations à caractère sexuel.
Convoqué et entendu à son tour par les enquêteurs, le maître coranique aurait reconnu certains gestes à caractère sexuel sur la mineure. Il aurait toutefois soutenu, selon les informations rapportées, que c’est l’adolescente qui lui aurait fait des avances.
Une réquisition médicale a été effectuée dans le cadre de la procédure. Le compte rendu disponible indique que l’examen a conclu à l’intégrité de l’hymen de la jeune fille.
À l’issue de l’enquête, la sûreté urbaine du commissariat central de Rufisque a déféré le maître coranique au parquet.
Il est poursuivi, selon les éléments rapportés, pour plusieurs infractions, notamment détournement de mineure, attouchements sexuels, harcèlement sexuel, pédophilie et corruption de mineure.
La procédure judiciaire devra désormais déterminer les faits établis et les éventuelles responsabilités.
Un employé d’un commerce établi au marché de Grand-Yoff a été placé en garde à vue après une plainte de son employeur, qui l’accuse d’avoir détourné plusieurs millions de francs CFA. Confronté aux images de vidéosurveillance, le mis en cause a reconnu une partie des faits et expliqué avoir dépensé une partie de l’argent dans des paris sportifs en ligne.
L’affaire a débuté le lundi 21 septembre 2026, lorsque M. Sylla, commerçant au marché de Grand-Yoff, s’est présenté au commissariat d’arrondissement pour dénoncer des faits de vol qu’il impute à l’un de ses employés, D. Diop.
Selon les déclarations du plaignant, plusieurs irrégularités avaient été constatées au fil du temps lors des bilans quotidiens de son commerce. Des sommes d’argent manquaient régulièrement dans les recettes, suscitant progressivement des interrogations au sein de l’entreprise.
Les caméras de surveillance au cœur des soupçons
Les soupçons se sont finalement portés sur D. Diop, après l’alerte donnée par un autre employé. Le patron a alors décidé de vérifier les images enregistrées par les caméras de surveillance installées dans le magasin.
D’après les éléments communiqués aux enquêteurs, les images auraient montré le mis en cause encaissant l’argent provenant de la vente de marchandises avant de dissimuler une partie des fonds dans ses poches, au lieu de les déposer dans le coffre du commerce.
M. Sylla estime ainsi le préjudice à environ 10 millions de francs CFA, en tenant notamment compte de la période durant laquelle D. Diop travaillait dans son établissement. Le mis en cause était employé dans le commerce depuis environ trois ans.
Arrêté après la plainte de son employeur
À la suite de la plainte, les enquêteurs de la brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff ont procédé, mardi 22 septembre 2026, à l’interpellation du suspect.
D. Diop, né en 1992 et âgé de 34 ans, est présenté comme un commerçant domicilié à Grand-Yoff.
Lors de son audition sur procès-verbal, il aurait reconnu avoir soustrait de l’argent à son employeur, notamment après avoir été confronté aux images de vidéosurveillance.
Une partie de l’argent dépensée dans les paris sportifs
Pour expliquer ses agissements, le mis en cause a évoqué des difficultés financières. Il a également reconnu avoir utilisé une partie des fonds dans des paris sportifs en ligne sur la plateforme 1XBET.
Selon ses déclarations, une autre partie de l’argent aurait été envoyée à des membres de sa famille vivant dans un village de la région de Thiès.
D. Diop conteste toutefois le montant de 10 millions de francs CFA avancé par son employeur. Il estime, de son côté, le montant qu’il aurait détourné à environ 1 million de francs CFA.
Il aurait également déclaré avoir commencé ces agissements avant le Magal 2026.
L’enquête devra désormais permettre de déterminer le montant exact du préjudice et d’établir l’ensemble des circonstances entourant ces faits.
En attendant la suite de la procédure, D. Diop a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff.
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