Pour Pape Birame Ciss, l’engagement politique ne doit pas attendre l’accès au pouvoir ou l’obtention d’un poste. Devant les participants au meeting, le responsable d’En Avant a expliqué vouloir inscrire son parti dans une démarche de développement, avec des programmes destinés à répondre aux préoccupations des populations.
Il a annoncé la présentation de trois programmes que sa formation entend porter, en insistant sur la place de sa base dans leur démarrage. Les militants et sympathisants, qu’il considère comme sa force, doivent selon lui être associés aux initiatives du parti dès leur lancement.
Des programmes pour contribuer au développement
« L’État ne peut pas tout faire », a déclaré Pape Birame Ciss. Partant de ce constat, il estime que les partis politiques doivent eux aussi concevoir des programmes capables de soutenir les populations et de contribuer aux efforts de développement.
Le dirigeant d’En Avant défend ainsi une action qui ne se limite pas à la conquête de responsabilités publiques. Il affirme travailler sur des projets devant permettre aux bénéficiaires d’améliorer leur situation, tout en sollicitant l’accompagnement de ceux qui soutiennent sa démarche.
Cette orientation s’accompagne, dans son discours, d’une exigence envers les responsables du parti : éviter les engagements qu’ils ne pensent pas pouvoir tenir. Pape Birame Ciss dit privilégier des propositions concrètes, dont les populations pourront constater les résultats, plutôt que des promesses destinées uniquement à obtenir leur adhésion.
Jeunes et femmes : la recherche d’une activité au premier plan
Abordant les difficultés sociales, Pape Birame Ciss a évoqué la situation des familles et les attentes de la jeunesse. Il assure rencontrer des jeunes qui souhaitent travailler et qui demandent avant tout une possibilité d’exercer une activité.
Il fait le même constat concernant les femmes. Selon lui, nombre d’entre elles expriment le besoin de disposer d’une occupation leur permettant de gagner leur vie. Pour le responsable politique, ces demandes doivent trouver une place centrale dans les actions des partis.
Pape Birame Ciss a, dans le même temps, critiqué l’habitude consistant à attendre l’approche des élections pour multiplier les gestes en direction des populations. Il invite les citoyens à apprécier les responsables politiques à travers leur engagement et leurs actes, au-delà des seules périodes de campagne.
Le respect des électeurs et une action ouverte à tous
Le président d’En Avant a rappelé aux responsables politiques ce qu’ils doivent aux citoyens qui les portent. « Nous les hommes politiques, on vous doit du respect », a-t-il affirmé devant l’assistance.
Il a également contesté l’idée qu’un leader puisse considérer le vote d’une personne comme définitivement acquis. À ses yeux, les soutiens affichés ne permettent pas de garantir le choix que fera chaque électeur au moment de voter.
C’est sur cette base qu’il dit refuser de limiter son action aux seuls partisans d’En Avant. Il affirme vouloir travailler avec les populations, qu’elles soutiennent ou non sa formation. L’appartenance politique ne doit donc pas, dans la démarche qu’il présente, constituer un préalable à la collaboration.
En fin d’intervention, après avoir évoqué le président Bassirou Diomaye Faye et la situation politique du pays, Pape Birame Ciss lui a adressé une main tendue au nom de son parti.
À Pout, un appui aux ASC salué pendant le meeting
La rencontre a aussi donné lieu à un témoignage sur les actions de Pape Birame Ciss auprès de la jeunesse de Pout. Un intervenant s’exprimant au nom des populations de cette commune, accompagné d’une délégation municipale, a salué son engagement.
Il a notamment rappelé une finale de la Coupe du conseil municipal à laquelle Pape Birame Ciss avait été convié comme parrain d’honneur. Selon son récit, l’appui apporté ne s’était pas limité aux deux équipes finalistes : il avait également concerné les quinze associations sportives et culturelles de Pout.
L’intervenant a présenté ce geste comme un exemple de soutien concret à la jeunesse. Il a aussi insisté sur la nécessité, pour les acteurs politiques, de rencontrer les habitants, de connaître leurs difficultés et de rechercher avec eux des solutions.
Son propos a rejoint celui du dirigeant d’En Avant sur un point : la confiance des populations se construit par les actes. Il a exprimé sa disponibilité à accompagner cette démarche.
À Louga, Aminata Diaw témoigne sur le projet Jakarta
Autre intervention marquante, celle d’Aminata Diaw, qui s’est présentée comme responsable et coordonnatrice du parti En Avant dans la région de Louga. Elle a consacré une partie de son propos à une initiative de motos Jakarta portée dans cette région.
Selon son témoignage, le dispositif vise à permettre à des bénéficiaires d’exercer une activité génératrice de revenus. Elle a également indiqué que l’accompagnement présenté par le parti comprend des démarches auprès de la mairie afin que les motos puissent circuler dans un cadre régulier.
Aminata Diaw a évoqué le cas d’un premier bénéficiaire à Louga qui, d’après elle, exerce déjà son activité et effectue les versements prévus. Elle rapporte que cette activité lui permet également de contribuer aux besoins de son foyer.
La coordonnatrice a salué le suivi des engagements pris par Pape Birame Ciss et relayé la disponibilité d’acteurs du secteur des Jakarta à accompagner son initiative. Son intervention a ainsi apporté un exemple local à la politique de développement défendue au cours du meeting.
Seyelatyr







