Comment préserver l’eau dont dépendent les cultures des Niayes ? À Thiès, un atelier de restitution a permis de présenter les résultats d’un projet de gestion durable de l’eau sur la Grande Côte sénégalaise. Engagé en 2018, ce travail associe notamment l’École nationale supérieure d’agriculture (ENSA), les services chargés des ressources en eau et des partenaires universitaires belges.
Comprendre la baisse des nappes dans les Niayes
Dans les Niayes, les recherches portent sur les eaux souterraines mobilisées pour l’agriculture. Les équipes ont suivi les niveaux des nappes et l’humidité des sols afin de mieux comprendre les relations entre les prélèvements, la recharge et les besoins des cultures.
Le coordonnateur du projet souligne une baisse de la nappe et l’importance de poursuivre les observations. Les résultats doivent aider les acteurs locaux à adapter leurs pratiques à une ressource de plus en plus sollicitée. Les services de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau ont participé à cette démarche aux côtés de l’ENSA.
Accompagner les producteurs dans l’usage de l’eau
Le projet comprend également un volet de sensibilisation des communautés et des producteurs. Lors des échanges, les participants ont évoqué l’évolution des méthodes d’arrosage, notamment le recours à l’aspersion et la réduction du temps consacré à cette activité.
Les préoccupations exprimées sur place rappellent le poids du maraîchage dans les revenus des ménages. La difficulté croissante d’accès à l’eau alimente les demandes de suivi scientifique et d’accompagnement pour maintenir l’activité agricole tout en préservant les nappes.
La réserve de Bango, autre site d’étude
Un second volet concerne les eaux de surface de la réserve de Bango, utilisée pour l’alimentation en eau potable de Saint-Louis et de sa région. Les travaux ont abouti à l’élaboration d’un protocole de protection de cette ressource.
La restitution met ainsi en relation deux enjeux : l’eau pour les cultures dans les Niayes et la sécurisation d’une réserve destinée à l’approvisionnement en eau potable.
Poursuivre la coopération scientifique
Les intervenants ont salué les échanges entre les établissements sénégalais et les institutions francophones belges. Ils mettent en avant la recherche, la formation et le partage des résultats avec les usagers. La poursuite de la coopération et de nouvelles pistes de travail restent à discuter entre les partenaires.
Seyelatyr







