Avant l’annonce de la mort de Mame Diarra Sow, sa famille cherchait à la joindre. Dans l’entretien présenté par Fall Ndiaga et mis en ligne le 27 octobre, une proche de la coiffeuse retrace plusieurs épisodes survenus dans les jours précédant la découverte de son corps, le samedi 24 octobre 2026, à Keur Massamba Guèye, à Thiès.
Son récit apporte des précisions sur les relations entre la jeune femme et l’homme mis en cause, sur une visite au domicile familial et sur un appel resté au centre des interrogations de ses proches. Ces déclarations constituent une version familiale des événements, distincte des conclusions attendues de l’enquête.
Ce qui était déjà établi sur le drame
Mame Diarra Sow exerçait le métier de coiffeuse. Elle a été retrouvée morte dans un appartement de Keur Massamba Guèye, dans la soirée du 24 octobre. Un homme qu’elle connaissait a été interpellé et des investigations policières ont été engagées.
Les premiers comptes rendus avaient présenté de manière contradictoire la nature de leur relation. Le récit recueilli auprès de la famille confirme qu’ils n’étaient pas mariés. La proche interrogée conteste également l’affirmation selon laquelle Diarra vivait avec cet homme.
Une visite et des menaces rapportées avant le décès
La proche situe un premier épisode au mardi précédant le drame. Elle affirme que l’homme est entré dans la maison familiale pendant que les occupantes étaient couchées et a parcouru plusieurs pièces.
D’après son témoignage, il aurait ouvert des rangements et emporté des vêtements ainsi que du linge. Elle lui reproche aussi d’avoir forcé une porte et d’avoir proféré des menaces contre Diarra et les membres de la famille avant de quitter les lieux.
La témoin dit avoir assisté à cette scène. Elle décrit une relation déjà rompue, tout en affirmant que l’homme continuait à rechercher Diarra. Ces accusations, notamment celles portant sur les menaces, doivent être examinées dans le cadre des investigations.
Le jeudi soir, un appel pour faire ouvrir la porte
Le récit se poursuit le jeudi soir. Selon la proche, Diarra avait mangé à la maison avant de sortir. Elle aurait ensuite téléphoné à un membre du foyer pour demander qu’on lui ouvre la porte.
La femme qui s’est déplacée pour ouvrir n’aurait trouvé personne devant l’entrée. Dans un premier temps, la famille aurait pensé que Diarra avait pu rejoindre sa chambre. Le lendemain, constatant son absence et ne parvenant plus à la joindre, les proches ont commencé à multiplier les appels et les recherches.
La témoin présente cet échange du jeudi comme le dernier contact téléphonique dont elle fait état. Elle ne décrit pas ce qui s’est passé après cet appel ni comment Diarra est arrivée dans l’appartement où elle a été retrouvée. Le témoignage ne permet donc pas de reconstituer cette partie du parcours.
Des recherches jusqu’à l’annonce du samedi
La famille raconte avoir poursuivi ses démarches le vendredi puis le samedi. La proche explique que l’annonce du décès leur a été faite après ces recherches. Fall Ndiaga revient, de son côté, sur l’alerte reçue par les policiers et leur intervention à Keur Massamba Guèye.
L’entretien insiste sur la différence entre ce que les proches ont vécu à la maison et ce qu’ils ont appris ensuite. Aucun élément de cette séquence ne permet de fixer une heure de décès ou de conclure sur l’ensemble des circonstances du drame.
La famille conteste les rumeurs autour de Diarra
La proche dénonce les commentaires et les récits circulant dans des audios, des vidéos et des directs. Elle explique que ces propos aggravent la douleur de la famille et souhaite rectifier la présentation de la vie de Diarra.
Elle revient notamment sur l’existence d’une séparation avec l’homme mis en cause et rejette la version d’une cohabitation. Son intervention rappelle aussi que Diarra était une mère et une travailleuse, au-delà des commentaires suscités par sa mort.
Une enquête toujours déterminante
Le témoignage familial apporte des éléments sur les jours précédant le drame. Il ne remplace pas les constatations policières, les auditions et les conclusions judiciaires. L’interpellation d’un suspect ne préjuge pas de sa culpabilité ; les responsabilités et le mobile doivent être établis par l’enquête.
Lire également notre précédent compte rendu sur la mort de Mame Diarra Sow.
Le récit de Fall Ndiaga et l’entretien avec la famille
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