Le gérant de la station ABC Oil de Ngaparou fait de nouveau face à la justice. M. Ndiaye comparaissait devant le Tribunal de grande instance de Mbour pour répondre d’un détournement présumé de plusieurs millions de francs CFA au préjudice de son employeur, l’opérateur économique M. Touré.
Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’affaire a été découverte à la suite d’un audit interne effectué le 16 août dernier à la demande du propriétaire de la station.
Un écart de plus de 5 500 litres de carburant
Le contrôle aurait permis de relever d’importantes irrégularités dans la gestion de la station. Le gérant est notamment accusé d’avoir minoré les quantités de carburant vendues et, par conséquent, les montants déclarés.
L’audit aurait ainsi fait ressortir un écart de 5 522 litres de carburant, représentant une valeur estimée à près de 3 millions de francs CFA.
À cela s’ajoute un autre manque constaté sur les recettes d’une seule journée. Pour la journée du 16 août, un montant de 679 399 francs CFA n’aurait pas été reversé.
Face à ces anomalies, l’employeur a saisi la Brigade de recherches de Saly Portudal. Convoqué par les enquêteurs, M. Ndiaye aurait reconnu les faits, tout en donnant dans un premier temps une explication différente sur la destination de l’argent.
Une version qui change devant le tribunal
Lors de son audition, le gérant aurait expliqué avoir confié l’argent à un ami prénommé Babacar, lequel aurait ensuite disparu avec la somme.
Devant le tribunal, il a cependant présenté une autre version. M. Ndiaye a déclaré avoir utilisé l’argent dans des activités liées à la pêche, espérant récupérer les sommes investies grâce aux bénéfices. Une entreprise qui, selon ses déclarations, n’aurait finalement pas donné les résultats escomptés.
Cette nouvelle affaire intervient alors que le prévenu avait déjà été confronté à des accusations similaires.
Une première affaire en 2025
Toujours selon L’Observateur, M. Ndiaye avait déjà été accusé en 2025 d’avoir détourné de l’argent au préjudice de la même station.
À l’époque, son employeur aurait accepté une médiation familiale, ce qui lui avait permis d’éviter la prison. Toutefois, les sommes concernées n’auraient jamais été intégralement remboursées.
Cette récidive présumée a donc conduit à une nouvelle procédure judiciaire et au placement du gérant sous mandat de dépôt depuis le mois d’août.
Plus de 4 millions réclamés
Devant le Tribunal de grande instance de Mbour, la partie civile réclame le remboursement de l’intégralité du préjudice, évalué à plus de 4 millions de francs CFA.
Le procureur de la République a requis l’application de la loi.
Le tribunal devait rendre son délibéré ce mardi 15 septembre 2026. La décision permettra de déterminer les suites judiciaires de cette affaire et les éventuelles responsabilités pénales du prévenu.







