Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux hommes se seraient rencontrés en janvier dernier. À cette période, I. Bâ, qui souhaitait acquérir un terrain sur la Petite Côte, aurait fait part de son projet à M. Faye.
L’imam lui aurait alors proposé une parcelle située dans la zone de Médine. Après une visite des lieux, les deux parties auraient convenu d’un prix de vente fixé à 18 millions de francs CFA.
Le plaignant aurait remis la totalité de cette somme au prévenu. En retour, M. Faye lui aurait fourni des documents présentés comme justificatifs de la transaction, notamment un acte de vente.
C’est au moment où I. Bâ aurait entrepris les démarches administratives pour faire muter le terrain à son nom que les premières difficultés seraient apparues.
Une dizaine de jours après la transaction, il se serait rendu à la mairie ainsi qu’à la préfecture de Mbour. Les vérifications effectuées sur place auraient révélé que la parcelle ne figurait pas comme appartenant à l’imam.
Le plaignant aurait alors tenté de joindre M. Faye afin d’obtenir des explications. Ses démarches étant restées infructueuses, il a finalement décidé de saisir la justice.
L’imam a été interpellé avant d’être déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour, dans le cadre de cette procédure.
À la barre, M. Faye a contesté les accusations portées contre lui. Il aurait maintenu que la parcelle lui appartenait et expliqué qu’elle lui aurait été offerte par un ancien maire de la commune de Mbour.
Cette déclaration a ainsi introduit dans le dossier le nom d’un ancien édile, cité par le prévenu pour expliquer l’origine de ses droits présumés sur le terrain.
À l’issue de l’audience, le procureur a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé son verdict au 29 septembre 2026.
En attendant cette date, le prévenu reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.







