Photo et vidéo : RTS – Radio Télévision Sénégalaise.
Le budget rectificatif au cœur des échanges
Cette prise de parole intervient après le rejet du projet par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon l’annonce de la Primature relayée par la RTS, le Gouvernement entend expliquer les fondements économiques et financiers de ses choix.
Les discussions en commission avaient commencé le 20 octobre. Les députés avaient notamment interrogé l’Exécutif sur les recettes attendues, les investissements publics, les arbitrages budgétaires et les subventions à l’énergie. Après une suspension des travaux, le Gouvernement avait présenté un mémorandum de réponses lors de la reprise du 23 octobre. Le texte avait ensuite été rejeté en commission.
La rencontre de ce dimanche doit aussi permettre à l’Exécutif de préciser sa position sur le dialogue institutionnel et la transparence des finances publiques.
Des amendements écrits demandés aux députés
Dans un compte rendu de la conférence publié ce dimanche, Senego rapporte que le Premier ministre demande aux parlementaires de formaliser leurs propositions de modification du texte. Il distingue le droit d’amender le budget de ce qu’il présente comme une obstruction à l’action gouvernementale.
Le même compte rendu fait état de son refus d’un débat télévisé proposé par Ousmane Sonko : le chef du Gouvernement privilégie, selon ces propos rapportés, les échanges dans le cadre parlementaire. De son côté, Pastef conditionne son soutien à plusieurs garanties concernant notamment les investissements sociaux, le pouvoir d’achat et la transparence sur la dette.
Ces positions opposées éclairent le désaccord politique autour du projet. Elles doivent être distinguées du résultat du vote en commission : les accusations formulées par chaque camp restent leurs appréciations respectives.
Dette et infrastructures scolaires : des précisions demandées
Au cours des échanges, les journalistes interrogent le Gouvernement sur le calendrier de remboursement de la dette en 2026 et sur les économies attendues des mesures envisagées. Les questions portent également sur les conséquences des arbitrages budgétaires pour les chantiers scolaires et sur la poursuite des projets du ministère de l’Éducation nationale, dans un contexte de tensions syndicales.
Éducation : un projet de fonds autonome évoqué
Dans l’intervention consacrée à l’Éducation nationale, un projet de création d’un fonds autonome de financement de l’éducation est présenté comme soumis au président de la République. L’objectif avancé est de compléter les ressources du secteur, afin de ne plus faire reposer son financement sur le seul budget de l’État.
Cette proposition est évoquée dans le cadre de la refondation du système éducatif et d’un appel à une mobilisation collective face aux besoins encore importants du secteur. Il s’agit, dans cette présentation, d’un projet de financement supplémentaire.
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Repères de contexte : annonce de la conférence publiée par la RTS.






