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COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU MOUVEMENT THIÈS D’ABORD
29/01/2026
Société sur Thies info
À Guédé Bousso, dans le centre-ouest du Sénégal, la foi ne se limite pas à la prière. Dans cette localité profondément enracinée dans la tradition mouride, la charia se vit au quotidien. Ici, certaines fautes se réparent non par la parole, mais par la douleur. Chaque semaine, des hommes et des femmes viennent recevoir cent coups de fouet pour retrouver la paix intérieure.
Une faute oubliée, une honte persistante
Pendant des années, Aïssatou* a tout eu pour être heureuse : un mari aimant, des enfants, une vie respectée dans sa communauté. Mais derrière son sourire, une blessure jamais refermée : une relation avant le mariage.
Un acte que la religion condamne, et qu’elle-même n’a jamais pardonné.
“Je vivais avec un nœud dans la poitrine. J’ai fait pénitence, mais ce n’était pas toujours suffisant”, confie-t-elle.
Sous le poids des remords, elle prend un jour la route vers Guédé Bousso, une localité connue pour ses rites de purification spirituelle. Là-bas, elle demande à être fouettée publiquement, non pour être humiliée, mais pour se libérer.
“Je suis soulagée. Je me sens enfin libre”, dira-t-elle, après les cent coups.
Une charia vécue au quotidien
Fondée en 1917 par Serigne Moulaye Bousso, disciple du cheikh Ahmadou Bamba, Guédé Bousso est un haut lieu du mouridisme.
Dans cette cité spirituelle, la charia – la loi islamique – ne se limite pas à la prière. Elle encadre la vie sociale, les relations entre voisins, les différends familiaux et les fautes morales.
“La charia n’est pas une loi à imposer, c’est un mode de vie exemplaire que nous avons hérité de nos ancêtres”, explique Cheikhouna Bousso, arrière-petit-fils du fondateur.
Vêtu d’une tunique blanche, il nous accueille dans un modeste salon face à la grande mosquée. Ici, le respect de la loi divine guide chaque acte de la vie. Et lorsque la faute est commise, la réparation passe parfois par le corps.
Le rituel du pardon
Chaque semaine, au cœur de la grande mosquée jaune et verte, la communauté assiste à un rituel singulier : la flagellation volontaire.
Hommes et femmes se présentent, parfois accompagnés de leurs proches, pour recevoir cent coups de fouet. Pas un de plus, pas un de moins.
“Il n’y a pas de contrainte. Ce sont des personnes qui viennent d’elles-mêmes chercher la purification”, assure Cheikhouna Bousso.
Le muezzin, chargé d’exécuter la sentence, ne frappe pas avec colère. La chicotte claque sur le dos du fautif, dans un silence religieux. À la fin, nul cri, nul applaudissement : seulement une prière. Puis chacun s’en va, en paix.
Un rituel qui divise
En octobre 2022, une vidéo virale montrait une femme fouettée publiquement à Guédé Bousso. Les images avaient provoqué une vague d’indignation, notamment d’Amnesty International, qui dénonçait une “justice parallèle”.
Pour les habitants, il s’agit pourtant d’un acte spirituel volontaire, ancré dans la tradition mouride.
“C’est un dispositif de rédemption. Un moyen pour les fautifs de retrouver la paix intérieure”, défend Cheikhouna.
La foi, entre discipline et délivrance
À Guédé Bousso, la honte publique fait partie de la réparation. Être exposé devant Dieu, devant les siens, est une humiliation qui touche l’âme et réveille la conscience.
Aïssatou, comme Malick*, un autre fidèle, affirme avoir retrouvé la paix après cette épreuve.
Mais au-delà du rituel, le cas de Guédé Bousso interroge :
Peut-on concilier foi sincère, justice spirituelle et respect des droits humains ?
Entre ferveur religieuse et devoir de loi, le Sénégal continue de chercher l’équilibre.
Le commissariat d’arrondissement de l’unité 15 des Parcelles-Assainies a réussi un coup de filet majeur à Cambéréne, avec l’arrestation de quatre individus impliqués dans une série de vols nocturnes. Une moto d’une valeur de 800 000 F CFA a été retrouvée après une minutieuse enquête.
Le calme apparent du quartier Cambéréne 1 a été rompu par une affaire de vol bien ficelée. Tout commence dans la nuit du 22 au 23 septembre 2025, lorsque A. BA, un habitant du quartier, se fait dérober sa moto TVS garée dans sa cour.
À son réveil, vers 7 heures du matin, la victime constate avec stupeur la disparition de son engin flambant neuf, acheté à 800 000 F CFA. Sans perdre de temps, il se rend au commissariat d’arrondissement de l’unité 15, où il dépose plainte.
Les caméras de surveillance confondent les voleurs
Les enquêteurs ont rapidement exploité les images des caméras de surveillance installées dans le voisinage. Ces enregistrements se sont révélés déterminants : on y voit quatre individus, opérant en pleine nuit, forcer l’accès à la cour avant d’emporter la moto.
Sur les images, l’un des suspects n’avait pas pris soin de se dissimuler. La victime l’a aussitôt reconnu : il s’agit de A. SECK, son propre voisin, résidant dans le même quartier.
Interpellé par la police, A. SECK, âgé de 21 ans, a reconnu les faits et balancé le reste de la bande :
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M.L. GUEYE, considéré comme le chef du groupe,
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M. FALL, alias « Moussa Yapp », 22 ans, plombier domicilié à Cambéréne 1,
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et B. NDOUR, 18 ans, originaire du même quartier.
Une moto vendue à bas prix
Lors de leurs auditions, les mis en cause ont avoué avoir revendu la moto volée à leur receleur habituel, M. SAMB, un mécanicien établi à l’unité 19 des Parcelles-Assainies. Le véhicule a été cédé pour la somme dérisoire de 160 000 F CFA, soit cinq fois moins que sa valeur réelle.
Interpellé à son tour, M. SAMB, 22 ans, a reconnu les faits de recel qui lui sont reprochés.
Le cerveau du réseau toujours en fuite
Le chef présumé, M.L. GUEYE, présenté comme le cerveau de la bande, reste introuvable. Il fait l’objet de recherches actives pour être traduit devant le parquet.
Selon les enquêteurs, ce dernier serait impliqué dans plusieurs autres vols de motos et de téléphones portables commis ces derniers mois à Cambéréne et dans ses environs.
Un mode opératoire bien rodé
L’enquête a permis de comprendre le modus operandi du groupe :
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les malfaiteurs ciblent les motos et les boutiques de téléphonie,
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ils opèrent entre 2h et 4h du matin,
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et profitent du sommeil des habitants pour forcer les portes ou sauter les murs.
Les biens volés sont ensuite écoulés rapidement auprès de receleurs opérant dans la région dakaroise.
Un coup de filet salué
Grâce à cette opération, la police des Parcelles-Assainies a porté un coup dur à ce réseau de malfaiteurs, qui semait l’insécurité à Cambéréne. Trois membres ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol en réunion la nuit et recel, tandis que les recherches se poursuivent pour localiser le dernier fugitif.
Cette affaire illustre une fois de plus l’efficacité des caméras de surveillance dans les enquêtes criminelles et l’importance de la collaboration entre les habitants et les forces de l’ordre.
Le tribunal d’instance de Mbour a rendu son verdict dans une affaire aussi surprenante que révoltante. Mademba B., âgé de 69 ans, a été reconnu coupable de violences volontaires sur son ex-épouse, plus de trois décennies après leur séparation. Il écope de quatre mois de prison avec sursis et devra verser 100 000 F CFA de dommages et intérêts à la victime, Diary D., 60 ans.
Les faits se sont déroulés le 20 septembre dernier. Ce jour-là, Mademba B. s’est rendu chez sa fille, souffrante. Il ne s’attendait sans doute pas à y croiser son ex-femme, venue rendre visite à leur enfant, accompagnée de son nouveau mari.
La rencontre a viré à la scène de violence. Pris d’une rage soudaine, Mademba aurait saisi une lourde chaîne avant de frapper brutalement son ancienne épouse, la menaçant même de mort. Il a fallu l’intervention du mari de la victime et de leurs petits-enfants pour l’empêcher de poursuivre son déchaînement.
Transportée dans un centre de santé, Diary D. a obtenu un certificat médical d’incapacité temporaire de travail de sept jours (ITT). Elle a ensuite déposé plainte, décidée à rompre définitivement le silence sur des années de maltraitance.
À la barre, l’accusé a tenté de minimiser les faits, soutenant avoir été « provoqué » alors qu’il préparait du thé. Une justification que la victime a balayée d’un revers de main : « Mademba a toujours été violent. J’ai gardé sur mon corps les marques de son passé », a-t-elle déclaré en montrant ses cicatrices devant le tribunal.
Le juge, tout en tenant compte de l’âge avancé de l’accusé, a fermement rappelé que nul ne peut se faire justice soi-même, encore moins en recourant à la violence.
À Keur Massar, un gérant d’agence de transfert d’argent a été condamné pour avoir puisé dans la caisse afin d’organiser un mariage de rêve. Mais le réveil fut brutal, entre trahison, cavale et condamnation.
Quand la passion brouille la raison
Ce mercredi, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a jugé une affaire qui a tenu l’assistance en haleine. À la barre, Ibrahima N., 33 ans, gérant d’un point Ria à Keur Massar, faisait face à son ancien patron Maguèye N., pour abus de confiance portant sur plus de 5,8 millions de francs CFA.
Son tort ? Avoir financé son propre mariage avec l’argent du travail.
Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices : compétence, rigueur, confiance totale. Mais derrière cette façade exemplaire, Ibrahima falsifiait les factures et manipulait les codes de transfert, trompant son employeur pendant plusieurs semaines.
« Les transferts étaient douteux, les codes invalides », a déploré la partie civile.
Alerté par des anomalies répétées, Maguèye dépose plainte. Le gérant, après un premier remboursement d’un million, prend la fuite. Il sera finalement rattrapé par la Section de recherches de Keur Massar.
Des aveux embarrassés et un silence lourd
À la barre, Ibrahima ne tente pas de nier. Il reconnaît avoir détourné quotidiennement entre 500 000 et 700 000 F CFA.
Mais sur la question cruciale — « Où est passé l’argent ? » —, il reste muet.
Le procureur lui rappelle alors ses propres propos : il avait tout dépensé pour financer son mariage.
À ces mots, le prévenu baisse la tête. L’amour venait d’avoir un prix : celui de la liberté.
Un verdict à la hauteur de la trahison
Malgré le remboursement partiel, le préjudice s’élève encore à 3,2 millions de F CFA.
Le parquet, estimant les faits « constants », a requis trois mois de prison ferme.
Mais le tribunal, considérant la gravité morale de l’acte, a finalement prononcé une peine plus lourde :
Six mois de prison dont deux fermes, et obligation de rembourser intégralement la somme sous exécution provisoire, assortie d’une contrainte par corps maximale.
Quand le mariage devient un piège financier
Cette affaire illustre un phénomène récurrent dans nos sociétés : la pression sociale autour du mariage.
Dans un contexte où les cérémonies deviennent de véritables démonstrations de prestige, certains jeunes, incapables d’assumer les coûts, franchissent la ligne rouge.
L’histoire d’Ibrahima n’est pas celle d’un simple détournement : c’est le portrait d’un homme broyé entre amour, orgueil et exigence sociale.
En voulant briller le jour de son union, il a fini par tout perdre : la confiance, la liberté et l’honneur.
Une violente altercation a éclaté dans le quartier Gala Mbengue, à Kébémer, opposant éleveurs et cultivateurs. Deux personnes ont été gravement blessées et évacuées vers le district sanitaire de Kébémer pour des soins d’urgence. Le présumé auteur de l’incident a pris la fuite vers Médina Kane et fait l’objet de recherches actives par la gendarmerie locale.
Une banale querelle entre deux adolescentes a dégénéré en une véritable bataille rangée à la cité Dioumkhop de Guédiawaye. L’affaire, qui s’est soldée par l’arrestation de huit personnes, a été portée devant la justice.
Une dispute entre deux jeunes filles vire au chaos
Tout est parti d’échanges de grossièretés entre deux adolescentes issues de familles différentes mais portant toutes deux le nom de Cissé. Les insultes ont rapidement tourné à l’affrontement physique. Très vite, parents et frères se sont mêlés à la dispute, transformant la scène en affrontement collectif.
Intervention musclée de la police
Alertés par les riverains, les éléments du commissariat de Guédiawaye se sont dépêchés sur les lieux.
« À notre arrivée, nous avons trouvé une situation intenable, avec des violences verbales et physiques de part et d’autre », confie une source policière.
Les forces de l’ordre ont eu du mal à contenir la foule et ont dû procéder à des interpellations musclées face à une forte résistance.
Rébellion et usurpation de fonction
Au cours des arrestations, un individu a tenté de bloquer le véhicule de police en plaçant des briques sous les pneus pour empêcher l’embarquement de trois membres de sa famille.
Un autre, pour sa part, s’est présenté comme membre de la marine nationale. Après vérifications, cette déclaration s’est révélée fausse. Ces deux individus feront l’objet de poursuites spécifiques pour rébellion et usurpation de fonction.
Les mis en cause déférés
Les huit personnes interpellées ont été déférées au parquet. Elles devront répondre de coups et blessures et d’autres infractions liées à l’incident, rapporte L’Observateur.
Le 26 septembre 2002, l’histoire du Sénégal s’est brisée au large de la Gambie.
Ce jour-là, un ferry, un simple navire de transport de passagers et de marchandises, a sombré dans les eaux de l’Atlantique. Mais ce n’est pas seulement un bateau qui a coulé. Ce sont des familles entières, des générations entières, des destins, des rêves, des promesses d’avenir qui ont été engloutis.
Le Joola, conçu pour transporter environ 580 personnes, transportait plus de 1 800 âmes ce soir-là. Parmi elles, des étudiants qui rejoignaient Dakar pour reprendre leurs cours, des commerçants qui portaient avec eux les fruits de leur travail, des mères qui ramenaient des provisions pour leurs foyers, des enfants qui voyageaient avec innocence, des militaires, des voyageurs de fortune. Tous partageaient une même route, une même mer, une même espérance d’arriver.
Mais en quelques minutes, dans la nuit, la tempête et la surcharge, la tragédie s’est imposée. Le navire s’est couché sur le flanc, puis a disparu sous les vagues, emportant avec lui près de 1 863 vies humaines.
À peine une soixantaine de rescapés ont pu témoigner de l’horreur.
Les autres sont restés dans la mer, dans ce tombeau liquide qui, encore aujourd’hui, garde les corps et les secrets de tant de disparus.
Ce drame, l’un des plus graves naufrages civils de l’histoire mondiale, a laissé une plaie béante dans notre mémoire collective. Car aucune région, aucune communauté, aucune famille n’a été épargnée. Chaque village du Sénégal, de Ziguinchor à Saint-Louis, de Dakar à Tambacounda, a perdu un fils, une fille, un parent, un ami. Le Joola n’a pas seulement chaviré dans les eaux de l’Atlantique. Il a chaviré dans nos cœurs, dans notre conscience, dans notre histoire.
Aujourd’hui encore, 23 ans après, nous continuons de pleurer nos morts.
Mais nous ne pleurons pas seulement dans la douleur : nous pleurons aussi dans la dignité, dans l’unité, dans l’espérance.
Leur mémoire nous rappelle l’urgence de la responsabilité, la nécessité de la vigilance, et l’importance de l’humanité.
À chaque 26 septembre, nous nous souvenons.
Nous pensons aux victimes.
Nous pensons aux survivants.
Nous pensons aux familles qui, chaque jour, vivent avec l’absence.
Nous pensons aux enfants qui n’ont pas connu leurs parents.
Nous pensons aux mères et aux pères qui n’ont jamais pu retrouver les corps de leurs proches.
Le Joola n’est pas une page tournée : c’est une cicatrice ouverte qui nous oblige à rester debout.
C’est une leçon tragique qui nous appelle à dire : plus jamais ça.
Plus jamais un navire ne doit appareiller dans ces conditions.
Plus jamais la négligence et l’oubli ne doivent coûter tant de vies.
Que la mer soit douce avec nos disparus.
Qu’ils reposent en paix dans son immensité.
Que la mémoire ne s’éteigne jamais.
À toutes les victimes du Joola, nous disons :
Nous ne vous oublierons pas.
Votre souvenir vit en nous, dans chaque génération, dans chaque famille, dans chaque 26 septembre.
Le voile est enfin levé sur la mystérieuse mort d’Ousmane B., menuisier-ébéniste de 34 ans, retrouvé pendu à un anacardier dans la forêt classée de Boune, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre. Ce drame, qui a bouleversé la commune de Yeumbeul Nord, n’était pas un meurtre maquillé comme certains l’avaient cru, mais bien le résultat tragique d’une sextorsion orchestrée par des cybercriminels.
Une rencontre virtuelle qui vire au cauchemar
Selon les confidences de sa famille, notamment de son oncle et employeur, Ousmane avait noué, via Facebook, une relation avec une personne se présentant comme une jeune fille. Très actif sur les réseaux sociaux, il s’était laissé entraîner dans une intimité virtuelle faite d’échanges de photos et vidéos à caractère sexuel.
Mais derrière ce faux profil se cachait une bande de cybercriminels. Une fois en possession des contenus compromettants, ils lui ont posé un ultimatum : payer ou voir ses vidéos intimes exposées à sa famille, ses amis et ses voisins.
La spirale infernale du chantage
Pris au piège, Ousmane a commencé à envoyer de l’argent aux maîtres-chanteurs. Mais la machine était lancée : à chaque retard ou hésitation, les menaces redoublaient. Peu à peu, il s’est retrouvé ruiné, endetté, psychologiquement brisé.
Le menuisier, qui s’occupait aussi de sa mère gravement malade, a sombré dans l’isolement. Rongé par la honte, il a cessé de travailler, confiant uniquement son secret à son oncle. Ensemble, ils avaient choisi le silence, espérant trouver une issue.
Les signes de la dépression
Sous l’effet de la pression et du stress, Ousmane a commencé à présenter des troubles physiques inquiétants. Selon ses proches, il se plaignait même d’impuissance, symptôme d’une détresse psychologique profonde. Chaque jour, il vivait dans la peur que ses images circulent dans son quartier, dans sa famille, dans sa communauté.
L’angoisse s’est transformée en obsession. Et peu à peu, l’idée de mettre fin à ses jours a germé.
La nuit fatale
Dans la nuit du samedi 20 septembre, Ousmane a quitté sa chambre, emportant un drap. Sans bruit, il s’est dirigé vers la forêt classée de Boune, non loin de chez lui. Au petit matin, son corps a été découvert pendu à un anacardier.
La scène, marquée par certaines maladresses dans la mise en place du drap, a d’abord semé le doute : suicide ou homicide ? Mais l’enquête de la police, confortée par les témoignages familiaux, a conclu à un suicide consécutif à un chantage sexuel.
Une tragédie révélatrice d’un fléau
Le drame d’Ousmane met en lumière un phénomène grandissant au Sénégal et en Afrique de l’Ouest : la sextorsion en ligne. Des milliers de jeunes, hommes comme femmes, tombent dans le piège de faux profils séduisants, tenus par des réseaux de cybercriminels sans scrupule. Honte, isolement, peur du scandale : autant d’éléments qui poussent les victimes à céder… parfois jusqu’à l’irréparable.
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