Des publications remontant à 2023
L’affaire trouve son origine dans plusieurs publications diffusées sur TikTok au cours des dernières années. Selon les informations rapportées, les enquêteurs de la police de Jaxaay ont relevé l’existence d’un compte dénommé « Nunga3 », dont les contenus s’attaquaient régulièrement aux services de police de la localité, en particulier au commissaire.Les publications incriminées auraient commencé dès 2023. Certaines comportaient des propos injurieux visant directement le responsable du commissariat. D’autres mettaient en cause les policiers de Jaxaay, avec des déclarations laissant entendre que leur auteur aurait subi des menaces.
Dans l’un des messages cités, l’auteur affirme notamment qu’aucun commissaire ne pourrait lui imposer de jouer au PMU, tout en demandant aux policiers de cesser ce qu’il présente comme des menaces contre sa personne. Ces allégations, telles que rapportées, ne sont toutefois pas établies par des éléments indépendants dans les informations disponibles.
Un suspect de 64 ans placé en garde à vue
À l’issue des investigations, les policiers ont procédé à l’interpellation d’A. L. Guèye, âgé de 64 ans. L’intéressé, ingénieur mécanicien et résidant à l’Unité 17 de Jaxaay, a été placé en garde à vue pour des faits présumés d’injures commises sur les réseaux sociaux.La mesure aurait été prise après avis du procureur de la République, Saliou Dicko. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de préciser les suites judiciaires qui seront réservées à cette affaire.
Le placement en garde à vue constitue une étape de la procédure et ne signifie pas que la culpabilité du mis en cause est établie. Celle-ci devra, le cas échéant, être examinée par les autorités judiciaires compétentes.
L’APR également visée par les publications
Les contenus attribués au compte « Nunga3 » ne concerneraient pas uniquement le commissariat de Jaxaay. Selon les éléments rapportés, certaines publications s’en prenaient également à l’Alliance pour la République (APR), l’ancien parti présidentiel.Les circonstances précises de ces publications, leur contenu intégral et leur éventuel lien avec les faits reprochés au suspect n’ont pas été détaillés dans les informations disponibles.
Des interrogations sur l’état de santé du mis en cause
Des proches de l’homme interpellé auraient affirmé qu’il ne jouirait pas de toutes ses facultés. Cette déclaration reste cependant à prendre avec prudence : aucun dossier médical permettant de l’étayer n’a été mentionné dans les éléments rapportés.L’appréciation de son état de santé, si elle devait avoir une incidence sur la procédure, relève des professionnels compétents et des autorités judiciaires, sur la base d’éléments vérifiables.
La responsabilité sur les réseaux sociaux en question
Cette affaire remet en lumière la question des propos publiés sur les réseaux sociaux et de leurs conséquences juridiques potentielles. Les plateformes numériques permettent aux utilisateurs de s’exprimer largement, mais les contenus diffusés peuvent aussi donner lieu à des procédures lorsqu’ils sont susceptibles de constituer des infractions.Dans le dossier de Jaxaay, l’enquête devra notamment permettre de préciser les faits reprochés au titulaire présumé du compte, les circonstances des publications et les suites à donner à la procédure.
En attendant les prochaines étapes judiciaires, A. L. Guèye bénéficie de la présomption d’innocence.







