Les élèves du lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba (LTAB) de Diourbel ont organisé, ce mercredi, une marche pour réclamer la mise en place d’une université technique nationale, destinée à offrir aux bacheliers des séries techniques la possibilité de poursuivre des études supérieures dans leurs domaines.
« 90% des bacheliers des séries techniques sont orientés dans des filières universitaires inadéquates. Nous exigeons donc la création d’une université technique nationale pour répondre à leurs besoins », a affirmé Moustapha Ndiaye, président du club technique du LTAB, lors d’une déclaration à la presse.
La marche, qui s’est terminée devant les locaux de la station régionale de la RTS, avait pour objectif d’interpeller les autorités sur ce qu’ils qualifient d’oubli dans le système éducatif. « Nous refusons d’être marginalisés. Nous réclamons l’équité et la reconnaissance des droits des élèves et bacheliers de l’enseignement technique et professionnel », a-t-il ajouté.
Moustapha Ndiaye a également souligné que 20% des bacheliers des séries techniques ont connu une année blanche en 2023, avec une crainte que ce chiffre atteigne 50% en 2024. Selon lui, depuis 2014, certains bacheliers n’ont pas été orientés, tandis que d’autres se sont retrouvés dans des filières inadaptées à leur cursus.
Il a par ailleurs dénoncé le manque d’équipements modernes dans les ateliers et laboratoires du lycée technique, rendant les conditions d’apprentissage encore plus difficiles.
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