Pour Ibrahima Macodou Fall, le principal obstacle à la relance des usines de la NSTS réside dans le différend financier qui oppose le groupe à l’État du Sénégal. Le dirigeant évoque 10 milliards de FCFA investis dans les usines de la SOTEXKA et estime que le règlement de ce contentieux est indispensable à l’assainissement des comptes et à la poursuite du programme industriel du groupe.
Ses explications interviennent après les revendications exprimées par un collectif d’anciens travailleurs. Le PDG conteste leur présentation de la situation et les invite à soutenir les démarches visant à préserver l’outil de production.
Les 10 milliards de FCFA au cœur du blocage
Ibrahima Macodou Fall présente la NSTS comme une société entièrement privée, constituée de capitaux sénégalais et français. Il affirme qu’elle est la seule propriétaire des actifs du site industriel de Thiès.
Selon lui, les difficultés actuelles des usines trouvent leur origine dans le contentieux lié aux investissements réalisés dans la SOTEXKA. Il estime que le groupe a été privé de ces 10 milliards de FCFA et soutient que, sans cette situation, la NSTS n’aurait pas connu les difficultés auxquelles elle est confrontée.
Le dirigeant demande ainsi le règlement du différend avec l’État. Il en fait une condition essentielle pour assainir les comptes de l’entreprise et poursuivre son programme industriel, auquel il associe la création de 1 000 emplois sur le site de Thiès.
Les précisions du PDG sur les droits des retraités
Concernant les revendications sociales, Ibrahima Macodou Fall indique que la dizaine de personnes s’exprimant au nom du collectif sont des retraités de la Nouvelle Société Textile Sénégalaise et de la Filature et Tissage de Thiès.
Il conteste les allégations relatives à des arriérés de salaires et affirme qu’aucune indemnité de chômage technique ne reste impayée. D’après sa déclaration, les seuls droits restant à liquider concernent les indemnités de départ à la retraite des travailleurs ayant atteint l’âge de la retraite pendant l’arrêt des activités de production.
Le PDG précise que ces retraités auraient déjà perçu 50 % de leurs indemnités de départ. Il présente le solde de ces indemnités comme le seul reliquat à régler. Il invite les anciens travailleurs à demander à l’État le règlement du contentieux avec le groupe, en mettant en avant la préservation des usines et des perspectives d’emploi.
Des courriers adressés aux plus hautes autorités
Pour étayer les démarches engagées, Ibrahima Macodou Fall énumère plusieurs correspondances adressées aux autorités entre 2024 et 2026. Il indique que la direction générale a porté à leur connaissance les difficultés du groupe ainsi que les éléments de son plan de relance.
Auprès du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, il cite une lettre de l’administrateur associé Alain Fabre, datée du 19 avril 2024, puis trois courriers du PDG : une relance du 2 mai 2024 et des lettres des 3 août 2025 et 13 juillet 2026.
Il mentionne également trois lettres adressées à Ousmane Sonko, alors Premier ministre, les 25 avril 2024, 5 janvier 2025 et 2 août 2025. Une autre correspondance, datée du 5 août 2026, aurait été adressée au Premier ministre Al Aminou Lô.
Enfin, le dirigeant fait état de deux courriers destinés à Serigne Guèye Diop, alors ministre de l’Industrie et du Commerce : celui d’Alain Fabre du 19 avril 2024 et celui du PDG de la NSTS du 25 avril 2024.
Préserver le site de Thiès et poursuivre le programme industriel
À travers ces démarches, Ibrahima Macodou Fall dit défendre la sauvegarde de l’outil industriel. Il considère que le règlement du contentieux avec l’État doit permettre de rétablir les conditions financières nécessaires à la poursuite du programme de la NSTS.
Le dirigeant place ainsi les perspectives de relance et d’emploi au centre de ses explications, tout en maintenant sa position sur le solde des indemnités de retraite restant à verser.
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