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L'Actualité au Sénégal

Violences à l’UCAD : le SAES exige le retrait des forces de l’ordre et l’ouverture d’un dialogue


Rédigé le Mardi 10 Février 2026 à 09:10 | Lu 46 fois Rédigé par


Le SAES condamne les violences à l’UCAD ayant entraîné la mort d’un étudiant et appelle au retrait immédiat des forces de l’ordre ainsi qu’à un dialogue responsable.


 

La coordination du campus de Dakar du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a dénoncé avec fermeté, dans un communiqué, les violences enregistrées à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), qui ont entraîné le décès d’un étudiant. Le syndicat qualifie la situation de « grave et inacceptable », dans un contexte marqué par des tensions autour de la réforme des bourses et par des difficultés structurelles persistantes dans l’enseignement supérieur.

Le SAES affirme avoir accueilli avec une « profonde tristesse » la nouvelle de ce décès et adresse ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Il rappelle que l’université doit demeurer un lieu de transmission du savoir et d’expression libre, et non un espace de confrontation sécuritaire. Dans ce sens, le communiqué souligne que « l’université n’est ni une caserne ni un champ d’expérimentation sécuritaire ».

Le syndicat réclame le respect strict des franchises universitaires prévues par la loi n°94-79 du 7 novembre 1994 et demande le retrait « immédiat et sans condition » des forces de l’ordre du campus social. Il exige également la réouverture rapide des restaurants universitaires, considérés comme indispensables à la dignité et à la sécurité des étudiants.

Pour sortir de la crise, le SAES plaide en faveur d’un dialogue « franc, responsable et sans préalable » impliquant l’ensemble des acteurs concernés. Il se dit disposé à participer à toute initiative de médiation susceptible de calmer les tensions et de préserver le déroulement normal de l’année universitaire.

Enfin, la coordination interpelle les autorités étatiques afin qu’elles garantissent la protection des enseignants et de leurs familles vivant dans l’espace académique. Cette montée des tensions ravive, selon le syndicat, les interrogations sur la gouvernance du système universitaire sénégalais, régulièrement confronté à des revendications liées aux conditions d’études, à la gestion des bourses et aux infrastructures.