|
Le Portail de Thiès sur le Web
|
|
Hôpital régional de Thiès:Revendications syndicales, la directrice sort ses preuves
17/07/2026
POLITIQUE – THIÈS: Habib Niang annonce son retour politique à Thiès et appelle au rassemblement
11/07/2026
SANTÉ – MONT-ROLLAND : deux journées de consultations médicales gratuites sous l’impulsion du maire Yves Lamine Ciss
11/07/2026
ENTRETIEN – Gilbert Samb : « La coalition Diomaye ne peut pas être confisquée par un seul parti »
11/07/2026
Le Collectif national des ex-agents issus du Plan de départ volontaire négocié du Groupe La Poste est monté au créneau à Thiès
10/07/2026
Société sur Thies info
Une spectaculaire attaque à main armée a visé, dans la nuit du jeudi au vendredi, l'usine de la Compagnie de Distribution Automobile (CDA), implantée à Sébikotane. Menée par un commando de plus d'une dizaine d'individus lourdement armés, l'opération s'est soldée par quatre gendarmes blessés et le vol d'un important butin, relançant les inquiétudes sur la montée du grand banditisme dans cette zone stratégique.
Une attaque préparée
Selon les premières informations, les assaillants ont fait irruption sur le site aux environs de 3 heures du matin. Après avoir neutralisé les agents de sécurité, ils se sont dirigés vers les bureaux où se trouvent les coffres-forts de l'entreprise. Ils se seraient emparés de leur contenu, qui comprendrait notamment des fonds destinés au paiement des travailleurs journaliers.
Les malfaiteurs auraient passé plus d'une heure à l'intérieur de l'usine avant l'arrivée des forces de sécurité. Leur action laisse penser à une opération minutieusement planifiée, les auteurs semblant connaître la configuration des lieux ainsi que l'emplacement des valeurs recherchées.
Échange de tirs avec la gendarmerie
Alertés, les éléments de la gendarmerie sont rapidement intervenus. Leur arrivée a donné lieu à un échange de tirs avec le commando. Au cours de cette intervention, quatre gendarmes ont été blessés avant que les assaillants ne réussissent à prendre la fuite avec leur butin.
Les militaires blessés ont été évacués vers l'hôpital de Fann pour y recevoir les soins nécessaires. À ce stade, leur pronostic vital n'a pas été communiqué officiellement.
Une enquête ouverte
Le montant exact du butin n'a pas encore été révélé par les autorités. Une vaste enquête a été ouverte afin d'identifier les auteurs de cette attaque, de retracer leur itinéraire de fuite et de déterminer les éventuelles complicités dont ils auraient bénéficié. Des opérations de ratissage ont également été engagées dans les secteurs environnants.
Une inquiétante recrudescence du banditisme
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par plusieurs actes de grand banditisme dans les zones de Sébikotane et de Diamniadio. Ces dernières semaines, des braquages et des attaques ciblant des commerces et des services de transfert d'argent ont déjà été signalés, alimentant les préoccupations des populations et des acteurs économiques.
Ce nouveau coup de force remet en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les sites industriels et les entreprises manipulant d'importantes sommes d'argent. Les autorités devraient renforcer les dispositifs de surveillance afin de prévenir de nouvelles attaques de ce type.
La Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour a examiné une affaire de trafic intérieur de stupéfiants impliquant trois prévenus : F. Kane, son père M. Kane et A. Ba. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et trafic de chanvre indien.
Selon l'accusation, F. Kane aurait tenté de faire disparaître un sac contenant du chanvre indien en le jetant par-dessus un mur lors de l'arrivée des gendarmes, dans le but de protéger son père. Le jeune homme nie les faits et affirme qu'il ignorait totalement la présence de la drogue au domicile familial.
À l'audience, les versions des accusés se sont révélées contradictoires. A. Ba a d'abord parlé de cinq kilogrammes de chanvre indien, alors que ses précédentes déclarations évoquaient jusqu'à 210 kilogrammes. M. Kane reconnaît avoir accepté de garder la marchandise, mais conteste le rôle que lui prête l'accusation.
Le ministère public estime que les trois hommes ont participé à un trafic portant sur 210 kilogrammes de chanvre indien en provenance de la Casamance, destinés à la revente. Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle contre chacun des prévenus, rappelant que l'ignorance de la loi ne peut être invoquée pour échapper aux poursuites.
Les avocats de la défense ont demandé l'acquittement de F. Kane ou, à défaut, une requalification des faits, estimant qu'aucune preuve matérielle ne démontre son implication directe dans le trafic. Le délibéré est fixé au 21 août 2026.
Technicien en électromécanique, chercheur et diplomate humanitaire, Massar Mbengue défend une vision du développement centrée sur l'humain. Initiateur du concept Nitu Nit Ñi, il s'investit dans la solidarité, la participation citoyenne et le développement durable à travers ses recherches et ses actions de terrain.
Dans une récente réflexion consacrée à la diplomatie humanitaire de Cheikh Ahmadou Bamba, il explique avoir voulu mettre en lumière l'actualité de la pensée du fondateur du mouridisme face aux défis contemporains. Selon lui, les crises économiques, sociales, environnementales et les conflits exigent des réponses fondées sur la paix, la solidarité, le travail et la responsabilité collective.
Pour Massar Mbengue, les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba dépassent le seul cadre religieux. Ils constituent une véritable vision du développement humain, dans laquelle l'économie est au service de l'homme, le travail est un facteur de dignité et la solidarité renforce la cohésion sociale.
Il définit la diplomatie humanitaire comme une approche privilégiant le dialogue, la prévention des conflits, l'entraide et la protection des personnes les plus vulnérables. À ses yeux, le parcours de Cheikh Ahmadou Bamba démontre qu'il est possible de transformer les épreuves en opportunités de paix, d'éducation et de développement.
Massar Mbengue cite également le Grand Magal de Touba comme un exemple de gouvernance communautaire. Il estime que cet événement illustre la capacité d'une communauté à s'organiser autour du volontariat, du partage et de la solidarité, constituant ainsi un modèle de développement territorial.
Cette vision rejoint son concept Nitu Nit Ñi, qui place l'être humain au cœur de toute politique de développement. Il insiste sur la participation citoyenne, l'innovation sociale et un développement durable qui profite à tous.
S'adressant à la jeunesse sénégalaise et africaine, Massar Mbengue invite les jeunes à miser sur le savoir, le travail et l'engagement citoyen. Selon lui, l'avenir des communautés dépend de la capacité de chacun à mettre ses compétences au service du bien commun, dans un esprit de solidarité et de responsabilité collective.
Deux enseignants ont été placés sous mandat de dépôt dans le cadre d'une information judiciaire ouverte après les accusations d'une élève de 12 ans. Les deux mis en cause contestent les faits qui leur sont reprochés, tandis que la justice poursuit ses investigations.
L'affaire a débuté à la suite d'une plainte déposée par le père de la jeune fille. Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère de l'enfant aurait remarqué des griffures sur sa poitrine avant que sa fille ne lui livre un récit mettant en cause l'un des enseignants. La mineure a ensuite été entendue par les enquêteurs du commissariat de Dieuppeul.
Au cours de son audition, l'élève a relaté plusieurs faits présumés qui se seraient déroulés dans son établissement scolaire. Elle a également affirmé avoir été victime d'agressions remontant à plusieurs années, mettant en cause un second enseignant. Les deux hommes, âgés de 39 et 43 ans, ont été inculpés pour différentes infractions présumées sur mineure avant d'être placés en détention provisoire. Ils nient catégoriquement les accusations.
Les examens médicaux réalisés dans le cadre de la procédure ont toutefois donné des résultats divergents. Un premier rapport n'aurait relevé ni lésion ni élément biologique concluant, tandis qu'une contre-expertise aurait fait état de lésions anciennes et de résultats différents. Face à ces contradictions, le parquet a requis une troisième expertise médicale afin d'éclairer la justice.
L'information judiciaire se poursuit sous l'autorité du juge d'instruction. À ce stade de la procédure, les accusations portées contre les deux enseignants demeurent des allégations qui devront être examinées par la justice, dans le respect de la présomption d'innocence.
La célébration de la Tamkharit a viré au drame à Louly Sindia, dans le département de Mbour. Un cultivateur de 56 ans, identifié sous les initiales Mb. Gning, a comparu devant le tribunal d'instance de Mbour pour des faits présumés de violences conjugales commis le 25 juin dernier contre son épouse, F. Faye, avec qui il est marié depuis plus de 30 ans.
Selon les déclarations de la plaignante, l'homme aurait fait irruption au domicile familial alors qu'elle préparait le traditionnel repas de Tamkharit, financé grâce à une cotisation de leurs enfants. Après lui avoir ordonné de quitter la maison, il l'aurait violemment frappée, provoquant des blessures ayant nécessité un certificat médical avec une incapacité temporaire de travail de dix jours. Les enfants du couple seraient intervenus pour mettre fin à l'agression.
Toujours selon la victime, le prévenu aurait ensuite renversé le repas de fête et détruit plusieurs de ses effets personnels. À la barre, elle a raconté avoir subi des violences physiques et verbales durant plusieurs décennies, affirmant n'avoir « jamais connu le bonheur » dans son foyer. Son fils a corroboré ses déclarations en évoquant des violences répétées contre sa mère.
Le prévenu a contesté les accusations. Toutefois, le parquet a estimé que les faits étaient suffisamment établis et a requis une peine de deux ans de prison ferme. La partie civile réclame 200 000 FCFA de dommages et intérêts. Le jugement est attendu le 30 août.
Quelques jours après sa sortie de prison, I. Niang, un apprenti chauffeur de 22 ans domicilié à Yeumbeul, s'est retrouvé devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Il était poursuivi pour détournement de mineures et attentat à la pudeur présumés à la suite de plaintes déposées par deux adolescentes.
Selon les déclarations des deux jeunes filles, les faits se seraient produits à la plage de Guédiawaye sur deux journées consécutives. Elles affirment que le prévenu aurait tenté d'avoir des gestes déplacés à leur encontre dans l'eau. Alertés, des maîtres-nageurs seraient intervenus, tandis qu'un témoin aurait confirmé leurs déclarations au cours de l'enquête.
À la barre, I. Niang a rejeté l'ensemble des accusations. Il a expliqué s'être rendu à la plage sur les conseils de son père afin de « purifier son corps » après sa récente libération. Durant l'audience, son comportement a été décrit comme confus, avec des propos décousus et de nombreuses interruptions.
La défense a produit un dossier médical évoquant des troubles psychiatriques et plusieurs suivis spécialisés, notamment lors de sa précédente détention. L'avocat a également estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser les infractions reprochées.
Après avoir examiné les arguments des différentes parties, le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a prononcé la relaxe du jeune homme.
La chambre criminelle a examiné une affaire de viol présumé opposant A. Diop à M. Sy, une jeune femme de 21 ans. Poursuivi pour des faits remontant à 2022, l'accusé conteste catégoriquement les accusations et soutient que les relations sexuelles entretenues avec la plaignante étaient librement consenties. Le ministère public, de son côté, estime que la jeune femme, présentée dans le dossier comme souffrant de troubles psychiques, n'était pas en mesure de donner un consentement valable et a requis une peine de 15 ans de réclusion
Selon les éléments débattus à l'audience, la procédure a connu une tournure particulière. Les poursuites ont été engagées après qu'une plainte pour diffamation déposée par l'accusé lui-même a conduit les enquêteurs à s'intéresser aux accusations de viol formulées par la jeune femme.
À la barre, les versions des deux parties se sont révélées totalement opposées. La plaignante a soutenu qu'A. Diop l'avait appelée dans sa chambre sous prétexte de lui demander un service. Une fois sur place, il lui aurait demandé de pratiquer une fellation. Face à son refus, il l'aurait menacée de mort avant de lui imposer un rapport sexuel.
L'accusé reconnaît connaître M. Sy, leur voisinage expliquant leurs relations. Il affirme toutefois que la jeune femme est venue de son propre chef dans sa chambre un matin vers 7 heures pour lui déclarer son amour et qu'ils ont entretenu une relation sexuelle consentie. Selon lui, elle serait revenue le lendemain pour avoir un nouveau rapport, mais il aurait refusé.
A. Diop a également déclaré que la jeune femme lui avait proposé le mariage. Il affirme avoir décliné cette proposition, expliquant qu'il souhaitait se réconcilier avec son épouse. Toujours selon sa version, M. Sy l'aurait alors menacé de porter plainte pour viol s'il refusait de l'épouser.
Au cours des débats, il a été indiqué que la plaignante vit désormais à Linguère, où elle est mariée.
Le ministère public a néanmoins considéré que plusieurs éléments du dossier confortaient les accusations. Le procureur a notamment rappelé que deux témoins avaient déclaré avoir vu l'accusé frapper la jeune femme, estimant que ces témoignages confirmaient l'existence de liens entre eux. Il s'est également appuyé sur des conclusions médicales évoquant des troubles psychiques chez la plaignante.
Selon le parquet, une personne atteinte d'une déficience mentale, à l'instar d'un mineur, ne peut juridiquement consentir à une relation sexuelle. Le procureur a rejeté les arguments de la défense, estimant que seuls les professionnels de santé sont compétents pour apprécier l'état mental de la victime. Il a également reproché à l'accusé d'avoir tenté de discréditer la parole de la jeune femme en la présentant comme une personne aux mœurs légères.
Considérant que l'absence de consentement était caractérisée, le ministère public a demandé à la cour de déclarer A. Diop coupable et de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.
Assurée par Me Abdoulaye Tall, la défense a plaidé l'acquittement. L'avocat a soutenu que le dossier ne contenait pas de preuves suffisantes pour établir la culpabilité de son client. Selon lui, aucune expertise psychiatrique n'a démontré que la plaignante souffrait d'une déficience mentale au moment des faits, aucun document médical n'établit une incapacité à consentir et les témoins n'ont jamais assisté aux faits dénoncés.
L'avocat a également affirmé que son client avait tenté de faire comparaître la plaignante devant la cour, mais que celle-ci s'y était opposée. À ses yeux, les éléments du dossier ne permettent pas de caractériser l'infraction de viol et ne justifient pas une condamnation.
À l'issue des plaidoiries, la cour a mis l'affaire en délibéré. Le verdict sera rendu à une date ultérieure.
Un conducteur de moto-taxi « Jakarta » a vécu une nuit cauchemardesque après être tombé dans un piège tendu par de faux clients à Fandène, dans la région de Thiès. L’affaire, qui s’est déroulée dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026, a conduit à l’arrestation de trois individus présentés au parquet par le Commissariat du 1er Arrondissement de Thiès.
Selon les éléments de l’enquête, l’un des suspects avait contacté le conducteur quelques jours auparavant, précisément le 5 juillet, pour lui demander une course en direction de Fandène. L’homme avait alors évoqué un prétendu rendez-vous dans un hôtel de la localité afin de convaincre le conducteur de l’accompagner.
Mais derrière cette demande se cachait en réalité un plan criminel. Une fois arrivé dans une zone isolée, le conducteur aurait été pris au piège par un complice armé d’un coupe-coupe. Sous la menace, il aurait été contraint de remettre sa moto ainsi que sa sacoche contenant ses effets personnels.
Après l’agression, la victime a réussi à retrouver l’un de ses agresseurs et l’a conduit aux enquêteurs. Interrogé par les policiers, le premier mis en cause est rapidement passé aux aveux avant de révéler l’identité de son complice.
Ce dernier, qui aurait tenté de quitter la ville après les faits, a finalement été localisé puis interpellé par la Brigade de recherches grâce à l’exploitation d’un renseignement opérationnel. Au cours de son audition, il aurait reconnu son implication dans l’attaque.
Les investigations ont également permis de retrouver la moto volée. Le véhicule avait été récupéré par le frère du deuxième suspect, qui l’utilisait pour des activités de transport de personnes. Ce dernier a été arrêté pour recel.
Les vérifications effectuées par les enquêteurs ont révélé que les deux principaux auteurs présumés étaient déjà connus des services de sécurité. Ils auraient récemment purgé des peines de six et sept ans de prison avant de retomber dans la délinquance.
Les trois suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’arme blanche et recel. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice.
Actualité à Thiès
Délibération du Bac 2026 – Lycée Saint-Gabriel (Sénégal)
Nouvelle Ville de Thiès : des documents falsifiés sèment l'inquiétude
Actualités
Touba : un incendie endommage une partie de la mairie, l’état civil préservé
Bassirou Diomaye Faye prend la présidence tournante de la CEDEAO
Service Commercial: 772150237 - Email: seyelatyr@hotmail.com







