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Société sur Thies info
Une affaire de vol de bétail qui a tenu en haleine un village du département de Tivaouane s’est finalement conclue par une relaxe devant le tribunal des flagrants délits de Thiès. Le prévenu, un berger de 32 ans poursuivi pour le vol présumé de 17 moutons, a été déclaré non coupable au bénéfice du doute.
Une disparition nocturne qui mobilise tout un village
Les faits remontent à la nuit du 1er juin 2025, dans le village de Guetty Ngaraf. Vers 2 heures du matin, B. Faye, propriétaire d’un troupeau de moutons, constate la disparition de plusieurs de ses bêtes.
Inquiet et convaincu qu’il s’agit d’un vol, il alerte immédiatement les habitants du village. Une battue improvisée est alors organisée dans l’espoir de retrouver les animaux.
Selon la partie civile, les recherches vont rapidement révéler des indices troublants.
« Nous avons suivi les traces de pas laissées par les moutons. Elles nous ont conduits directement jusqu’au domicile de A. Sow », a expliqué B. Faye à la barre.
Une confrontation tendue
Toujours selon le plaignant, lorsque les habitants arrivent devant la maison du berger, celui-ci sort avec une machette pour leur interdire l’accès à son domicile.
Face à cette situation, B. Faye décide de saisir la gendarmerie.
Lorsque les forces de l’ordre se rendent sur les lieux, la situation prend une tournure inattendue.
D’après la partie civile, A. Sow aurait accepté de faire sortir les moutons. Au total, 15 bêtes auraient été retrouvées en sa possession, tandis que deux autres avaient déjà été abattues.
Le plaignant affirme également que le prévenu aurait proposé, devant les gendarmes, de lui verser 400 000 FCFA pour compenser la perte des deux moutons égorgés.
Le prévenu nie catégoriquement le vol
Face au tribunal, A. Sow, berger de profession et père de 15 enfants, a fermement contesté les accusations.
Il soutient que les moutons n’ont jamais été retrouvés dans sa maison.
Toutefois, il reconnaît avoir pris l’engagement, devant le commandant de brigade, de verser 400 000 FCFA à la partie civile.
Selon lui, ce geste n’était pas un aveu de culpabilité, mais plutôt une tentative d’éviter des problèmes avec la gendarmerie.
« Je voulais simplement éviter des ennuis. Je n’ai jamais volé ces moutons », a-t-il déclaré devant les juges.
Le parquet requiert deux ans de prison ferme
Pour l’avocat de la partie civile, Me Diallo, plusieurs éléments pointent vers la responsabilité du prévenu.
Selon lui, le fait que A. Sow se soit engagé à indemniser la victime constitue un indice sérieux de son implication.
Il a ainsi réclamé un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts pour son client.
Le procureur de la République a également estimé que l’attitude du prévenu soulevait de fortes présomptions.
« Lorsqu’on n’a rien à se reprocher, on ne s’engage pas à dédommager la victime », a-t-il soutenu.
Pour le parquet, cet engagement, ajouté au refus initial de laisser accéder à son domicile, constitue un faisceau d’indices suffisant.
Le ministère public a donc requis deux ans de prison ferme contre le berger.
Une défense qui évoque un dossier fragile
Assurant la défense du prévenu, Me Ayi a plaidé l’absence de preuves formelles.
L’avocat a soutenu que le seul élément matériel du dossier reste l’engagement pris par son client de verser 400 000 FCFA.
Pour lui, cet engagement ne peut être interprété comme un aveu de culpabilité.
« Mon client n’a jamais reconnu le vol. Il a simplement voulu éviter un conflit avec la gendarmerie », a-t-il déclaré.
L’avocat a également pointé du doigt des incohérences dans les déclarations et l’absence de preuve directe établissant que les moutons se trouvaient réellement dans la maison du prévenu.
Le tribunal accorde le bénéfice du doute
Après avoir entendu les différentes parties et examiné les éléments du dossier, le tribunal des flagrants délits de Thiès a finalement estimé que les preuves restaient insuffisantes pour condamner le prévenu.
Les juges ont donc prononcé la relaxe de A. Sow au bénéfice du doute, mettant ainsi un terme à cette affaire qui avait profondément divisé les habitants du village.
Cette décision rappelle le principe fondamental du droit pénal selon lequel le doute doit toujours profiter à l’accusé lorsque les preuves ne permettent pas d’établir clairement sa culpabilité.
Ce qui devait être un projet d’avenir s’est transformé en affaire judiciaire. Un jeune homme de 25 ans a été reconnu coupable de complicité d’escroquerie dans une affaire de voyage fictif vers la Corée du Sud.
Un rêve de départ qui vire au piège
L’affaire jugée devant le tribunal des flagrants délits de Thiès oppose A. Fall, domicilié à Mboro, à D. Guèye, qui affirme avoir été escroqué de 1 925 000 FCFA.
Tout commence lorsque D. Guèye souhaite aider son frère à partir travailler en Corée du Sud, un pays devenu ces dernières années une destination très convoitée par de nombreux jeunes Sénégalais en quête d’opportunités.
Selon la victime, l’idée lui aurait été suggérée par un ami, Idrissa Ndiaye, installé en Corée. Celui-ci l’aurait ensuite mis en contact avec un certain Bamba Diakhaté, également basé dans ce pays asiatique.
Ce dernier lui aurait promis de faciliter l’obtention d’un visa contre la somme de 4 500 000 FCFA.
Mais pour lancer la procédure, il lui aurait demandé de transférer l’argent à un intermédiaire au Sénégal : A. Fall.
Faisant confiance au réseau présenté, D. Guèye affirme avoir effectué plusieurs transferts via un service d’envoi d’argent, pour un total de 1 925 000 FCFA.
Le doute puis la découverte de l’arnaque
Avec le temps, la promesse de voyage tarde à se concrétiser. Les explications deviennent floues, les réponses se raréfient.
La victime dit alors avoir compris qu’elle était probablement victime d’une escroquerie. Ses tentatives pour joindre Bamba Diakhaté seraient restées sans réponse.
Estimant avoir été piégée, elle décide de porter plainte et réclame le remboursement intégral de la somme envoyée.
Le prévenu nie toute implication
Face aux juges, A. Fall a rejeté toute responsabilité.
Il soutient ne pas connaître le dénommé Bamba Diakhaté et affirme avoir seulement accepté de recevoir de l’argent à la demande de son frère, Mor Wade, sans se douter qu’il s’agissait d’une manœuvre frauduleuse.
Selon sa version, il n’aurait perçu qu’un seul transfert de 250 000 FCFA de la part de la victime.
La défense plaide la relaxe
Son avocat, Me Sène, a insisté sur le fait que son client n’aurait jamais participé activement à l’organisation du voyage.
Pour la défense :
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A. Fall n’aurait pas initié le projet
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il n’aurait pas sollicité l’argent
-
et il n’aurait pas incité la victime à effectuer les transferts.
L’avocat a donc demandé au tribunal de prononcer la relaxe au bénéfice du doute.
Le tribunal tranche
Après avoir examiné le dossier, le tribunal a toutefois estimé que le prévenu avait joué un rôle dans l’opération.
Les juges ont ainsi requalifié les faits d’escroquerie en complicité d’escroquerie.
A. Fall a été déclaré coupable et condamné à un mois de prison ferme.
Il devra également verser à la victime 1 925 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.
Une arnaque qui rappelle un phénomène grandissant
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les arnaques liées aux promesses de voyage ou de travail à l’étranger, un phénomène qui touche de plus en plus de familles sénégalaises.
Face au rêve d’un avenir meilleur à l’étranger, certains réseaux profitent de la confiance et de l’espoir des candidats au départ.
Le mardi 10 mars 2026 restera gravé dans la mémoire des habitants du quartier Carrière à Thiès. Ce jour-là, un incident qui semblait au départ banal a pris une tournure tragique, coûtant la vie à D. Mané, un retraité respecté de la Senelec et figure connue dans la communauté locale.
Selon les témoignages recueillis auprès des voisins et des commerçants du quartier, l’altercation a éclaté en fin d’après-midi, à proximité du bureau de la victime, qui poursuivait ses activités professionnelles après avoir fondé sa propre société spécialisée dans les travaux d’électricité. Le jeune conducteur, un jakartaman, circulait dans le quartier lorsqu’un différend a surgi entre les deux hommes. Les raisons exactes de la dispute restent floues, mais certains habitants rapportent que des propos malveillants et des gestes provocateurs ont rapidement envenimé la situation.
Au cours de la confrontation, le jeune conducteur aurait proféré des injures à l’encontre de D. Mané. Très affecté par ces paroles, le retraité a tenté de raisonner le jeune homme, mais le ton est monté. Sous le choc émotionnel, D. Mané a été victime d’un malaise. Les témoins racontent qu’il s’est effondré au sol, victime d’un arrêt cardiaque. Malgré les efforts immédiats pour le secourir, notamment par les passants et certains voisins qui ont tenté de lui prodiguer les premiers soins, le vieil homme n’a pu être ranimé et est décédé sur le lieu de l’altercation.
La nouvelle de son décès a rapidement circulé dans le quartier. Les habitants évoquent unanimement l’image d’un homme généreux et engagé, toujours prêt à aider son entourage. « C’était un retraité actif, connu pour sa compétence en électricité, et il ne faisait jamais de mal à personne », confie un voisin ému. Son bureau, situé dans le même quartier, était devenu un lieu de passage pour ceux qui cherchaient conseils ou assistance dans les travaux électriques.
Cet incident relance le débat sur les violences verbales et les altercations de rue au Sénégal, des comportements qui, bien que souvent minimisés, peuvent provoquer des conséquences irréversibles. Les psychologues et spécialistes de la santé publique alertent sur le danger des conflits non maîtrisés, surtout chez les personnes âgées ou fragiles, pour qui le stress soudain peut entraîner des problèmes cardiaques graves.
La famille de D. Mané, sous le choc, appelle à la prudence et au respect dans les interactions quotidiennes. « Il ne méritait pas une fin aussi brutale pour une simple dispute », déplore l’un de ses proches. Les forces de l’ordre locales ont ouvert une enquête afin de clarifier les circonstances exactes de la mort et déterminer si des poursuites judiciaires sont envisageables à l’encontre du jeune jakartaman impliqué.
Dans les rues de Thiès, la nouvelle a suscité une vague d’émotion et de discussions sur la montée des comportements agressifs et des conflits dans les quartiers urbains. Plusieurs associations de citoyens plaident pour des campagnes de sensibilisation afin de prévenir les violences verbales et leurs conséquences parfois tragiques.
Au-delà de la douleur et de la perte, cet événement rappelle à tous que la colère et les mots peuvent parfois coûter la vie, et qu’une simple altercation, si elle n’est pas maîtrisée, peut avoir des conséquences irréversibles. Les habitants de Carrière pleurent aujourd’hui un voisin et un professionnel respecté, dont la mémoire restera à jamais dans les cœurs de ceux qui l’ont connu.
Le village religieux de Samba Yidé, dans la commune de Ballou, est en deuil après la mort brutale de Siradji Diallo, 18 ans. Selon les premiers témoignages, le jeune homme aurait chuté depuis la terrasse familiale alors qu’il dormait, victime d’un épisode de somnambulisme au petit matin. La gendarmerie locale a ouvert une enquête et le corps a été transporté à la morgue du district sanitaire de Bakel.
Siradji Diallo, âgé de 18 ans, s’était installé sur la terrasse familiale pour profiter de la fraîcheur, alors que la région connaît une forte canicule. Selon les premiers témoignages recueillis auprès des habitants, le jeune homme, profondément endormi, aurait chuté accidentellement au cours d’un épisode de somnambulisme.
Le drame s’est produit aux environs de 5 heures du matin. Les voisins, alertés par le bruit de la chute, ont rapidement prévenu les forces de l’ordre. La gendarmerie locale s’est rendue sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage.
Le corps de la victime a été transporté à la morgue du district sanitaire de Bakel, tandis que la communauté locale tente de faire face à cette disparition brutale. Les habitants de Samba Yidé, profondément affectés, décrivent Siradji comme un jeune homme calme et apprécié de tous.
La gendarmerie poursuit son enquête afin de confirmer les circonstances exactes de cette tragédie. Les autorités locales appellent à la prudence, notamment dans les habitations disposant de terrasses ou de toits accessibles, pour éviter que de tels accidents ne se reproduisent.
Une découverte troublante a été faite dans une maison à Yoff-Aéroport. Le corps sans vie d’un nouveau-né a été retrouvé dans un tiroir d’armoire, déclenchant l’intervention des forces de sécurité et l’ouverture d’une enquête.
Une affaire bouleversante s’est produite dans le quartier de Yoff-Aéroport, à Dakar. Lundi soir, une habitante de la zone a fait une découverte inattendue dans sa propre maison.
En ouvrant un tiroir d’une armoire, la femme tombe sur le corps sans vie d’un nouveau-né. Sous le choc, elle alerte immédiatement son mari, G. Ndiaye. Ce dernier contacte sans tarder les éléments de la brigade de gendarmerie de la Foire.
Les agents se rendent rapidement sur les lieux pour effectuer les premières constatations et tenter de comprendre les circonstances de cette découverte.
Au cours de leurs investigations, les soupçons se tournent vers l’aide-cuisinière du domicile, une adolescente de 17 ans identifiée sous les initiales M. Mballo, employée dans la maison depuis environ deux mois.
Selon des informations relayées par le journal Libération, la jeune fille aurait reconnu avoir donné naissance seule avant de dissimuler le nouveau-né dans l’armoire. Elle aurait expliqué avoir agi sous l’effet de la peur, redoutant la réaction de ses parents après avoir déjà eu un enfant hors mariage.
À l’issue de son audition, l’adolescente a été présentée au parquet dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte pour cette affaire.
Un homme de 35 ans a été interpellé à Jaxaay après de lourdes accusations impliquant plusieurs enfants. Selon les premiers éléments de l’enquête, il attirait des mineurs dans sa chambre en leur promettant de jouer à la PlayStation. Cinq enfants ont déjà été identifiés et l’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur de l’affaire.
Une affaire particulièrement choquante secoue le quartier de Jaxaay Unité 15. Un homme âgé de 35 ans, pêcheur de profession et domicilié dans la zone, a été placé en garde à vue par le commissariat d’arrondissement de Jaxaay pour des faits graves impliquant plusieurs enfants.
Selon des informations concordantes, il est poursuivi pour détournement de mineurs et autres faits répréhensibles commis sur des enfants.
L’affaire a éclaté dans la soirée du mercredi 11 mars lorsque les policiers ont été alertés par le délégué de quartier, M. Mbaye. Ce dernier a informé les forces de l’ordre qu’un homme accusé par des habitants d’avoir commis des actes graves sur leurs enfants risquait d’être agressé par une foule en colère.
Les éléments de la Brigade de recherches du commissariat de Jaxaay se sont immédiatement rendus sur place afin d’éviter un drame. Le suspect a été interpellé et conduit au commissariat pour sa sécurité et pour les besoins de l’enquête.
Selon plusieurs témoins, des habitants s’étaient rassemblés devant la chambre du suspect après les confidences de certains enfants. À leur arrivée, plusieurs mineurs auraient été aperçus sortant de la pièce.
Les témoignages recueillis auprès de certains parents ont permis de comprendre le mode opératoire présumé.
Le père d’un garçon de 7 ans explique qu’il a été alerté par un autre enfant du voisinage qui affirmait que l’homme lui avait demandé d’enlever ses sous-vêtements. Face à son refus, l’enfant aurait été renvoyé de la chambre.
Le père s’est alors rendu immédiatement sur les lieux. Après avoir frappé à la porte, un enfant lui a ouvert. Il affirme avoir trouvé son fils assis sur les genoux du suspect.
Interrogé sur la situation, ce dernier aurait expliqué qu’il montrait simplement à l’enfant comment jouer à la PlayStation. Plusieurs autres enfants se trouvaient également dans la chambre.
Pour l’instant, cinq enfants âgés entre 7 et 10 ans ont été identifiés dans cette affaire.
D’après leurs déclarations, le suspect les invitait dans sa chambre sous prétexte de leur apprendre à jouer aux jeux vidéo. Il leur offrait ensuite de l’argent ou des bonbons pour qu’ils gardent le silence.
Dans le cadre de la procédure, les enquêteurs ont ordonné des examens médicaux pour les enfants concernés.
Les investigations se poursuivent également afin de vérifier s’il existe d’autres enfants impliqués dans cette affaire.
Le procureur près le tribunal de Pikine-Guédiawaye a été informé du dossier, qui provoque une vive émotion au sein de la population locale.
Un drame bouleversant s’est produit aux HLM Route de Dakar à Thiès. La jeune Marième Touré, âgée de 12 ans, a perdu la vie après avoir été poursuivie par une femme souffrant de troubles mentaux. Pris de panique, les enfants ont pris la fuite. Dans sa course, la fillette a chuté lourdement avant de succomber, plongeant sa famille et tout le quartier dans une profonde consternation. Cette tragédie relance le débat sur la prise en charge des personnes atteintes de troubles mentaux errant dans les rues.
Selon les témoignages recueillis sur place, Marième était sortie dans l’après-midi avec plusieurs camarades pour se promener aux abords du terrain de basket du quartier. Comme beaucoup d’enfants du secteur, elles profitaient de ce moment de détente après l’école.
C’est à ce moment qu’elles ont croisé une femme connue dans la zone pour souffrir de troubles mentaux et qui errait régulièrement dans les rues du quartier. D’après les premières informations, certaines jeunes filles auraient provoqué la femme avant de prendre la fuite.
La situation a alors rapidement dégénéré.
Irritée, la femme se serait lancée à la poursuite des enfants. Pris de panique, les jeunes filles se sont dispersées dans toutes les directions pour tenter d’échapper à la poursuivante.
Dans cette course effrénée, la petite Marième aurait trébuché et chuté lourdement au sol.
Selon des témoins présents au moment des faits, l’enfant, visiblement terrifiée, s’est mise à trembler violemment après sa chute. Malgré les tentatives de secours de ses camarades et des adultes alertés par les cris, la fillette a finalement rendu son dernier souffle.
La mère de Marième, profondément bouleversée, a raconté les derniers instants de sa fille avec une douleur immense. « Elle était sortie avec ses amies. Quand la dame les a poursuivies, elles ont toutes couru. Ma fille est tombée et elle tremblait jusqu’à son dernier souffle », a-t-elle confié, la voix brisée.
Dans le quartier, la nouvelle de la mort de la fillette s’est répandue comme une traînée de poudre, suscitant une vive émotion parmi les habitants.
Au-delà de la douleur, la famille de la victime appelle les autorités à prendre des mesures urgentes concernant les personnes souffrant de troubles mentaux qui errent dans les rues sans suivi médical.
Pour la mère de Marième, cette tragédie aurait pu être évitée si un système de prise en charge plus efficace existait.
Plusieurs riverains partagent également cette inquiétude, soulignant que des personnes en détresse psychologique circulent souvent librement dans les quartiers, parfois sans assistance ni encadrement.
Ce drame remet sur la table la question sensible de la prise en charge des malades mentaux au Sénégal. Entre manque de structures spécialisées, absence de suivi régulier et marginalisation sociale, de nombreuses familles se retrouvent dépassées face à la maladie.
La mort tragique de la petite Marième laisse aujourd’hui une famille anéantie et tout un quartier sous le choc.
En attendant les conclusions des autorités, les habitants espèrent que ce drame servira d’électrochoc pour renforcer les dispositifs de protection des populations et améliorer la prise en charge des personnes vulnérables dans l’espace public.
Les autorités sénégalaises poursuivent leur offensive contre l’exploitation illégale de l’or dans l’est du pays. À Saraya, plusieurs sites d’orpaillage clandestin ont été démantelés lors d’une opération menée par la Gendarmerie nationale du Sénégal.
Selon une note publiée ce mercredi, les éléments du Groupes d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARCI), notamment le détachement GARCI 2, ont conduit cette opération dans le cadre de leurs missions de sécurisation dans la zone aurifère. Basés en poste avancé au village de Saeinsoutou, les gendarmes sont intervenus le 7 mars 2026 après avoir reçu des renseignements faisant état d’activités d’orpaillage clandestin.
Les informations recueillies signalaient l’utilisation de dragues pour l’exploitation illégale de l’or sur la rive sénégalaise du Fleuve Falémé. Les opérations ont ciblé plusieurs localités, notamment Saeinsoutou, Bandikoto, Bountou et Bagué, situées dans le département de Saraya.
Au terme de l’intervention, 31 dragues ont été détruites par les forces de sécurité. Dans le détail, 27 dragues ont été neutralisées entre les villages de Saeinsoutou et Bandikoto, tandis que quatre autres ont été détruites à hauteur du village de Bountou.
Ces équipements étaient utilisés pour extraire illégalement de l’or dans le fleuve, une pratique souvent dénoncée pour ses conséquences sur l’environnement et la sécurité dans la région. L’orpaillage clandestin provoque en effet une dégradation importante des écosystèmes, tout en favorisant l’installation de réseaux informels dans les zones minières.
Au cours de cette mission, les gendarmes ont également mené des actions de sensibilisation auprès des populations locales. Une rencontre a notamment eu lieu avec le chef du village de Bountou, qui a salué l’intervention des forces de défense et de sécurité et leur engagement dans la préservation des ressources naturelles de la zone.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à freiner l’expansion de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, où les activités minières artisanales attirent de nombreux exploitants, parfois en dehors de tout cadre légal. Les forces de sécurité annoncent la poursuite des opérations de surveillance afin de dissuader toute reprise de ces activités illégales.
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