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Retour des migrants clandestins algériens : une loi controversée et des tensions persistantes avec la France


Rédigé le Mardi 13 Janvier 2026 à 18:40 | Lu 59 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Depuis 2009, la législation algérienne criminalise l’émigration clandestine. Tout ressortissant algérien intercepté en mer ou de retour au pays après une tentative de migration illégale s’expose à des poursuites judiciaires, pouvant aller jusqu’à six mois de prison et des amendes financières. Une disposition qui continue de susciter débats et critiques, tant sur le plan des droits humains que de la coopération migratoire internationale.


Sans citer explicitement de pays, Alger est régulièrement confrontée aux demandes de réadmission émanant de la France, qui accueille la plus importante communauté algérienne à l’étranger. Paris déplore depuis plusieurs années le refus quasi systématique des autorités algériennes de reprendre leurs ressortissants frappés d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Cette situation alimente des tensions diplomatiques récurrentes entre les deux pays, sur fond de coopération migratoire jugée insuffisante par les autorités françaises. Toutefois, des signaux d’apaisement semblent émerger. Des contacts diplomatiques ont récemment été renoués, et une visite du ministre français de l’Intérieur à Alger est évoquée dans les prochains mois.

Selon des sources proches du dossier, cette reprise du dialogue s’inscrirait dans deux contextes distincts. Le premier relèverait d’un processus de réconciliation politique et diplomatique, visant à dépasser les crispations passées. Le second concernerait la nécessité pragmatique de gérer conjointement la question migratoire, devenue un enjeu majeur pour les deux rives de la Méditerranée.



Lat Soukabé Fall

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