Tout commence par une interpellation pour une affaire de vol d’oignons. Mais au fil de l’enquête menée par les forces de sécurité, un élément troublant vient alourdir la situation du jeune homme : la découverte en sa possession d’un téléphone portable signalé comme volé.
Les investigations permettent rapidement d’identifier la propriétaire de l’appareil, une dame répondant au nom de L. Bâ, qui avait déclaré la disparition de son téléphone. Cette découverte va faire basculer le dossier, entraînant le placement sous mandat de dépôt du prévenu pour vol.
Face au juge, A. Bâ rejette catégoriquement les accusations. Il affirme avoir acheté le téléphone au marché de Diamniadio, auprès d’un vendeur inconnu, pour un montant de 48 000 FCFA. Une version qui n’a pas suffi à convaincre totalement le parquet.
Le procureur de la République, estimant que les éléments du dossier étaient suffisamment solides, a requis l’application de la loi. Toutefois, après examen des faits, le tribunal a opté pour une requalification de l’infraction.
En effet, les juges ont considéré que le jeune talibé n’était pas nécessairement l’auteur du vol, mais qu’il détenait un objet provenant d’un délit. Les faits ont ainsi été requalifiés en recel.
Reconnu coupable de ce chef, A. Bâ a finalement été condamné à une peine de trois mois de prison avec sursis. Une décision qui lui évite l’incarcération, mais qui reste un avertissement sévère.
