Les faits remontent à une nuit où le mari s’était absenté du domicile conjugal pour rejoindre sa ferme située non loin de Keur Moussa. Profitant de cette absence, l’ami d’enfance se serait introduit discrètement dans la maison. Mais la scène ne passe pas inaperçue : le petit frère du mari affirme l’avoir vu entrer dans la chambre conjugale, déclenchant ainsi l’alerte.
Prévenu en urgence, le mari rebrousse chemin et revient précipitamment chez lui. À son arrivée, il découvre la chambre verrouillée. Accompagné de membres de sa famille, il force l’entrée et affirme avoir surpris sa femme et son ami dans une situation compromettante, déclenchant cris, tension et attroupement de voisins.
Humilié, il décide de saisir la gendarmerie et porte plainte pour adultère, injures et complicité. Les deux mis en cause seront interpellés puis relâchés sous liberté provisoire, en attendant leur jugement.
À la barre, la femme rejette les accusations. Elle reconnaît les avances de l’ami, mais nie tout rapport. Sa défense repose sur une version inattendue : elle évoque des pratiques mystiques qui auraient influencé son comportement, dans un contexte de difficultés à concevoir un enfant.
De son côté, l’homme reconnaît sa présence dans la chambre, mais nie tout acte sexuel. Il évoque une situation confuse, allant jusqu’à parler d’« œuvre du diable », rejetant toute implication mystique volontaire.
Le mari, lui, reste ferme. Profondément marqué, il dénonce une double trahison : celle de son épouse et celle d’un ami de longue date, intégré dans la famille et impliqué jusque dans son mariage.
Témoin clé, le petit frère confirme avoir vu l’ami entrer dans la chambre et soutient la version du mari. Face à ces déclarations contradictoires, le procureur s’en est remis à l’appréciation du tribunal.
L’affaire a été mise en délibéré. Le verdict est attendu le 11 mai 2026, dans un dossier qui continue de susciter débats et interrogations au sein de l’opinion.
