Selon des producteurs rencontrés sur place, les symptômes observés rappellent fortement le mildiou, une infection fongique redoutée des maraîchers. Les plants touchés présentent un dessèchement brutal du feuillage, suivi d’un affaiblissement rapide de la plante. En quelques jours seulement, certaines parcelles sont totalement détruites.
Dans cette zone stratégique des Niayes, considérée comme le poumon horticole du Sénégal, la situation est alarmante. Des exploitations jusque-là florissantes sont aujourd’hui gravement compromises.
Modou Fall Ndiaye, horticulteur dans la localité, peine à cacher son désarroi.
« Les plants se dessèchent à vue d’œil. On peut tout perdre en très peu de temps », confie-t-il, la voix chargée d’inquiétude.
Les pertes financières pourraient être colossales si la propagation n’est pas rapidement maîtrisée. Certains producteurs envisagent déjà de solliciter leurs assurances agricoles pour amortir le choc.
Cette nouvelle attaque phytosanitaire ravive des souvenirs douloureux. Il y a plus de cinq ans, une crise similaire avait frappé la zone, poussant plusieurs exploitants à abandonner la culture de la pomme de terre au profit de l’oignon, jugé plus résistant face aux maladies.
Aujourd’hui, le contexte est encore plus préoccupant. La hausse des coûts des intrants agricoles, combinée aux aléas climatiques de plus en plus imprévisibles, fragilise davantage le secteur horticole local. Une campagne compromise pourrait plonger de nombreuses familles dans une situation économique difficile.
Face à l’ampleur de la menace, les producteurs lancent un appel pressant aux autorités administratives et aux services techniques compétents. Ils réclament :
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Un diagnostic phytosanitaire approfondi
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L’intervention rapide de spécialistes agricoles
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La mise à disposition de traitements adaptés
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Un accompagnement technique et financier
Pour ces agriculteurs, une réaction rapide est indispensable afin d’endiguer la propagation de la maladie et de préserver une activité qui constitue la principale source de revenus de nombreuses familles de Notto Gouye Diama et de toute la zone des Niayes.
Si aucune mesure urgente n’est prise, c’est toute la filière horticole locale qui pourrait vaciller dans les prochaines semaines.
