Les faits remontent à l'année 2023. Le jeune garçon avait été confié par ses parents à ce daara pour y suivre un enseignement coranique. D'après le dossier, l'enfant souhaitait poursuivre une autre orientation scolaire et aurait tenté à plusieurs reprises de quitter l'établissement.
Selon l'accusation, après plusieurs tentatives de départ, le maître coranique aurait décidé de lui infliger une sanction disciplinaire. Il l'aurait conduit dans une pièce du daara où il aurait été immobilisé avant de subir de violents châtiments. L'enfant a malheureusement perdu la vie à la suite de ces faits.
Au cours de l'enquête, l'accusé aurait reconnu certains éléments devant les enquêteurs et le juge d'instruction. Ces déclarations ont conduit à son renvoi devant la Chambre criminelle pour des violences ayant entraîné la mort d'un mineur de moins de 15 ans, sans intention de la donner.
À l'audience, Habiboulaye Diallo est revenu sur ses précédentes déclarations. Il a contesté les faits qui lui sont reprochés et affirmé qu'il dormait au moment où le drame s'est produit. Selon sa version, c'est un gardien qui l'aurait informé du décès du jeune pensionnaire.
Le parquet estime toutefois que les éléments réunis au cours de l'enquête permettent d'engager sa responsabilité. S'appuyant sur les constatations des enquêteurs et les premières déclarations de l'accusé, le procureur a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense, assurée par Me Ndiogou Ndiaye, a demandé une application clémente de la loi et sollicité la levée du bracelet électronique de son client. Cette demande a été rejetée par la juridiction.
À l'issue des débats, la Chambre criminelle a mis l'affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 11 août 2026.
