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Hôpital régional de Thiès:Revendications syndicales, la directrice sort ses preuves


Rédigé le Vendredi 17 Juillet 2026 à 21:07 | Lu 592 fois Rédigé par


Face aux difficultés techniques de l’établissement et aux revendications exprimées par les syndicats, la directrice de l’Hôpital régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, Mme Mariama Sow , affiche une volonté ferme de dialogue et d’action. Équipements médicaux, recrutement, régularisation des stagiaires, revalorisation des indemnités et amélioration de la communication : plusieurs chantiers ont été engagés pour assurer la bonne marche de l’hôpital.


À la tête de l’Hôpital régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, Mme Mariama Sow Cissokho entend faire face aux difficultés sans les dissimuler. Dans une récente déclaration, la directrice a reconnu les insuffisances qui affectent certains services, tout en détaillant les nombreuses démarches entreprises pour améliorer la prise en charge des patients et les conditions de travail du personnel.

Loin d’esquiver les critiques et les revendications syndicales, elle privilégie le dialogue, la concertation et la recherche de solutions durables.

« Le syndicat ne peut pas avancer sans la direction, et la direction ne peut pas avancer sans les syndicats. Nous sommes obligés de nous parler. »

Des démarches engagées pour renforcer l’imagerie médicale

Parmi les priorités de la direction figurent la radiologie, le scanner, l’échographie et la mammographie. Consciente des longues attentes imposées aux patients en raison de la vétusté de certains équipements, Mme Mariama Sow Sidiko affirme avoir accéléré les procédures pour doter l’établissement de matériels plus performants.

Une demande portant sur l’acquisition d’un nouveau scanner et sur des spécifications techniques adaptées aux besoins de l’hôpital a notamment été transmise aux autorités compétentes. La directrice a également salué les efforts des chefs de service qui continuent à assurer leur mission malgré des conditions parfois difficiles.

« Le scanner ne peut plus attendre. Nous allons faire tout ce qui est possible pour que le dossier avance. »

Concernant le mammographe, confronté à une difficulté technique après son installation, la direction a immédiatement saisi l’entreprise chargée de sa maintenance afin que la panne soit corrigée. Pour Mme Sow , il ne s’agit pas de cacher les problèmes, mais de les identifier et de les résoudre rapidement.

Une attention particulière accordée au personnel

Sur le plan social, la direction met également en avant plusieurs avancées. Les heures supplémentaires, autrefois payées à 15 000 francs CFA, auraient été revalorisées jusqu’à 63 000 francs CFA pour certaines catégories d’agents.

Mme Mariama Sow Sidiko indique aussi avoir œuvré pour élargir le bénéfice de certaines indemnités. Une indemnité jusque-là accordée à seulement quelques agents aurait ainsi été intégrée au budget pour plus de 120 travailleurs.

« Quand j’ai vu que seulement trois ou quatre personnes bénéficiaient de cette indemnité, j’ai demandé qu’elle soit accordée à tous ceux qui remplissaient les conditions. »

Des stagiaires régularisés après plusieurs années d’attente

La situation des stagiaires constitue l’un des dossiers sur lesquels la directrice affirme avoir obtenu des avancées importantes. Certains jeunes auraient passé jusqu’à quatre, voire huit années, dans l’établissement sans perspective claire.

Pour mettre fin à cette précarité, 58 stagiaires ont été régularisés, tandis qu’un plan de recrutement portant sur 78 agents a été élaboré. Une première vague de 39 personnes a été retenue dans le cadre d’un processus confié à une commission.

« On ne peut pas garder des stagiaires pendant huit ans et leur dire ensuite qu’on ne peut rien faire pour eux. Nous avons régularisé 58 personnes. »

La directrice précise toutefois que les recrutements doivent être menés avec prudence afin de préserver l’équilibre financier de l’hôpital et la continuité des soins.

Une gestion fondée sur la responsabilité et la transparence

Face aux revendications syndicales, Mme Mariama Sow assure ne pas être dans une logique d’affrontement. Elle affirme au contraire vouloir examiner chaque demande en fonction des possibilités budgétaires et des règles administratives.

Sa démarche repose sur un principe simple : améliorer les conditions du personnel sans compromettre le fonctionnement de l’établissement ni la qualité du service rendu aux populations.

« Le personnel est important, mais la population l’est également. Il faut que l’hôpital puisse continuer à fonctionner. »

Mieux faire connaître les compétences de l’hôpital

Mme Mariama Sow souhaite également renforcer la communication autour des services spécialisés disponibles à Thiès. Elle cite notamment les activités de procréation médicalement assistée, la fécondation in vitro et la toxicologie, encore peu connues du grand public.

Pour elle, l’hôpital ne doit pas être présenté uniquement à travers ses difficultés. Il dispose également de compétences, de spécialistes et d’innovations qui méritent d’être valorisés.

Une directrice ouverte au débat public

Soucieuse de transparence, la directrice propose l’organisation d’un plateau réunissant responsables de services, syndicats et journalistes afin de répondre directement aux préoccupations des populations.

« Je préfère que nous organisions un plateau. Les responsables viennent, je viens, les journalistes viennent, et nous répondons aux questions. »

Entre les urgences médicales, les contraintes budgétaires et les attentes sociales, Mme Mariama Sow apparaît déterminée à poursuivre les réformes engagées. Malgré les difficultés, elle affirme ne ménager aucun effort pour garantir la stabilité de l’établissement, améliorer les conditions de travail et offrir un meilleur service aux populations de Thiès et des régions environnantes.

Thiesinfo





1.Posté par Adama KA le 19/07/2026 15:59
L''Hôpital régional de Thiès, pourtant hôpital de référence de la région, traverse aujourd''hui une période particulièrement difficile. Il faut avoir le courage de le reconnaître.
Je reçois de plus en plus de témoignages faisant état de négligences, de retards dans les prises en charge et, plus globalement, d''une offre de soins qui se dégrade. Au final, ce sont les populations Thièsoises qui en paient le prix.
Ceux qui en ont les moyens se tournent vers les structures privées. Les autres, faute de ressources, multiplient les démarches dans l''espoir d''obtenir des soins de qualité. Malheureusement, beaucoup finissent par renoncer, résignés face à un système qui peine à répondre à leurs besoins.
Pas plus de deux semaines auparavant, ma tante, toujours hospitalisée pour une fracture fermée du fémur, attendait encore d''être opérée. Après la consultation préanesthésique, une échocardiographie avait été demandée. Mais l''appareil de l''hôpital était en panne. Nous avons donc été contraints de la transporter, malgré ses douleurs, dans une clinique privée pour réaliser cet examen. Même pour obtenir une ambulance, il a fallu effectuer plusieurs démarches administratives, notamment auprès du SSI.
Ce témoignage n''a pas pour objectif de jeter l''opprobre sur les professionnels de santé, qui travaillent souvent dans des conditions extrêmement difficiles avec des moyens limités. Il vise plutôt à attirer l''attention sur les nombreuses difficultés auxquelles l''hôpital est confronté.
Il est temps de regarder la réalité en face. L''Hôpital régional de Thiès souffre. Et lorsque l''hôpital souffre, ce sont avant tout les malades qui souffrent. Il est urgent que des solutions durables soient apportées afin de garantir à chaque citoyen un accès à des soins dignes, de qualité et dans des délais raisonnables.

2.Posté par SY le 20/07/2026 11:55
AUTANT LA CARENCE DU MATERIEL EXISTE AUTANT FAUT AUSSI FUSTIGER LE COMPORTEMENT DE CES PRATICIEN CAR SACHANT LE MANQUE DE MATERIEL OU DE MATERIEL INADEQUAT IL N''EST PAS NORMAL QUE L''HOPITAL S''ENGAGE SUR CERTAINES PRISES EN CHARGES.
EN CELA NOUS POUVONS AJOUTER L''INCONSCIENCE ET L''INSOUCIANCE DE CERTAINS MEDECINS.
CET HOPITAL EST DEVENU UN MOUROIR LES STATISTIQUES SONT ALARMANTES SUR LE NOMBRE DE DECES ENREGISTRE SURTOUT CHEZ LES ENFANTS

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